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Routes de Nouakchott : ce que les nouakchottois ne savent pas   
30/09/2014

Les grands travaux réalisés ces toutes dernières années ou en cours au niveau des routes de la capitale de notre pays (sa vitrine sur le monde) sont connus de tous : nouvelles routes dans des zones importantes, élargissement d’autres, construction de trottoirs, éclairage public, reboisement au niveau des grands axes etc.



Mais il y a des informations qui échappent certainement à nos concitoyens établis dans la plus grande ville du pays.
1. La plus grande avenue de Nouakchott (Gamal Abdel Nasser), qui va de l’aéroport international de Nouakchott jusqu’à l’Hôpital National avait manifestement besoin, lorsque les travaux y avaient été engagés il y a 3 ou 4 ans de ce qu’elle est devenue aujourd’hui : un axe routier qui fait notre fierté avec des trottoirs véritablement en dur, de beaux arbres qui poussent, l’agrandissement de la route (jadis, les saletés se retrouvaient au milieu) et l’éclairage public.
L’excellent traitement fait à cette route, d’autres routes de sa taille et de son importance à Nouakchott en ont bénéficié du coté de Tevragh-Zeina et du Ksar. Bravo ! En attendant – c’est pour bientôt- les routes menant vers Toujounine et Arafat à partir du carrefour Madrid
2. Les routes des quartiers nouvellement lotis vers Mellah et les autres relevant d’Arafat, Toujounine et Riyadh : c’était le désert par excellence avant la distribution massive de lots viabilisés avec, au passage, ces belles et nouvelles routes dont certaines sont très longues d’ailleurs et visibles de loin. Une fierté à l’honneur des pouvoirs publics et de l’initiateur de la politique de la fin des Kebbas et des Gazras : Mohamed Ould Abdel Aziz.
3. Les axes routiers ’’pauvres’’ où manifestement délaissés depuis longtemps ont bénéficié d’une attention particulière à la grande satisfaction des citoyens : la route allant de l’Hôpital National vers le marché du poisson et la plage (que beaucoup de nouakchottois connaissent), les axes routiers d’El mina, de Sebkha et de Teyarett ainsi que la route du Ksar allant de la caserne des Pompiers en passant par le carrefour Ould Mah puis le centre du plus vieux quartier de Nouakchott jusqu’à Teyarett, une autre moughataa jadis souvent oubliée avant les derniers travaux dont certains sont en cours. Désormais, la grande mosquée dite « Ould Mahoud » est désormais plus accessible de même que le marché central de la moughataa et tout l’axe menant vers le marché dit de « Seyidi » jusqu’à El Mechroure et Dar El Barka. Il y a aussi de petites routes, pourtant au centre ville, qui étaient dans un état de dégradation avancée avant qu’ils ne bénéficient de l’intérêt remarqué par tous : entre la BNM et Afarco, prés du marché dit du Charbon vers  la route dite El rizghe sans oublier la route de la Socogim Ps ou encore une route au Ksar, partant de la route d’Akjoujt près de Schenker pénétrant vers le Ksar etc.…
4. On sent une nette amélioration des travaux avec chaque fois les correctifs nécessaires introduits et les révisions opérées dans plus d’un chantier, quitte a les retarder quelque peu, la qualité étant recherchée et souhaitée par et pour tous. C’est là où réside l’intérêt du suivi instauré par le gouvernement sur de grands chantiers, qu’ils soient exécutés par des sociétés d’Etat, des filiales de sociétés d’économie mixte ou des opérateurs privés. Plus d’excuse sur ce plan quelque soient les conditions.
5. L’introduction de la pierre taillée la grande nouveauté : c’est beau, solide, propre et authentique. Il fallait peut être la découvrir bien avant, mais manifestement l’imagination en la matière manquait dans une large mesure à ceux qui étaient en charge de ces questions. Au-delà des emplois crées pour les citoyens au niveau des zones d’importations des pierres, il y a des travaux à Nouakchott qui nécessitent une grande main-d’œuvre, qu’il faut essayer d’ailleurs d’augmenter. En effet, les travaux futurs allant du carrefour Madrid vers Toujounine (des tonnes des pierres sont déjà sur place) demandent l’engagement de beaucoup d’hommes pour accélérer ce grand projet, et en envisager d’autres au profit des autres zones, notamment la route menant vers Arafat, Riyadh et sortie ville vers Rosso et celle allant vers Nouadhibou, après que celle de l’aéroport qui est aussi celle allant vers la sortie ville vers Akjoujt ait bénéficié de cette excellente couverture. A voir les hommes et femmes, qui font tranquillement leur sport sur cette route, par ailleurs propre, on ne peut qu’en être fier et aussi pour nos illustres hôtes qui découvrent notre pays en passant par cette route de l’aéroport désormais agrandie, rénovée et embellie depuis 3 ans.
6. L’avenue de la résistance : appelée couramment route Aziz était plus que nécessaire : désenclavement d’une grande zone, et donc viabilisation et sécurisation de cette partie de la ville, facilitation de la sortie et de l’entrée de Nouakchott du coté de la route de l’Espoir avec le contournement de celle-ci par les camions allant vers la ville ou sortant de celle-ci et voulant gagner du temps. Il n’y avait que des dunes, quasiment infranchissables sur cet axe de Dar Naim-Bouhdida-Toujounine jusqu’à vers Dubaï. Comment éviter le carrefour Madrid et la route de Toujounine à certaines heures de pointe était un souci, et non des moindres pour de nombreux conducteurs de véhicules quand il n’est pas utile de passer tout au long de la route de l’Espoir du carrefour Madrid à Toujounine, la route Aziz ayant permis l’accès à tous ces quartiers.
7. L’énergie solaire au rendez vous : c’est tout simplement génial de voir cet éclairage qui, une fois installé ne coûte plus grand-chose, comparé aux fameux poteaux dit de la SOMELEC avec leur lot de travaux d’entretien et de dépannage récurrent. Voila une autre grande innovation. Tout comme la pierre, en effet, qui ne manque pas chez nous et que l’on ignorait superbement pour les routes (le cap vert à coté en connaît l’utilité), le soleil aussi chez nous est tout sauf une denrée rare.
8. Le reboisement : on sait que la ceinture verte, la vraie, est l’œuvre du gouvernement mauritanien en place avec la volonté ferme du Président Mohamed Ould Abdel Aziz. Tout le monde connaît les grandes campagnes d’investissement humain organisées quasiment toutes les semaines par tout le monde y compris les fonctionnaires. Mais nos propres routes à Nouakchott où nous passons tous les jours et qui nous permettent de circuler et de respirer en étaient privées : les arbres plantés il y a trois ans (devenus très beaux) ont poussé et les citoyens ainsi que les étrangers résidant parmi nous les regardent avec admiration. On continue d’en implanter avec chaque nouvelle route réalisée. Un travail de qualité, il faut  le reconnaître, également avec les soins qu’il faut : grillage, arrosage, entretien etc. il faut y veiller ! Dans quelques années on saura que c’était extrêmement utile et bénéfique et c’est de toutes les façons déjà une œuvre historique.
9. Les travaux de nettoyage des grands axes routiers, (œuvre apparemment de la société d’Etat en charge des routes) doivent se poursuivre et toucher le maximum des routes. C’est dans la tradition des grandes et belles villes. Et nous le méritons. Les opérateurs en matière de collecte des ordures doivent apporter aussi, au besoin, leur contribution en la matière dans les zones relevant de leur champ d’intervention. Seuls en effet, les efforts conjugués des uns et des autres peuvent mener à quelque chose de durable et de concret sur ce plan d’autant que Nouakchott est une ville qui fait face au phénomène de l’ensablement.
10. Les axes routiers devant être réalisés au niveau du site de l’aéroport actuel de Nouakchott (une fois celui-ci cédé et remplacé par le nouvel grand aéroport international) sont attendus avec impatience par les citoyens. Ce sera une contribution majeure à l’atténuation du phénomène des embouteillages au niveau de la circulation routière, la majorité de la population de Nouakchott étant à Arafat, Dar Naim, Riyadh et Toujounine, zones auxquelles les futurs routes seront particulièrement bénéfiques.
11. Le projet d’autoroute allant jusqu’à Boutlimitt est largement commenté par les populations. La future grande route facilitera l’accès de Nouakchott aux voyageurs en provenance des plus grandes wilayas du pays et le transport rapide des personnes et des marchandises vers ces grandes régions de la république. Les villes de Ouad Naga et Boutlimitt- ce qui ne gâte rien- en profiteront aussi, et ça fera respirer Nouakchott avec des villes à coté bénéficiant de nouvelles opérations modernes de lotissement. En attendant que Chami et Tiguint- et pourquoi pas EL Asma- puissent être accessibles par des routes rapides. Il s’agit là de localités qui ne sont pas loin de Nouakchott et qui mènent plus loin vers des villes importantes comme Rosso, Aleg et Akjoujt.
12. Les nouakchottois semblent souhaiter une route agrandie tout au long du littoral de Nouakchott (vulgarisation de la pêche de type simple, tourisme, loisirs, natation, sécurité de la plage et même découverte de celle-ci par de nombreux habitants de la ville) ainsi qu’une deuxième route allant de Teyarett vers la nouvelle Université des Sciences, des Technologies et de Médecine (USTM). Une telle route permettra aux étudiants (garçons et filles) dont les parents résident à Teyarett, Dar Naïm, Toujounine et même le Ksar, carrefour et Arafat de pouvoir voir leur transport assuré et rapidement. Valable également pour les personnels et les visiteurs de cette grande Université dont la création fera date dans l’histoire de notre pays et qui se développera inévitablement agrandissant au passage la ville vers le Nord de la capitale. Elle aura d’ailleurs besoin dans ce cadre d’un encrage progressif avec la ville à travers notamment des lignes de transport public organisé qui bénéficieront par ailleurs au nouvel aéroport international et lieront d’avantage les moughataa citées plus haut avec Tevragh-Zeina (la route de soukouk étant débordée désormais). Le désenclavement de Nouakchott (future corniche) aura marqué une étape à travers cette route, qu’elle arrive au centre émetteur ou un tout autre point de la route menant vers Nouadhibou.

L’essentiel étant de relier Teyarett et les autres moughataa à la route de Nouadhibou et les grandes structures gouvernementales naissantes sur cet axe routier menant vers la capitale économique du pays.



Dahmane Ould Beyrouk


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