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Le 28 novembre fêté à Las Palmas   
08/12/2007

Dans le cadre des festivités commémorant le 47 eme anniversaire de l’indépendance, le consulat général de la République Islamique de Mauritanie aux îles Canaries a organisé avec la collaboration du club Rotary une cérémonie de la levée des couleurs nationales.Cette cérémonie marquée par un échange de discours ente le consul général d’une part et le président du club rotary ainsi que le représentant du maire de Las Palmas a été suivie d’une réception sur les lieux , à la place des Nations située au Parc Santa catalina



Ainsi le thé mauritanien a été servi dans l’une des plus attachantes places touristiques des belles îles Canaries.
De nombreuses personnalités représentant les autorités et les institutions espagnoles ainsi que les membres du corps consulaire et les amis de la Mauritanie sont venus saluer l’acte de célébration et partager avec les Mauritaniens de Las Palmas la joie de la fête nationale.
La communauté mauritanienne des îles Canaries a, quant à elle, tenu à exprimer son attachement à la célébration de cette mémorable journée par le biais d’une présence aussi massive que joviale à la levée des couleurs nationales et à la réception.

 

L’esclavage moderne toujours négligé chez nous !

La commémoration cette année, de la journée internationale de l’abolition de l’esclavage intervient chez nous ; dans un contexte particulier.
Notre pays après avoir aboli l’esclavage avec plusieurs textes juridiques, a adopté en 2007, une loi criminalisant l’esclavage et les pratiques esclavagistes.
Les militants abolitionnistes qui ont activement participé à la conception et à l’approbation de la nouvelle loi conçue par eux et pour eux, avaient estimé qu’il s’agissait d’une décision majeure. On s’attendait depuis lors, à ce que des dizaines de milliers de cas d’esclavagisme surgissent pour confirmer les dires de certains de nos abolitionnistes qui présentent et avec des termes parfois racistes, une composante de notre société comme esclavagiste. Quelques mois après la promulgation de la nouvelle loi, seuls trois ou quatre cas d’esclavage ont été portés devant la justice qui a écroué deux esclavagistes. A Nouakchott, la plus grande ville de Mauritanie abritant le tiers de la population du pays, aucun cas d’esclavage n’a été jusqu’ici porté devant les tribunaux.. C’est à l’intérieur du pays que des cas ont été signalés et portés devant les juridictions. Quelques fois un boucan énorme et stupide est orchestré sur des affaires qui n’ont aucun lien avec l’esclavage, sauf celui que certains veulent leur donner, le plus souvent, pour des considérations politiciennes ou racistes. Tout récemment un officier de l’armée a été accusé d’avoir menacé avec une arme «une esclave» à Rkiz, au moment où il était assis dans son bureau à Nouakchott. Certains différends souvent bénins sont de plus en plus transformés en affaires d’esclavage. Comme si l’inspiration manquait quelque part. Comme si on veut nous fixer sur la pratique passéiste de l’esclavage chez nous, pratiquement éradiquée suite à aux terribles sécheresses des années 70 et 80. Les nouvelles formes de l’esclavage moderne pourtant criantes restent grandement négligées, notamment le travail des enfants sur les charrettes, et la situation des «filles placées». Comprenne qui pourra !
La communauté internationale a célébré, le 2 décembre, la journée internationale pour l’abolition de l’esclavage alors que de nouvelles formes d’esclavagisme ne cessent de se développer à travers le monde.
La Journée internationale pour l’abolition de l’esclavage rappelle la date de l’adoption par l’Assemblée générale de la Convention pour la répression et l’abolition de la traite des êtres humains et de l’exploitation de la prostitution d’autrui (résolution 317 (IV) du 2 décembre 1949). Le travail forcé des mineurs, la prostitution, l’exploitation sexuelle des enfants et la réduction en servitude pour cause de dette ainsi que d’autres agressions et atteintes aux droits de l’Homme et aux libertés des citoyens sont des nouvelles formes de l’esclavage moderne, dont l’abolition requiert une intensification du combat contre le phénomène.
Il s’agit de pratiques qui privent de nombreux êtres humains de leurs libertés et leurs droits les plus élémentaires à la dignité, au travail libre, à la vie tout simplement. Ainsi et pour faire face à cet esclavage moderne, le Fonds de contributions volontaires des Nations unies pour la lutte contre les formes contemporaines d’esclavage apporte, par l’intermédiaire des mécanismes d’assistance, une aide humanitaire, juridique et financière aux personnes dont les droits de l’Homme ont été gravement violés. Des associations à caractère international et régional ont été créées pour lutter contre ce phénomène, notamment le réseau africain de lutte contre l’esclavage et le comité européen contre l’esclavage moderne. Au niveau institutionnel, l’Organisation Internationale de Travail (OIT), le Bureau International de Travail (BIT) et d’autres organismes relevant de l’ONU oeuvrent à la lutte contre ces différentes manifestations d’esclavage dans le monde à travers l’organisation de rencontres, de débats, d’expositions et de concerts qui visent l’information et la sensibilisation de l’opinion publique pour combattre ce fléau. La célébration de la journée internationale pour l’abolition de l’esclavage se veut ainsi une occasion de tirer des enseignements du passé pour relancer la lutte pour l’éradication de toutes ces formes modernes d’esclavage.L’ONU et ses organismes affiliés en collaboration avec la communauté internationale renforcent leurs instruments internationaux à travers l’adoption de nouvelles conventions à savoir notamment la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille, la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée et la Déclaration de la Conférence mondiale contre le racisme.

 

60 000UM en pièces dans un bidon

Sur la route de Rosso, un passager d’un véhicule de transport avait entre les mains un bidon de 5 litres assez particulier.
Le bidon en question contenait 60 000 UM en pièces de monnaie. Interrogé par les gendarmes, il avouera les avoir acheté à Nouakchott et à l’intérieur du pays pour son client basé à Saint Louis (Sénégal). Les pièces trouvées dans le bidon font partie de l’ancienne monnaie qui comporterait un alliage qui intéresse des fonderies de métaux.
Devant ce phénomène qui avait occasionné la disparition du marché monétaire mauritanien des anciennes pièces de monnaie, les autorités avaient en 2004 frappées des nouvelles pièces de monnaie n’intéressant pas les «sidérurgistes» . Mais à ce qui se voit, ces derniers continuent à acquérir les dernières pièces d’ancienne monnaie. Le trafiquant a été placé en détention pour être présenté au parquet.

 

Nouadhibou 5 morts dans un accident avec un navire espagnol,
Une collision entre un bateau de pêche espagnol et une pirogue de pêche mauritanienne qui a fait 5 morts jeudi 6 décembre au large de Nouadhibou a entraîné l’arrestation de l’équipage du navire espagnol. "Les cinq personnes ont été tuées sur le champ et le bateau (espagnol) a continué sa marée sans se soucier de leur sort", a indiqué une source sécuritaire.
Le navire espagnol a été arraisonné à Nouadhibou vendredi 7 décembre au moment du débarquement de sa prise, et l’équipage composé de 3 espagnols et de 7 mauritaniens a été arrêté. L’équipage était toujours en détention samedi à la Gendarmerie de Nouadhibou pour enquête. Le corps d’un des pêcheurs a été retrouvé et des recherches sont en cours pour localiser les autres. Une enquête est en cours pour déterminer le niveau de responsabilité du bateau espagnol et de son équipage, dont des mauritaniens qui ont informé les autorités de l’accident.

 

Les putschistes de 2003 et 2004 veulent reprendre du service

Dans une lettre ouverte adressée au président de la République les ex- commandants Mohamed Lemine Ould Waer et Mohamed Ould Abdi ainsi que le capitaine Ahmed Ould Ahmed Abd , officiers impliqués dans les tentatives de putsch avortées de 2003 et 2004 et agissant au nom d’un comité de suivi ont attiré l’attention sur «les irrégularités et entorses aux lois et règlements» dont ils déclarent être victimes depuis leur sortie de prison suite au décret d’amnistie No 118/2005 PCMJD du 02/09/2005. Les putschistes ont indiqué qu’ils avaient été jugés et condamnés à des peines d’emprisonnement qui étaient objet de recours en appel devant la cours suprême au moment de l’amnistie consécutive à l’avènement du CMJD au pouvoir lequel a « concrétisé ce dont ils avaient été accusés». Les Officiers ont souligné «l’évidente incompatibilité» entre l’ordonnance N° 04/CMJD du 02/09/2005 portant amnistie et les décrets N° O2, 03, 04, 05, 06 et 07/CMJD du 05/01/2006 les rétrogradant à la 2° classe et les renvoyant de l’armée, indiquant que l’ordonnance d’amnistie a annulée tous les effets liés aux faits qui leur étaient reprochés et que les décrets cités se réfèrent, quant à eux, aux verdicts du tribunal de Wad Naga du 05/02/2005 annulés par l’ordonnance d’amnistie.
Les ex-officiers déclarent donc dans cette logique avoir été surpris, en janvier 2006, par une cascade de décrets présidentiels les rétrogradant à la 2ème classe et les renvoyant dans la rue sans autres formes de procès. Si l’on s’en tient à cette logique les ex-officiers s’attendent donc à être réintégrés dans leur fonction. Ce qui n’est pas d’ailleurs exclu par les temps qui courent.

 

Installation de la commission pour la transparence financière
Le président Sidi Ould Cheikh Abdellahi a officiellement installé vendredi 7 décembre une commission chargée de veiller à la transparence financière dans la vie publique , première du genre en Mauritanie. Cette commission pour est composée de neuf membres, elle est dirigée par le président de la cour suprême. Parmi les huit autres membres, figurent les présidents de la cour des comptes, et du haut conseil islamique. Tous ont prêté serment devant le Chef de l’Etat. Cette installation officielle marque l’application de la loi sur la transparence financière, dans la vie puvblique adoptée le 22 août 2007 par le Parlement. Le texte oblige les ministres et principaux responsables de gestion de deniers publics à déclarer leur patrimoine, fait inédit dans le pays. %ais cette disposition n’a pas été malheureusement étendue à d’autres hauts responsables tels les présidents du Parlement et du Sénat. Les autorités mauritaniennes, qui font une vaste campagne contre la corruption, jugée très développée dans le pays, ont organisé dimanche 9 décembre une journée nationale contre la corruption que la nouvelle commission de transparence devra conduire.


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