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Ne touchez pas l’épicerie du Colonel !!!   
31/08/2014

 Il vivait dans la ville de Nouakchott, au milieu des années 90 du siècle dernier, un homme connu par un grand nombre des habitants de la capitale, qui a dédié sa personne à organiser la circulation automobile et à donner des conseils – dissimilant des ordres- signifiés...



...aux propriétaires des épiceries, des magasins, aux employés des bureaux et aux vendeurs ambulants.
L’homme avait un programme routinier extrêmement ferme : il se réveille à six heures du matin, se dirige vers des plus grands carrefours, commence à exercer immédiatement son travail avec une ponctualité et un labeur qui suscitent l’envie.
Quand il commence à se fatiguer, que les rayons du soleil deviennent brulants, les piétons pris de pitié à son endroit, l’appellent à se reposer un moment jusqu’à reprendre ses forces.
Mais, l’homme tenace refusait catégoriquement de gouter à tout confort, attirant l’attention sur les employés qui pullulent dans les rues disant : ceux-là sont tous des canailles et des voleurs, attendent uniquement que je le accorde un répit, pour voler tout mon argent, me confisquer toutes mes sociétés et partager enfin ma fortune !
Oui ... ce pauvre homme pensait que la capitale Nouakchott, en chair et en os, était sa propriété, que ses habitants depuis le policier chargé d’assurer la fluidité de la circulation jusqu’au plus haut fonctionnaire de l’Etat, sont ses propres travailleurs, mais sont des employés traîtres et vils, s’impatientant de voir l’occasion appropriée venir pour le piéger, et qu’en conséquence, il doit rester très vigilant et très ferme, de cerner le secret de tout-va-et-vient, sinon la catastrophe serait inévitable !
Des choses semblables se sont produites avec l’ancien Président et j’affirme ici que l’homme a achevé ses derniers sentiments en marquant l’ancien Chef d’Etat Ely Ould Mohamed Vall, " ignorant ainsi trois Chefs d’Etats, qui lui ont succédés, sauf qu’on ne sait pas s’il s’agit ici d’une erreur naturelle ou volontaire, puisque l’ancien Président n’a pas fait abstraction de ses seuls successeurs, mais a ignoré le vécu politique dans toute portée.
En effet, qualifier le Président Mohamed Ould Abdel Aziz par l’expression de « militaire coquin" s’est se prêté exagérément à l’hypocrisie et l’invective d’un homme élu à deux reprises par les mauritaniens.
Sinon, Ely Ould Mohamed Vall, continue de raisonner suivant la même logique, en sa qualité de Directeur de la sureté d’Ould Taya, avec ce que cela comporte, comme responsabilité morale conséquente et peut-être même criminelle.
Ce qui intrigue le plus dans tout cela, c’est que M. Ely Ould Mohamed Vall, qui décrit le Président élu « militaire gredin », qui accuse le Président Mohamed Ould Abdel Aziz d’accaparer le pouvoir et l’autorité et de mauvaise gestions est en soi, l’architecte de la politique dévoyée d’antan caractérisée par la fugue de la punition, la protection des pilleurs des richesses des pauvres pendant de logues décennies, avant de sauver Ould Taya et sa clique de châtiments qui pouvaient servir de leçons pour qui sait distinguer.
Mais, après tout, le Colonel parle, avec le ton d’un homme soucieux des institutions de l’Etat et de gardien de leur survie et de l’efficience de leurs rôles.
L’ironie est qu’au moment où le Président Mohamed Ould Abdel Aziz envoie en prison certains de ses anciens ministres et hauts responsables de ses gouvernements, pour des délits de corruption, d’imposer la plupart d’entre eux et aux autres de restituer l’argent pillé au trésor public- des faits irréfutables en raison des preuves attestant leur authenticité-, le Colonel jure que le Président instrumentalise la justice pour régler ses comptes personnels.?!
Les choses ne s’arrêtent pas là uniquement, puisque le dernier discours de Ould Mohamed Vall, aborde un sujet extrêmement dangereux et important, quand il a dit que le Président Ould Abdel Aziz ne trouve pas de voies pour traiter ses adversaires politiques à part les envoyer en prison.
La réalité est que la Mauritanie actuelle est dépourvue de tout détenu politique ou d’opinion, au témoignage de la communauté internationale et des organisations de défense des droits de l’homme.
Plus, l’histoire se souviendra que la Mauritanie a connu au temps de l’actuel Président, une ère marquée par l’octroi de la plus grande marge des libertés politiques, médiatiques et syndicales de la vie du pays.
Pour ce qui est de la main tyrannique du système sécuritaire qui a étouffé le peuple et humilié ses hommes politiques, mués en morceaux et dispersé en ensembles tribaux et claniques qui s’entretuent, elle sent aujourd’hui le danger peser sur la Mauritanie et sur son unité nationale.
Il est étrange que le discours tendu, commencé par l’incident d’enlèvement et achevé par le propriétaire d’une épicerie, ne présente aucune vision claire de la situation que le Colonel Ely Ould Mohamed Vall, prétend la Mauritanie vivre, n’abordant pas les raisons et les motivations qui ont conduit le pays à cet état de lieu.
Même en parlant de son rival politique, le Colonel Ely Ould Mohamed Vall, tenait des propos vagues, conversant à l’aveuglette, sans lien clair et logique, s’efforçant à exprimer quelque chose, qu’il finit pas taire, tournant en rond avant de revenir au point zéro.
Il se peut que le Colonel et l’ ancien président ait voulu dire que cette épicerie est sa propre propriété , qu’il a recruté tous les mauritaniens, du policier organisant la circulation routière au plus haut fonctionnaire de la pyramide Etat, pour être ses employés, et qu’étant traitres et avilis, ainsi qu’égarés, il doit nous rappeler toutes les deux ou trois semaines, dans un article, une interview ou un discours, que nous sommes tout simplement ses travailleurs.
De nous signifier à travers ses sorties que nous devons rester dans nos limites, d’en prendre conscience, qu’il ne nous tolérera de nuire à la l’épicerie ou ce qui en reste au fait.
Qu’il est là, à nous surveiller, qu’il sert sa ceinture à sa taille, avec à la main, ses menaces têtues…Une scène très effrayante, n’est-ce pas ? C’est comme çà qu’image le Colonel…Oui chômage politique fait cela..
Sidaty Ould Khattry
Source: http://maurisahel.com/article2832.html


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