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Atelier sur la bonne gouvernance interne des OSC : La société civile doit se professionnaliser, estime un expert   
13/11/2007

Un atelier de formation sur la gouvernance interne des organisations de la société civile (OSC) a été organisé par le Comité de Suivi des Assises de la société civile mauritanienne (CS/ASCM) du 30 octobre au 01 novembre 2007 à l’hôtel Atlantic Ezza.
Ce comité est né des assises tenues du 20 au 23 mars 2006 au Palais des Congrès avec la participation de 16 organisations de la société civile et Oxfam-GB et ce, suite au changement intervenu le 03 Août 2005. Les nouvelles autorités avaient recommandé aux organisations de la société civile de s’organiser pour participer à leur façon à l’émergence d’une démocratie véritable en Mauritanie.



C’est ainsi qu’après ces dites assises, un plan d’action a été mis sur pied avec l’appui d’Oxfam-GB et Intermond, une organisation espagnole qui s’active dans le cadre de la société civile. Ce plan d’action s’étale sur deux ans. Deux activités principales ont été organisées. L’une a concerné la tenue de deux ateliers de planification et d’orientation stratégique pour le comité de suivi des assises, nous confie M. Bâ Ibrahima, membre du comité, représentant le Cyber-forum de la société civile. L’autre activité a consacré son action à la collecte de données par rapport aux textes juridiques pour mettre en œuvre une base de données au profit des OSC.
L’atelier rentre dans le cadre du renforcement des capacités des organisations membres.
A l’ouverture, une conférence a été animée par M. Djibril Djigo, consultant, qui a mis l’accent sur les aspects fondamentaux de la gouvernance interne des organisations civiles. Ensuite, il s’en est suivi un débat pour permettre aux participants de débattre et mettre l’accent sur les principes fondamentaux de la transparence, l’un des facteurs importants de la bonne gouvernance. Sur ce, ils se sont appesantis sur la circulation de l’information, la mise en place d’un système d’audit, l’échange d’expérience entre partenaires et la définition des rôles des éléments qui prennent part à l’organisation entre autres.
Madame Sy Lalla Aïcha, modératrice du jour, a exprimé son optimisme quant à l’avenir du comité. Sur ce, elle a appelé à la volonté et le courage des uns et des autres pour y parvenir. Plusieurs volets de la gouvernance interne ont été parcourus par les organisateurs, notamment la redevabilité, la transparence, la non-discrimination, la participation et l’efficacité qui ont été les maîtres mots du jour. A cet effet, les participants ont mis l’accent sur la bonne connaissance de l’environnement, la définition des objectifs clairs au départ et l’implication des membres à tout le processus de gestion. Pour certains, il faut en un mot, la spécialisation des organisations pour atteindre au mieux les objectifs visés.
Pour clore les débats de la première journée, certains participants ont posé des questions pertinentes en rapport avec la redevabilité et la transparence et le consultant n’a pas manqué d’apporter des réponses satisfaisantes à ces derniers.
La deuxième journée a été consacrée au thème de la gouvernance financière. Les participants se sont penchés sur les principaux axes et les règles qui régissent la gouvernance financière. Il s’agissait de parler des questions financières aux problèmes d’audit, en passant par l’acquisition par des règles peu orthodoxes des biens et équipements de l’organisation. Tout a été passé au peigne fin. Ainsi, pour éviter ces risques dans la gestion financière, le consultant a recommandé de faire preuve de rigueur. Ce qui fait dire à M. Sall Amadou, coordinateur du comité, que l’audit est un facteur important dans la bonne gouvernance, car il permet de donner de la valeur au travail qui a été fait au niveau des finances. Selon M. Djigo, consultant en développement, spécialisé dans la micro-finance et la micro-entreprise « la société civile est très ouverte à la société mauritanienne de manière générale ». Ce qui lui fait formuler la recommandation selon laquelle « la société civile doit revisiter sa stratégie » parce que « le contexte politique actuel exige un nouveau repositionnement » et cette dernière doit jouer un grand rôle. Elle doit aussi se professionnaliser.
Compte rendu Ibou Badiane


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