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Braquage du Port de l’Amitié : Une source sécuritaire n’exclut pas la piste du GSPC   
23/10/2007

Aucune trace n’a été trouvée jusqu’à présent des quatre hommes qui ont braqué deux agents du Trésor public convoyant les fonds entre le Port de l’Amitié et le Trésor public mauritanien Dans l’après-midi du mardi 23 octobre (à 15H 02 mn GMT), à un kilomètre de la base marine de Nouakchott, quatre hommes de teints clairs montant à bord d’une land cruiser Pick up de couleur beige non immatriculée, ont devancé et barré la route à un véhicule Toyota léger qu’ils suivaient, et qui convoyait des fonds, destinés au Trésor public.



Trois des assaillants dont l’un armé d’une arme automatique de type «Seminov» sont descendus de la Pick up. Après un tir de sommation qui a dû terroriser les occupants de la petite voiture, ils leur ont extorqué des fonds d’un montant de 56.000. 000 d’UM avant de leur prendre les clés de leur voiture et de filer en trombe en direction du centre ville de Nouakchott.
C’est la première opération du genre en Mauritanie de part sa nature : elle s’est déroulée en plein jour, elle a engagé un groupe d’hommes et s’est concrétisée par un butin colossal.  Interrogé sur l’éventualité d’un détournement de fonds déguisé en cambriolage, une source proche des milieux de l’enquête a carrément exclu cette hypothèse, même si la caissière et le convoyeur qui l’accompagnait au moment du braquage sont toujours (jusqu’à la soirée mercredi) entendus par les enquêteurs de la Gendarmerie Nationale . Selon une source sécuritaire ce braquage porte «avec évidence» la signature d’Al Qaida au Maghreb Islamique. «La mission d’attaquer un fourgon de transport de fonds a été confiée par le GSPC en janvier 2006 à un commando de mauritaniens membres de cette organisation qui ont été arrêtés avant de passer à l’acte, rien n’exclut que la même mission a été de nouveau confiée à d’autres éléments» a déclaré sous le couvert de l’anonymat, une source sécuritaire. .
Selon l’enquête des services de sécurité transmise au parquet en juin 2007, l’ «Emir» Moktar BelMoctar alias Belaewar avait programmé avec des mauritaniens membres de son organisation de mener début 2006 en Mauritanie une opération en trois phases : la liquidation des policiers impliqués dans les tortures infligées aux islamistes durant leur détention, l’attaque d’un convoi de fonds pour financer le Jihad dans le monde et le rapt d’occidentaux «de préférence» scandinaves ; dont les pays seraient enclins à verser des rançons.
En septembre 2006, le GSPC a prêté allégeance à Al Qaida, devenant la Branche d’Al-Qaïda au Maghreb Islamique (BAQMI), qui vise à unifier sous son autorité les mouvements islamistes d’Afrique du Nord et du Sahel.


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