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Commandement Régional Militaire Unique pour l’Afrique (Africom): Le Général William Ward en est le premier commandant, qui est-il ?    
10/10/2007

A la suite des attentats du 11 septembre 2001, un premier partenariat a été créé en 2002 sous le nom : Initiative Pan-sahélienne pour renforcer les capacités de lutte anti-terroriste entre les Etats-Unis des pays du Sahel : (Mali, Mauritanie, Niger et Tchad). 
En 2005, ce partenariat a été élargi aux pays du Maghreb, l’Initiative Pan-sahélienne deviendra : la TSCPT, un programme renouvelable de 5 ans et regroupant outre les USA, l’Algérie, le Mali, le Maroc, la Mauritanie, le Niger, le Nigeria, le Sénégal, le Tchad et la Tunisie. 



Pour les «Gringos», ce partenariat vise à renforcer les liens militaires entre les pays de la région, et les USA, en vue de lutter contre les menaces terroristes notamment celles de la branche d’Al Qaida au Maghreb Islamique. Cette coopération militaire et sécuritaire va connaître un nouveau développement, quand le président George W. Bush annonçait le 6 février 2007 la création d’un Commandement Régional Militaire Unique pour l’Afrique (Africom). Le lieu où sera installé le quartier général (QG) de l’Africom sur le continent africain n’a pas encore été officiellement annoncé malgré une levée de boucliers dans la sous région et notamment de l’opposition démocratique mauritanienne. La Libye d’abord, et l’Algérie ensuite, ont rejeté toute présence militaire américaine sur leur sol, "Je ne crois pas que l’Algérie ait été sollicitée (pour l’ouverture d’une base étrangère sur son sol) et je crois que si elle l’était, elle ne répondrait pas autre chose que ce qu’elle a déjà dit: la souveraineté de l’Algérie n’est pas négociable et il n’est pas question d’ouvrir une base militaire étrangère en Algérie", a déclaré le 5 octobre 2007 le chef de la diplomatie algérienne Mourad Medelci. Une telle attitude sera-t-elle pour autant adoptée d’autres pays africains partenaires des américains ? Rien ne permet de l’avancer. Au contraire, il semble que les gouvernements du Mali, du Niger et du Tchad font des pieds et des mains pour abriter ce QG.
Tout porte à croire qu’à défaut d’une base militaire proprement dite -avec son commandant Pro-consul de la région, à l’instar d’un Faidherbe ou d’un Coppolani à l’époque coloniale française, si ce n’est celle d’un général Meyers ou d’un Abizaid en Irak-, que le futur QG africain sera installé dans le Sahel, à l’intérieur du No Man’s land dans lequel opèrent déjà les «greens bérets» américains (commandos d’élites) contre l’ex- GSPC devenu branche d’Al Qaida au Maghreb islamique. Il s’agit de la zone qui va du Nord Est de la Mauritanie (y compris Lemgheiti), jusqu’au Nord du Tchad en passant par le nord du Mali et du Niger. Une vaste région à laquelle les militaires américains se sont familiarisés ces dernières années et dans laquelle ils ont mené des opérations militaires contre les camps d’entraînement du GSPC comme l’a attesté le chargé d’affaires américain à Nouakchott dans une allocution prononcée le 11 septembre 2007.
Afin de mieux coordonner leur présence militaire sur le continent les USA ont mis en place le 2 octobre 2007 à Stuttgart (sud-ouest de l’Allemagne) un Commandement Régional Militaire Unique pour l’Afrique (Africom).
L’Africom sera responsable vis-à-vis du Pentagone pour les relations militaires des Etats-Unis avec 53 pays africains
Elle deviendra un commandement pleinement opérationnel en octobre 2008. La première année, elle opérera à Stuttgart dans le cadre de l’EUCOM (Commandement Régional Américain pour l’Europe).
A l’instar de l’initiative Pan-sahelienne et de la TSCPT , l’Africom apportera une assistance aux pays africains en matière de sécurité et les aidera dit-on, à avoir des armées plus professionnelles.
En attendant que l’Africom devienne vraiment opérationnelle, les militaires américains chargés de la phase préparatoire auront un an pour mettre en place le dispositif final, qui consistera, outre le futur QG africain aux effectifs peu nombreux, en cinq cellules réparties à travers le continent africain, dans des pays qui restent à déterminer, a expliqué mi-septembre le sous-secrétaire adjoint du Pentagone aux affaires politiques, Ryan Henry. "Aucune nouvelle base ne sera créée et aucune force nouvelle ne sera déployée en rapport avec Africom", avait ajouté M. Henry, affirmant que «cela ne représentait aucun changement de la politique américaine en Afrique». L’Africom est supposée permettre aux Etats-Unis d’être plus efficaces qu’avec l’actuel dispositif, qui partageait l’Afrique en trois commandements régionaux.
Cette réorganisation survient alors que les Etats-Unis ont intensifié leurs activités militaires - entre autres dans la corne de l’Afrique - pour empêcher les groupes islamistes de la mouvance d’Al-Qaïda de trouver des bases de repli. Le mois dernier, le sénat américain avait confirmé le Général William Ward comme le premier commandant de l’Africom.
William Ward était officier dans l’infanterie pendant l’intervention américaine en Somalie en 1993 et a par la suite commandé la force de stabilisation de l’Otan en Bosnie. Il a également été coordinateur pour la sécurité entre Israël et l’Autorité palestinienne de mars à décembre 2005. Le général a assuré que l’Africom collaborerait étroitement avec l’Union Africaine (UA), avec les institutions régionales africaines et chacun des Etats.
L’UA est dotée d’un conseil de paix et de sécurité (CPS) pour la prévention des conflits et le déploiement éventuel de forces d’interposition entre belligérants mais ses moyens sont très faibles.En juin M. Henry avait assuré que le but de l’Africom n’était pas de prendre la tête des opérations de sécurité en Afrique mais d’apporter un soutien aux pays africains dans ce domaine.
MAOB


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