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T’as vu «la chaire d’Edgar Morin», Leila ?   
28/03/2014

 Tu auras comme impression qu’il s’adresse à nous deux. Tu n’auras pas tort : quoi, en effet, de plus complexe que l’amour, de plus unique et plus divers, de plus paradoxal et plus cohérent, de plus systémique et plus aléatoire…
L’amour est un fait social, à la fois, complexe et simple. Ce n’est pas la somme arithmétique des...



...sentiments des deux amants ; c’est bien plus que ça, c’est une institution intégrationniste où l’individu n’a plus sa place, pris isolément. Car il y perd de son individualisme. L’amour, vu sous cet angle, est à la fois addition et soustraction.
Ca, toi, tu l’as chanté sans cesse, simplement, dans ta poésie, silencieuse, ou prononcée, à travers des mots ou à travers tes gestes. Moi, je te le répète toujours dans nos conversations, dans nos colères, ou dans nos loisirs…à ma manière, parfois douce, souvent maladroite, mais toujours expressive.
Edgar Morin, lui, le conceptualise ; et nous le livre ici dans un éclairage théorique fondamentalement édifiant. Il nous fournit des outils d’analyse susceptibles de nous aider à conduire cette folie qui nous habite, qui nous construit…que nous vivons entre nous, avec nos enfants, avec nos voisins, avec nos collègues…et que nous partageons aussi avec les autres, avec le monde.
Cette folie, cet amas de perceptions, d’hallucinations, de malentendus, de rationalisations, de doutes, de certitudes, de vérités, de mensonges… le philosophe en fait la toile de fond de sa belle démonstration, en expliquant son ’invention’ : la pensée complexe.
C’est vrai que sa théorie est globale. Ne se limitant pas à UN aspect précis - loin s’en faut ! Elle couvre les champs de la pensée, de la connaissance, de la vie... dans leur intégralité. Chacun y trouve des réponses à ses centres d’intérêts, immédiats ou lointains, profonds ou ’’terre -à -terre’’...
Moi, je suis en train d’y puiser des fils conducteurs, des ressorts, pour mieux comprendre le fonctionnement de notre belle aventure , Leila, pour pouvoir prendre les bonnes décisions, pour minimiser les risques et maximiser les chances, pour nous propulser, toujours en avant, dans la vie.
Et là, je me rends compte que la voie à suivre est certainement celle qu’énonce, poétiquement, Edgar Morin dans sa conclusion, en reprenant Antonio Machado:
 ’’…il n’y a pas de chemin, on trace son chemin en marchant ’’.

Toi, Leila, tu ne cesses jamais des me répéter la même chose, peut-être, en la formulant autrement : en refusant par exemple les projections dans l’avenir incertain.
Je te réponds : Tu as raison, traçons notre chemin en marchant.
 Que c’est riche, la vie… et belle… quand on a les ressources intellectuelles pour la comprendre,  l’apprécier, à sa juste valeur, et la partager !!
El Boukhary MOHAMED MOUEMEL

Lire: http://plus.franceculture.fr/inauguration-de-la-chaire-edgar-morin-de-la-complexite-de-l-essec


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