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Bonne nouvelle : Pas de grippe aviaire chez nous…pour le moment   
16/02/2006

Après la psychose occasionnée par la forte médiatisation d’une maladie de volaille qui s’est manifestée en début de semaine à Tufundé Civé, au Gorgol, les autorités ont vite réagi.
C’est le délégué régional du Ministère du Développement rural et de l’environnement au Gorgol qui s’exprimera en premier lieu, lundi dernier, déclarant à l’agence mauritanienne d’informations (AMI) qu’ "aucun cas de grippe aviaire n’a été constaté dans l’arrondissement de Toufundé Civé". En fait, les résultats des analyses de laboratoire effectuées sur des prélèvements des volailles mortes à Tufundé Civé , suspectées d’être atteintes de la grippe aviaire, ont confirmé la non existence de cette pandémie dans le pays.



Selon les analyses faites par le Laboratoire Pasteur à Dakar, les cas de mortalité constatés à Tufundé Civé sont dus à la maladie de new castel, qui est souvent accompagnée d’une forte diarrhée verdâtre et d’un tortillement de la tête. Et la délégation d’experts mauritaniens dépêchée par le gouvernement sur les lieux a annoncé qu’il n’existe aucun cas de grippe aviaire humain, ni de possibilité de transmission de la maladie de new castel qui touche les animaux.
Cette délégation, composée de médecins, de vétérinaires et d’experts , a souligné que la région sud de la Mauritanie a enregistré de très nombreux cas de mortalités chez la volaille, ajoutant que celle-ci doit rester sous surveillance, tout en mettant en garde contre une éventuelle apparition de la grippe aviaire.
A noter toutefois qu’après la mort en masse de la volaille à Tufunde Civé, les autorités mauritaniennes ont procédé à l’abattage de centaines de volailles. On ne sait pour le moment, quelles sont les mesures prises pour indemniser les propriétaires des volailles abattues.
Malgré l’absence de la pandémie, il s’agit là d’une mesure préventive surtout que la grippe aviaire s’est déjà manifestée en Afrique de l’Ouest notamment au Nigeria. D’ailleurs le représentant du secrétaire général de l’ONU pour l’Afrique de l’Ouest, Ahmedou Ould Abdallah, a estimé mardi dernier que l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest est menacée par une épidémie de grippe aviaire suite à l’apparition au Nigeria du virus h5n1 dans sa forme hautement pathogène.
" Il faut constater que nos pays d’Afrique de l’Ouest sont extrêmement vulnérables à cause de la faiblesse des infrastructures sanitaires et physiques, comme les routes, et qu’il est très difficile de contrôler les mouvements", a déclaré à l’AFP M.Ahmedou Ould Abdallah.
" Les frontières à travers l’Afrique de l’Ouest sont poreuses, toute la région est en danger", a-t-il averti.
Selon le responsable onusien, "il faut agir rapidement, la première urgence étant d’informer et d’éduquer continuellement les populations et les gouvernements sur ce phénomène et sa gravité".
" Les gouvernements doivent aussi essayer de mettre de côté des ressources qui permettraient des débuts de remboursements des fermiers car les gens à qui on demande de détruire leurs élevages ne sont pas convaincus qu’ils seront remboursés de leurs poulets et oeufs", a-t-il ajouté.

 

 

 


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