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Prétendue menace terroriste: Qui a été le dindon de la farce?   
27/08/2007

Les informations diffusées par des organes de presse le 22 août, sur des prétendues menaces d’enlèvement par Al Qaida au Maghreb, de ressortissants occidentaux en Mauritanie, a occasionné un vrai tohu-bohu.Le Ministère mauritanien des Affaires Etrangères et de la Coopération a apporté le même jour, un démenti catégorique à ces informations, estimant qu’elles sont «erronées, mensongères et dénuées de tout fondement».
Le 24 août, c’était le tour du Système des Nations Unies en Mauritanie (SNU) de publier un communiqué dans lequel, il indique qu’afin d’étayer des informations relatives à des menaces terroristes en Mauritanie, certains organes de presse ont fait usage d’une communication interne, au sein des agences des Nations Unies en Mauritanie, qui ne peut en aucun cas, être considérée comme «le reflet de la position du Système des Nations Unies dans ce pays».



Le communiqué précise que le SNU «regrette» l’écho donné à cette communication interne et déclare n’avoir reçu d’aucune source gouvernementale compétente, d’informations susceptibles, d’engendrer des préoccupations de sécurité mentionnée, à cette occasion, par certains organes de presse.
La sécurité du personnel et des biens des agences du Système des Nations Unies présentes et opérantes en Mauritanie est en tout premier lieu du ressort de l’Etat Mauritanien , qui jusqu’ à présent, a fait preuve de la vigilance nécessaire, indique le communiqué. On apprend également, par le même communiqué, que les agences des Nations Unies se félicitent des excellentes relations qui prévalent aujourd’hui avec le Gouvernement Mauritanien et qui leur permettent de mener à bien, sans encombres, leur mission dans ce pays.
L’information sur la menace terroriste a été publiée par voie de presse en premier lieu, le 22 août. Le même jour, le SNU a lancé un Avis de Sécurité plutôt alarmiste. Cet Avis a été suivi quelques heures après, (toujours le 22 août) par la publication par le Ministère mauritanien des Affaires Etrangères d’un démenti catégorique sur les prétendues menaces terroristes. Ce démenti rapide, très à propos, et bien indiqué, parce que les prétendues menaces, ont terrorisé les Mauritaniens au-delà des occidentaux, a rassuré le SNU qui a regretté, le 24 août, l’écho donné par des organes de presse à un Avis de Sécurité lancé assez vraisemblablement, suite aux informations de ces mêmes organes de presse. C’est à se demander, après tout, si quelque part il n’ y a pas eu un dindon de la farce ?

 

Affaire de drogue : Quelques inquiétudes

Le dossier du trafic de la drogue, malgré les arrestations, les dernières saisies et la détermination manifestée par la justice, qui a procédé aux incinérations de la drogue saisie à Nouadhibou et Nouakchott, buterait sur des écueils.
Un observateur a évoqué tout récemment, un noyautage que les narcotrafiquants auraient réussi au sein de l’Etat, formant ainsi, une pieuvre tentaculaire.
Ce même observateur -abstraction faite de toute exagération éventuelle- a indiqué dans un article de presse, que seuls, deux réseaux ont été jusqu’à présent démantelés, et que deux dépôts seulement, ont été découverts. Il a avancé qu’ «une quantité de 10 Tonnes de drogue est toujours stockée en Mauritanie».
Selon d’autres sources, le bus transportant 830 Kgs de cocaïne intercepté au milieu du mois d’août, était accompagné d’un deuxième bus, repéré, mais sans sa cargaison.
On parle également de plus en plus, de la faiblesse de la collaboration des opérateurs du GSM comme Mauritel Mobiles et Mattel avec l’enquête, tout autant que certaines banques, avec l’enquête, ainsi que l’absence de coordination entre la commission d’enquête administrative et l’instruction judiciaire.
A cela s’ajoute, le refus de autorités d’accorder des moyens supplémentaires aux enquêteurs comme l’a rapporté, notre confère arabophone «El Emel El Jedid» qui a souligné que du moment que les enquêteurs travaillent sur un dossier dangereux où leurs vies sont exposées, qu’ils pourraient être «poussés au désespoir», s’ils ne sont pas soutenus et protégés.

 

La mise au point du président Ould Haidalla

L’ex-président Mohamed Khouna Ould Haidalla rendu publique en milieu de semaine écoulée une déclaration, dans laquelle, il a estimé qu’il est illogique de ramener les réfugiés mauritaniens au Sénégal dans la situation de crise économique multidimensionnelle que vit la Mauritanie avant de s’attaquer aux problèmes de mauvaise gestion, de hausse des prix et de la déficience des services de base. Concernant la drogue, Ould Haidalla a estimé que «nul n’ignore que ceux qui ont tiré le plus de profit du trafic de drogue sont les hauts responsables, les hommes d’affaires et les notables» avant de se demander : «Pourquoi ne s’oriente-t-on, pas vers eux, lesquels, constituent en réalité, les racines du fléau» ?

 

Sécurité à Nouakchott :Le ministère français des affaires étrangères s’alarme

Le Ministère français des Affaires Etrangères et Européennes a publié le 22 août sur son site Internet, un avertissement qui fait suite à un accident mortel sur une mine intervenu dans la zone frontalière avec le Sahara Occidental. Il a appelé les ressortissants français voulant venir en Mauritanie via le Maroc, à ne pas s’écarter de la piste officielle.
Le Ministère français a également indiqué que la criminalité se développe dans les villes et notamment à Nouakchott, où aux abords des plages, ont été le lieu, ces derniers mois, plusieurs agressions physiques, y compris en plein jour, et à main armée. Le ministère français a appelé les français en Mauritanie, à éviter de s’y rendre seul ou en couple. En ville, poursuit le même communiqué, les cambriolages se font de plus en plus fréquents et incitent à recommander l’embauche de gardiens pour les villas. Pour pallier à ces risques on se demande à quoi sert le poste de police de la plage ? Sinon pourquoi ne pas réactiver dans ces zones, les fameuses brigades de recherche de la police aux méthodes spéciales comme ? Certes, leurs méthodes étaient décriées. Mais que voulez-vous ?
Aucun cadeau ne doit être fait aux agresseurs et aux violeurs ! Et que l’on ne ligote donc pas nos limiers, avec les arguments de pacotille, comme la présomption d’innocence et autres saladeries. Il faut «déplacer la peur» comme nous l’avions titré dans une précédente livraison. Qu’elle change de camp. Qu’elle s’installe dans le camp des malfrats. Qu’elle cesse d’élire domicile chez les paisibles gens.

 

Ouf, pour le Gouvernement

Les discussions ont été chaudes à l’Assemblée Nationale sur un projet de texte autorisant Gouvernement au cours des vacances parlementaires, à adopter des ordonnances pour certaines mesures d’urgence. Dimanche 20 août le débat était houleux d’une part, entre le Gouvernement représenté par le ministre de l’Economie et des Finances et son collègue de l’Hydraulique, de l’Energie et des Technologies de l’Information et de la Communication et les députés de l’Assemblée Nationale, d’autre part.
Finalement, le Gouvernement a été mandaté pour prendre des ordonnances. Quelques jours après, les débats parlementaires reprennent de la vigueur, notamment sur l’amendement apporté par le Sénat au projet de loi sur la transparence de la vie publique. Un projet de loi déjà adopté par l’Assemblée Nationale. Après la réunion d’une commission paritaire composé de députés et de sénateurs, les députés ont finalement accepté l’amendement du Sénat par lequel les présidents de deux chambres du Parlement ainsi que leurs questeurs, ont été exemptés de l’obligation de déclaration du patrimoine. Il est à souligner que M. Messaoud Ould Boulkheir, président de l’Assemblée Nationale a voté contre l’amendement apporté par le Sénat, exprimant ainsi sa solidarité avec les députés de l’Opposition qui avaient, eux aussi, voté contre. Le projet de loi amendé est passé avec 28 voix pour et 27 contre. C’était serré.

 

A Tintane, le RNRD s’inquiète
Le Docteur Souvi Ould Cheibany Secrétaire Général du RNRD (Islamistes) et coordonnateur de l’action de son parti à Tintane a déclaré le 21 août à la presse : «les tentes ne protégent pas du soleil, il n y a pas de sanitaires dans les sites, même si les Nations Unies s’y mettent , les transports sont déficients, les citernes n’arrivent pas à couvrir les besoins en eau potable des populations et entre 600 et 700 malades sont déjà venus se faire consulter au centre de santé installé au lycée de Tintane».Le même jour, à Nouakchott le Président de la République recevait les chefs des partis de l’Opposition dont le RNRD qui ont déclaré à l’issue de l’audience par la voix de Mohamed Ould Maouloud président de l’UFP que l’audience que leur a accordée le président a été l’occasion de lui exprimer «notre satisfaction suite à la réaction rapide et sérieuse des autorités vis-à-vis des inondations de Tintane».

 

El Bedil Ethalith s’excuse, le procès ajourné au 27 août

Dans sa livraison du 21 août, le journal «El Bedil Ethalith» a fait une mise au point soulignant qu’après enquête et vérification, il s’est confirmé pour nous, indique le journal, que nos sources étaient «relatives et imprécises». Et de poursuivre : «Nous nous excusons du préjudice moral ou matériel occasionné à Mme Khatou mint El Boukhary. Nous n’avons pas publié les informations relatives à la Première Dame pour lui porter préjudice», souligne le journal. Prévu le 22 août le procès du rédacteur en chef du quotidien "El Bedil Ethalith", inculpé d’ «outrage» à la Première Dame a été reporté au 27 août.
L’audience prévue le 22 août s’était ouverte en l’absence de l’accusé et de ses avocats devant la chambre correctionnelle du Tribunal de Nouakchott. L’absence du journaliste s’explique par la fait qu’après avoir publié des excuses il pouvait estimer que l’affaire était close.
Ce n’est pas le cas à ce qui s’est vu, car le président du Tribunal Sambou Mohamed El Habib a décidé de renvoyer la prochaine audience au 27 août et a adressé une nouvelle convocation au journaliste.

 

Lutte de clans?

Un journal de la place a abordé la semaine écoulée ce qu’il appelé «une lutte des clans au sein du pouvoir». Il s’agirait de campagnes visant le limogeage de Zeine Ould Zeidane, la suppression du poste de leader de l’opposition démocratique et la destitution du Messaoud Ould Boulkheir Ce serait l’œuvre d’une «mafia» souligne cette source journalistique, qui précise cependant, que le Président de la République a résisté aux pressions de cette «mafia». Dieu soit loué!

 

Stupide !
Une histoire insensée, c’est notre confrère «El Emel El Jedid» qui l’a rapporté dans son édition du 21 août. Il s’agit de l’affaire d’un commerçant de Tintane dont les économies de l’ordre de 2000 000 d’UM ont été mouillées par les eaux. Venu à Nouakchott pour les changer, il s’entendra dire à la BCM, qu’il ne peut changer que 10 000 UM par semaine ! Il lui faudra donc patienter quelques années à Nouakchott pour pouvoir changer son pactole mouillé.


L’esclavage, dont on parle peu
L’esclavage en milieu soninké mauritanien a été au menu des la presse électronique et écrite la semaine écoulée. On apprendra ainsi que les descendants d’esclaves soninkés continuent à vivre de nos jours «la marginalité sociale et politique».
Contrairement à une idée répandue et savamment entretenue, l’esclavage n’est pas exclusif à une communauté particulière en Mauritanie. En Inchiri au nord de la Mauritanie par exemple , les esclaves sont blancs, tan disque dans certaines communautés du sud de la Mauritanie, l’esclavage avait atteint des sommets inégalés, avec séparation dans les cimetières, et séparation lors de la prière dans les mosquées..


Un collectif des familles des militaires exécutés en 1981
Un collectif des familles des officiers exécutés suite au coup d’état du 16 mars 1981, est né.
Ce collectif a demandé aux autorités, lors d’une conférence de presse (marquée par l’absence des représentants de la famille de Feu Ahmed Ould Sidi), des indications sur le lieu d’enterrement des officiers exécutés ainsi que leur réhabilitation . Mohamed Ould Be, fils de Feu Colonel Kader, a déclaré que le collectif n’a pas l’intention de politiser l’affaire.

 

Bientôt, un journal des Alumni de Mauritanie
Un journal des «Alumni» de Mauritanie (les mauritaniens qui ont bénéficié du programme des visiteurs internationaux du Département d’Etat américain) est en gestation.
Revue trimestrielle, trilingue (arabe, français, anglais) et de format magazine en 24 pages , ce journal sera un espace d’échanges entre les Alumni de Mauritanie. Sa rédaction sera animée par une équipe comprenant Mohamed Ould Borbosse comme directeur de publication : Isselmou Ould Moustapha comme rédacteur en chef. Le comité de rédaction de ce nouveau organe de presse, comprend des sommités du journalisme mauritaniens comme : Sid’El Moctar Cheiguer, Omar El Moktar, Mohamed Ali Ould Abbady, Moussa Ould Samba Sy et Ba Adama Moussa

 


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