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Sécurité sous régionale: Pourquoi Flintlook 2007 au Sahel ?   
21/08/2007

Les renseignements recueillis par les services mauritaniens sur le GSPC au Sahel sont les plus actuels. De première main, ces informations obtenues en juin 2006 auprès d’un lieutenant de Moctar Belmokhtar alias «Belawar» capturé par la Sûreté de l’Etat mauritanienne montrent un GSPC déboussolé, fauché, victime de désertions et envisageant même, de mener des opérations de grand banditisme….en Mauritanie.

Depuis lors il est fort probable que les deux Katiba du GSPC qui sillonnaient le désert malien aient fondu au sein des populations nomades du grand désert du Sahara ou qu’elles aient tout simplement remonté en premières lignes en territoire algérien.



Depuis juin 2005, le GSPC n’a mené aucune action d’envergure au Sahel. Repabtisé «Al Qaida au Maghreb Islamique» en janvier 2007, le GSPC a porté depuis 2005 toute sa capacité de nuisance exclusivement sur l’Algérie. Pour quoi donc,  Flintlook 2007 au Sahel ?

Jusqu’à septembre 2007, des contingents militaires américains et de 13 pays d’Afrique et d’Europe vont poursuivre des manœuvres militaires conjointes au Mali. C’est dans ce cadre que s’inscrivent les manœuvres militaires mauritano-americaines portées à la connaissance du public par un communiqué de presse publié le 1 août 2007 par l’Ambassade des USA à Nouakchott. Outre des forces Américaines et Maliennes , les manœuvres sont également marquées par la présence de contingents d’ Algérie, du Tchad, de Mauritanie, du Maroc, du Niger, du Nigeria, du Sénégal, de Tunisie, du Burkina Faso, de France, des Pays-Bas et de Grande-Bretagne. L’édition 2007 des manœuvres américano-africaines, la troisième du genre, se déroule avec pour centre de commandement Bamako (au Mali) .Contrairement à l’édition 2005 où Dakar (Sénégal) avait été choisi comme poste de commandement. La version 2005 avait été précédée par la sanglante attaque de Lemgheiti à travers laquelle le GSPC a voulu mener «une frappe préventive en vue de narguer les croisés» disait-il. Deux années après, le pentagone réédite les manœuvres alors que la présence du GSPC et de ses deux Katibas ont été signalés -du moins jusqu’à juin 2006- à Tombouctou, Gao, et El Khalil (Mali). Ce qui laisse supposer que Flintlook 2005 n’a pas contribué à chasser les salafistes du désert malien et que la présence américaine dans la région peut donc se justifier par d’autres considérations, notamment, prendre pied dans une zone aux ressources énergétiques prometteuses et avoir un œil sur les innombrables foyers de tension potentiels. Ce n’est nullement le danger que représente le GSPC au Sahel qui peut mettre mis à l’avant. En dehors de l’épisode des otages occidentaux en 2002 le GSPC n’a jamais manifesté d’animosité forte à l’endroit du gouvernement malien, contrairement au gouvernement mauritanien dont l’ancien président était qualifié par les jihadistes sahariens de «Karzai de Mauritanie».
Flintflook , vise selon les États-Unis, à sécuriser le Sahel, notamment long couloir entre le Maghreb et l’Afrique subsaharienne à travers l’assistance aux partenaires de la sous region dans la planification et l’exécution les systèmes de commandement, de contrôle et des communications en soutien aux opérations humanitaires, de maintien de paix et secours aux désastres dans l’avenir. Washington espère mettre sur pied sa future base militaire en Afrique dans le Sahel et en prélude à son installation "Flintlook 2007" serait le dernier de la série d’exercices consacrés à l’Afrique par le programme américain de "partenariat transsaharien de lutte contre le terrorisme" (TSCTP), qui implique le ministère américain de la Défense, le Département d’État et l’Agence américaine pour le développement international (USAID). Washington accompagne ses exercices militaires d’actions caritatives allant de forages de puits à la construction d’écoles et des distributions de dons alimentaires. Le Mali et la Mauritanie semblent être les pays sur lesquels les américains ont porté leur choix pour abriter leur base militaire Reste maintenant a savoir qui des deux gouvernements va franchir le Rubicon et surtout, si l’installation d’une base militaire, au lieu de faire fuir le jihadistes ne va pas au contraire, les amener à affluer vers la zone… comme on l’a vu en Irak.
IOM


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