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Diplomatie… Réfugiés…Nouvel ambassadeur US et argent sale   
27/07/2007

"Nous sommes actuellement en négociation pour une sorte de partenariat avec la CEDEAO qui pourrait prendre la forme d’une zone de libre échange", a déclaré vendredi 27 juillet à la presse Mohamed Saleck Ould Mohamed Lemine ministre des affaires étrangères, (photo ci-contre).



Recentrage de la diplomatie mauritanienne

Le ministre mauritanien des affaires étrangères a tenté au cours d’une rencontre avec la presse organisée le vendredi 27 de développer les nouveaux axes de la politique étrangère mauritanienne dans le cadre d’un plan d’actions tendant selon lui à "remettre la Mauritanie dans son cadre naturel arabe et africain".
Ainsi la Mauritanie s’oriente vers un partenariat sous forme de libre échange avec la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), organisation qu’elle a quittée en 2000. Au sujet d’Israël, Ould Mohamed Lemine a déclaré que la Mauritanie "inscrit sa position actuellement, comme tous les pays de la Ligue arabe, dans le cadre de l’Initiative arabe de paix avec Israël qui privilégie le principe de la paix contre la terre". Une position qui rappelle à bien des égards, celles de Ould Taya et de Ely Ould Mohamed Vall et face à laquelle les autorités mauritaniennes n’ont pas d’autres perspectives.A rappeler que le président Sidi Ould Cheikh Abdellahi, avait promis de revoir la question des relations diplomatiques avec Israël dans le cadre de concertations élargies, notamment au niveau du Parlement. Sur un autre plan, le ministre des affaires étrangères a indiqué au cours de se rencontre avec la presse que la Mauritanie envisage également d’ouvrir des ambassades au Brésil, en Turquie et en Inde pour renforcer ses relations avec leur zone géographique.

 

Selon le HCR, les réfugiés négro-mauritaniens au Sénégal seront rapatriés en octobre 2007
Le Haut Commissariat pour les Réfugiés (HCR) a annoncé vendredi 27 juillet le début, la semaine prochaine, de l’identification de quelque 20.000 négro-mauritaniens déportés au Sénégal lors d’incidents communautaires en 1989-1991, en vue de leur rapatriement dès le mois d’octobre.
Selon M. Francis Kpatindé, porte parole du HCR pour l’Afrique de l’Ouest : "le HCR entame la semaine prochaine un exercice d’identification et de profilage des réfugiés mauritaniens installés depuis 18 ans au Sénégal". Il a ajouté que "l’exercice permettra de recueillir des informations plus précises sur les réfugiés, leurs régions d’origine et sur leurs réelles intentions avant le démarrage effectif, en octobre 2007, de l’opération de rapatriement volontaire". Selon lui la coordination de l’enquête a été confiée à l’Ong sénégalaise Office Africain pour le Développement et la Coopération (OFADEC). Dans la perspective du rapatriement, le HCR travaille à l’élaboration du texte d’un accord tripartite (Sénégal/Mauritanie/HCR) qui servira de base juridique à l’opération. Un accord doit être signé en août 2007 en vue de revoir notamment les garanties qui seront accordées aux candidats au retour comme la "reconnaissance pleine et entière de leur citoyenneté mauritanienne, le recouvrement par les intéressés de leurs biens spoliés, ou, à défaut, la nécessité d’une juste indemnisation. Le HCR a estimé que 14.000 réfugiés au Sénégal opteront pour la solution de rapatriement, dont le coût devrait avoisiner 1,5 million de dollars entre 2007 et décembre 2008, date prévue pour la fin des opérations.


Nomination de nouveaux ambassadeurs américains en Mauritanie et en Gambie
Le président américain, George W. Bush, a nommé des nouveaux ambassadeurs en Mauritanie et en Gambie, a annoncé jeudi 26 juillet, le porte-parole de la maison blanche. Mark M. Boulware, a été nommé ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire des Etats-Unis en Mauritanie, et Barry l. Wells, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire en Gambie. Diplomate de carrière, M. Boulware est actuellement conseiller au "National War College". Il avait auparavant servi dans les ambassades des Etats-Unis au Brésil et au Salvador. Sa nomination doit être confirmée par le Sénat américain.

 

Argent sale
Au terme de quatre jours de réunion à Nouakchott. des experts financiers de plusieurs pays, dont la France et la Mauritanie, ont dénoncé vendredi 27 juillet à Nouakchott les transferts d’argent par des circuits illégaux qui compliquent selon eux la traçabilité de l’argent sale. Plus de 700 milliards d’euros, soit 2,5% du PIB mondial, passent par ces circuits illégaux chaque année à travers le monde, a expliqué M. Brahim Ould Chadhly au terme de cette réunion d’experts algériens, mauritaniens, belges, français et sénégalais, qui ont planché sur les moyens de lutter contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.
"Notre objectif est de sensibiliser davantage les différents acteurs (mauritaniens) impliqués ou assujettis (banques, bureaux de change, assurances notamment), de procéder à leur formation sur les différentes étapes de la déclaration de soupçon et son traitement au niveau administratif, policier et judiciaire" a expliqué Ould chadhly. D’une façon plus générale, les participants ont préconisé la mise en place dans les pays en développement de textes clairs et applicables pour parvenir à un équilibre entre la recherche de la sécurité et le respect de la vie privée et placer l’action de lutte dans un cadre de coopération nationale et internationale entre les institutions concernées.


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