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Régions:: Vague de banditisme à Kaedi   
17/07/2007

Depuis quelques jours, la ville de Kaédi connaît une vague de banditisme de très grande envergure. Le phénomène est devenu si préoccupant qu’une sorte de psychose s’est emparée des habitants. Il ne se passe pratiquement aucun jour sans qu’on ne relève un cas de vol ou d’agression avec plus ou moins de violence.



l y a quelques jours B.T.K , une paisible habitante du quartier Gattaga s’est reveillée le matin avec une désagréable surprise :des malfaiteurs avaient visité la maison qu’elle occupe avec sa mère ainsi que ses deux belles sœurs. Elles devaient certainement dormir profondément car les voleurs avaient tordu les barres de fer qui protégeaient la fenêtre extérieure, s’étaient introduits dans la concession et ont subtilisé une somme d’argent assez importante ainsi qu’un telephone portable. Ce qui est étonnant dans ce cas precis c’est que le sac qui les contenait recelait également des bijoux en or qui ont été balancés a quelques mètres de la maison et furent retrouvés le lendemain matin. Les bandits courent toujours. Le 01/07/2007, un cambriolage d’une rare violence s’est produit dans le quartier de Tinzah situé à une dizaine de kilometres du centre ville. Des brigands ont investi une boutique et ont sauvagement lacéré de coups de couteaux le gardien qui y dormait.selon Rajel, un témoin qui dormait dans la même maison, «c’est vers quatre heures du matin que je fus reveillé par des cris. J’ai entendu qu’on m’appellait par mon nom. Lorsque j’ai ouvert la porte j’ai vu que la cour était pleine de monde.Le gardien était là gisant dans une mare de sang. Quelqu’un me lance : des bandits ont attaqué la boutique, ils ont emporté le coffre-fort ! Quelques instants plus tard, le blessé fut conduit à l’hopital.» D’autres témoins ont affirmé que les malfaiteurs ont utilisé une charrette pour transporter le coffre-fort dans l’enceinte de l’aérodrome se Kaedi pour le faire sauter. Comment s’y sont-ils pris ? Toute la question est là car au troisième jour du forfait, plusieurs jeunes gens ont été arrêtés et placés en garde à vue au commissariat de police de Kaedi. Tous avaient un point commun : ils sont tous ouvriers-soudeurs métalliques. Il se murmurait dans le commissariat que les bandits avaient loué les services d’un poste de soudure pour ouvrir le coffre. C’est pourt cela que les flics s’étaient jetés sur les trousses de tous tout ce qui pouvait ressembler de près ou de loin à soudeur en cette matinée du 03/07/2007. A en croire aux motifs avancés par les policiers en faction devant le commissariat, il s’agissait d’un simple contrôle de routine, mais personne n’était dupe. Il s’agissait bel et bien d’une opération montée dans le but de démasquer l’ouvrier qui a aidé les resquilleurs dans leur sale besogne.D’autre sources concordantes ont affirmé que les agresseurs pourraient être des bidasses endettés jusqu’au coup auprès du boutiquier en question. Ces derniers seraient furieux de constater que leur créancier ait recouvré ses fonds à la source c’est à dire en se faisant payer par à la caserne et auraient décidés de se venger de ce dernier en attaquant sa boutique et en s’emparant du magot. Pendant quarante huit heures, ce cambriolage a alimenté les conversations à Kaedi, ce n’était qu’un court répit car 24 heures plus tard, c’est toujours en plein cœur de Gattaga, vieux quartier de la cité que des délinquants se sont glissés de nuit dans une maison très connue pour y dérober près de 300 000 Um ainsi que des devises. La hardiesse qui a poussé les voleurs à s’attaquer à des concessions aussi peuplées et si difficiles d’accès a installé un sentiment de dépit chez l’habitant. En effet, l’on ne se sent plus protégé et les spéculations vont bon train sur la véritable identité des brigands qui sévissent à Kaedi dite Dimbé Diooro. Et les populations de se plaindre du manque d’éfficacité des flics. Ces derniers ont d’autres occupations plus lucratives. C’est pourquoi ces derniers temps, le sentiment d’insécurité a rarement été aussi perceptible chez les habitants de la capitale régionale de la quatrième wilaya.
Biri N’diaye

 


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