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Et si on buvait l’eau de l’océan ?    
18/05/2007

Aux chantiers prioritaires de l’unité nationale, de la justice et de la bonne gouvernance, le président Ould Cheikh Abdellahi doit maintenant adjoindre ceux de la soif et de la drogue. Nouakchott, la plus grande ville de Mauritanie, abritant au plus bas des estimations le quart de la population du pays, a soif. La nappe d’Idini qui l’alimente en eau potable déverse depuis quelques années dans le réseau de Nouakchott une quantité insuffisante pour étancher la soif des populations.



Le déficit est structurel face l’explosion urbanistique et la raréfaction de la ressource. L’eau de l’Aftout Essahli qui constitue l’espoir ne sera buvable au mieux qu’en 2010 et encore ! Qu’allons-nous faire dans cet intervalle de temps où Idini ne suffira pas et Aftout ne viendra pas? L’eau minérale n’étant pas à portée du peuple, car injustement vendue à 100 UM le litre et les mauritaniens n’étant (pas tous) adeptes de Bacchus, il n’y a que deux solutions : Quitter Nouakchott ou boire l’eau de l’océan.

C’est dire combien ce premier défi appelle à la réflexion. Le deuxième défi est évidement celui de la drogue. Nous ne sommes pas un pays de consommation, nous le savons, mais nous sommes, hélas, un pays de transit. La cargaison de Nouadhibou n’était pas la première et toute la lumière n’a pas été faite sur cette affaire Al Caponesque.
IOM


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