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Sept personnes présentés au parquet dans l’affaire de drogue : Le dossier de Chbih classé sans suite, indique le Procureur   
14/05/2007

7 personnes, dont deux français et un marocain, ont été déférées lundi 14 mai devant le parquet de Nouadhibou après la saisie, le 2 mai dans l’aéroport de cette ville de plus de 600 kilogrammes de cocaïne. M. Ahmed Ould Baba, procureur de la République à Nouadhibou a entendu les sept hommes arrêtés entre les 2 et 5 mai dans le cadre de l’enquête sur un trafic de drogue en provenance du Venezuela.



Il a demandé l’ouverture d’une enquête judiciaire contre les sept accusés et contre cinq autres en fuite, dont Sidi Mohamed Ould Haidalla, fils de l’ancien président Mohamed Khouna Ould Haidalla.
Le procureur a indiqué qu’une huitième personne, Chbih Ould Cheikh Melainine, président du Front Populaire (FP), a été entendu "séparément", et "son dossier a été classé sans suite". Ce qui met donc fin aux folles rumeurs infondées, le concernant.
Le 2 mai, la police mauritanienne a saisi plus de 600 kgs de cocaïne acheminés par un avion bimoteur en provenance du Venezuela. L’avion en question s’est ravitaillé en vol avec du kerozêne transporté à bord. La police mauritanienne a été informée de son arrivée et n’a pu pour des raisons mystérieuses l’empêcher de décoller. A court de carburant, l’avion a atterri dans un désert à vol d’oiseau de Nouadhibou. Son équipage n’a pas été retrouvé jusqu’à présent. L’enquête a permis la saisie d’un hélicoptère à Nouadhibou qui aurait été utilisé par les deux français, ainsi qu’un conteneur avec deux véhicules à bord et une somme de 820.000 euros en liquide.
Concernant l’accusation formulée contre Sidi Mohamed Ould Haidalla, il est à rappeler que l’ex-président Mohamed Khouna Ould Haidalla a dénoncé le 12 mai, l’"empressement" de la police et de la justice autour de son fils. Dans une lettre ouverte au nouveau Chef de l’Etat, l’ex président Ould Haidalla a exprimé son "étonnement pour la publicité et la dramatisation" des soupçons concernant son fils.
"J’ai vu l’empressement des autorités de la police, de la douane, de la gendarmerie et de la justice de Nouadhibou de saisir tout ce qui appartient de près ou de loin à Sidi Mohamed Ould Haidalla, mon enfant", écrit dans sa lettre M. Ould Haidalla, qui a dirigé la Mauritanie de 1980 à 1984. "J’ai vu aussi la police convoquer et interroger une grande personnalité politique, de rang social connu et respectable, pour la seule raison qu’elle a connu Sidi Mohamed Ould Haidalla", a-t-il ajouté. "Monsieur le président, je tiens à vous affirmer que si mon enfant est reconnu coupable de trafic de drogue avec preuve à l’appui, je serai le premier à le condamner et à me désolidariser avec lui", a-t-il déclaré.


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