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La CFCD réagit au premier discours du chef de l’Etat, et ignore le second: Le gouvernement rectifie la loi   
01/02/2007

Trois jours après le discours prononcé le 27 janvier au Palais des congrès par le Chef de l’Etat, la CFCD a réagi en organisant le 30 janvier 2007, une conférence de presse meeting, à la maison des jeunes, dans laquelle elle a dénoncé les propos du chef de l’Etat et appelé ses militants à un meeting populaire le jeudi (aujourd’hui), au stade de la capitale.



Il est à noter que quelques heures avant la tenue de cette conférence de presse, le président du CMJD déclarait  avant l’ouverture d’un conseil présidentiel pour l’investissement qu’il ne se portera pas candidat à l’élection présidentielle du 11 mars, qu’il ne postulera à aucun poste politique avant la prise de fonction du nouveau président élu, et qu’il prendra sa retraite au terme de l’actuelle période transitoire.
Malgré ces précisions intervenues après les déclarations du 27 janvier qui ont laissé planer le doute d’une possible candidature du président du CMJD à l’issue d’un second tour infructueux (absence de majorité absolue), les responsables de la CFCD n’ont pas voulu réagir à ces propos (du 30 janvier) même si une déclaration faite par l’un des responsable de la coalition soulignant que «le président du CMJD nous a habitués à dire aujourd’hui une chose demain, une autre chose ainsi qu’après-demain» résumait le sentiment général dominant. Les responsables de la Coalition ont plutôt axé leurs interventions sur le contenu du discours du 27 janvier ; qualifié de «décevant»
Aussi, la CFCD a rendu publique une déclaration dans laquelle elle a affirmé  rejeter l’ingérence du CMJD dans le jeu politique et électoral ainsi que les interprétations faites par du chef de l’Etat au sujet du taux exigé  pour la réussite d’un candidat au second tour,  que la Coalition considère  sans fondement, sur le plan juridique et dangereux, sur plan politique.. La CFCD a également mis «le CMJD collectivement et individuellement en face de ses responsabilités historiques» car le pays -dit son communiqué- ne saurait supporter sa conduite vers l’inconnu et encore moins la reproduction du passé dans ses méthodes et ses pratiques ;
La CFCD a lancé un appel à l’ensemble des citoyens, partis, forces politiques et candidat à la concertation immédiate pour sauver le processus démocratique et réparer les déséquilibres et dysfonctionnements apparus et  confirmé son engagement à la défense du pays et de la démocratie et toute sa mobilisation à mener de fait un combat à la fois soutenu et responsable pour qu’aucun retour en arrière ne soit plus jamais possible et pour que l’espoir ne soit pas bafoué.
Le gouvernement réctifie la loi : Les bulletins blancs ne sont plus des suffrages exprimés
Une journée après la conférence de presse de la CFCD, le conseil des ministres dans sa réunion hebdomadaire du 31 janvier a examiné et approuvé un  projet de décret abrogeant et remplaçant certaines dispositions de l’article n°23 du décrêt 91-140 en date du 13 novembre 1991 fixant les modalités de la campagne électorale et des opérations du scrutin pour les élections présidentielles.
Ce nouveau texte  vise à parachever le système d’élection du Président de la République à travers la prise en compte des nouvelles conditions.
Dans le cadre des lois en vigueur qui considèrent les bulletins blancs comme entrant dans le décompte des suffrages exprimés (article 32 du décret 86-130 en date du 13 août 1986), il n’est pas établi, au sujet des élections présidentielles, ni à travers la Constitution et les textes subséquents, qu’aucun des candidats ne soit certain d’obtenir la majorité absolue des voix exprimées, aux premier et deuxième tours des élections présidentielles.
Les textes ont, jusque là, ignoré un cas de figure devenu très probable et qui  pourrait mettre le pays dans une situation électorale inachevée, sans vainqueur, en raison de l’absence de majorité absolue. Le  projet de décret adopté le 31 janvier,  viserait donc  à trouver une solution légale, à introduire dans le système des élections présidentielles et à donner une nouvelle définition au concept de "suffrages exprimés" faisant qu’ils ne recouvrent plus les bulletins blancs (comme c’est le cas de bulletins nuls.)
C’est ainsi que l’un des candidats doit nécessairement obtenir la majorité absolue des suffrages exprimés ce qui garantit une élection d’un Président de la République conforme à la loi et à la volonté des électeurs mauritaniens.

Dernière

Quinze des 20 candidats à l’élection présidentielle (dont Sidi Ould Cheikh Abdellahi) se sont rencontrés la soirée du 31 janvier à l’Hôtel Houda. Cette rencontre préconisée par la CFCD et le candidat indépendant Dahane Ahmed Mahmoud  intervient après  le discours prononcé le 27 janvier par le chef de l’Etat  qui a soulevé des vagues qui ne semblent pas avoir été calmées par les déclarations présidentielles du 30 janvier et l’adoption au 31 janvier d’un projet de décret modifiant le concept des «Suffrages Exprimés» qui ne recouvrent plus,  les bulletins blancs.
Les candidats veulent ainsi s’entendre  sur les dispositions à prendre pour garantir la réussite du processus de transition, arrêter  un code d’honneur portant sur les comportements à tenir pour une campagne électorale et  mettre en place un dispositif de coordination et de concertation.
IOM/CTB


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