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Faut-il allonger la transition ?   
25/01/2007

Les rumeurs persistantes qui ont circulé au sujet d’une éventuelle prolongation de la transition sont elles fondées? Si elles ne le sont pas, c’est un scandale !  Pas pour ceux qui sont accusés à tort, de vouloir allonger la transition,  mais pour ceux, qui ont menti, et qui n’hésitent donc pas à utiliser l’arme du mensonge en politique. Si nul  n’a le droit de nous gouverner avec le faux, nul aussi, n’a le droit de s’opposer avec le faux et  de nous manipuler avec  le mensonge.



L’usage de  tels  armes disqualifie ceux qui les utilisent d’aspirer à présider à nos destinées, ou même d’exercer une quelconque influence sur nos consciences. Et qu’ils sachent   que quand même bien ces  rumeurs  étaient  fondées, ce ne sera pas la fin du monde ! Le vaste camp de la modération et du centre, fort d’une confortable  majorité des urnes ne trouvera rien à y dire. Libre cours  à l’autre  camp, celui  du tout ou rien, de crier sur tous les toits,  le non respect des engagements, mais seulement, quand tel sera le cas.
Pourtant et en  dehors du bien fondé  ou non des rumeurs, ainsi que d’un certain  terrorisme intellectuel,  les arguments en faveur de la prolongation   peuvent  bien se justifier, et cela,  à maints égards.
Premièrement, si l’ensemble des textes fondamentaux de la IIIème République ont été promulgués, il reste que la  préparation de la scène politique est en réalité nettement insuffisante, en particulier au niveau des différents acteurs : les partisans, les mouvements, les différentes alliances assimilables à des partis politiques. Cela résulte du fait que les 40 années d’indépendance n’avaient pas laissé place à la liberté de penser, d’entreprendre et de s’exprimer qui sont les fondamentaux indispensables à toutes activités politiques de type libéral.
Ainsi les noyaux d’activisme politique dans ce domaine consistent   avant tout en des tremplins chargés d’idéaux le plus  souvent éloignés des véritables centres d’intérêt qui peuvent être soulevés dans l’optique d’une  véritable  stratégie  électorale dans le pays.
Souvent les chefs de partis attendent l’opportunité d’une consultation nationale pour s’activer et demander spontanément  le suffrage de leurs concitoyens. A cet égard, ils sont tous peu nombreux a avoir exercé une véritable action sur le terrain,  notamment auprès des citoyens que ce soit dans les grandes  villes ou dans les agglomérations de taille intermédiaire.
Au plan économique, les chefs de partis politiques ont de fait partagé les mêmes responsabilités que l’ancien régime pour ce qui est des disparités de développement existant entre la capitale et les autres centres urbains ou ruraux.
Très souvent ils avaient  fustigé Ould Taya pour son programme d’investissement  dans les 13 villes à l’intérieur estimant que ces investissements n’étaient pas prioritaires et que les populations concernées étaient   indignes de telles infrastructures. En somme,j les populations pouvaient bien patienter quelques années de plus … le temps que l’opposition prenne le pouvoir et qu’elle en fasse un bilan personnel.
Tous comptes faits, l’élite politique aussi bien de l’opposition que de la majorité ont passé leur temps à se chamailler pour le partage du pouvoir occultant allégrement les véritables problèmes des citoyens mauritaniens ainsi relégués aux oubliettes.
Il suffit en effet de prendre sa voiture et de se rendre dans les villes autres que Nouakchott pour s’en rendre compte.
Il est donc à craindre que les militaires une fois partis, les anciens challengers  se retrouvent encore une fois dans les mêmes profils de tensions pour la quête du pouvoir mettant alors en péril les véritables priorités de la Nation que sont : l’unité, la paix civile et la justice.
 IOM


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