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Ousmane Gangué:Le retour de l’enfant prodige   
14/09/2010

L’artiste mauritanien, le lead vocal du Koodé Pinal est de retour sur la scène musicale mauritanienne. Absent du territoire depuis presque deux ans, Ousmane Gangué, a signé son retour après un périple qui l’a conduit au Sénégal et en France.



En conférence de presse le  mardi 7 septembre dernier au Musée national, l’artiste a annoncé l’organisation de trois manifestations à Nouakchott et à Nouadhibou pour marquer son retour sur scène. Toutefois, il en a profité pour expliquer les raisons de son absence, levant toute équivoque sur une éventuelle polémique semée par quelques esprits mal intentionnés.
 «Je ne peux pas prétendre représenter la Mauritanie et penser à s’installer en France. Je suis un artiste qui veut promouvoir la musique mauritanienne » martelait l’artiste à l’entame de ses propos pour justifier son séjour dans l’Hexagone. Au cours de cette conférence de presse, Ousmane Gangué a été prolixe et n’a pas été avare en mots et en révélations pour convaincre son auditoire. L’enfant chéri du public Haalpular s’est dit conscient de son statut d’artiste qui veut promouvoir la musique mauritanienne hors de nos frontières. Porte étendard de la musique mauritanienne comme il se plaît à le dire, son dernier concert remonte au 6 août 2008 lors de la célébration des 10 ans d’existence du Koodé Pinal. Ainsi pour mieux expliquer ses activités professionnelles en France, il laisse entendre. «Il n’y a pas un week-end où je n’ai pas joué. J’ai entendu des gens dire que je suis parti en France pour y rester». Cette conférence de presse a été l’occasion pour Ousmane Gangué, d’échanger avec la presse, une sorte de séance d’explications prenant parfois certains confrères à témoins. Son séjour en France est d’abord pour des raisons familiales. Notre artiste est marié à une française avec un bout de bois de Dieu au compteur conjugal. Coup sur coup, il explique. "Il faut que les gens sachent que j’ai ma femme, une française, qui vit en France. Il y a mon enfant également. Je pouvais faire comme tout le monde. Mais, non ! Car, je sais que je ne peux pas vivre en France. Encore, une fois, je suis fier d’être un mauritanien. Je n’ai jamais essayé de chercher des papiers français. Je ne suis pas allé en France pour y rester. J’ai ma carte de séjour. Je l’ai juste fait à cause de ma femme et de ma fille». Mais aussi et surtout, l’artiste a mis à profit son séjour pour visiter certains pays d’Europe et d’Amérique dans le cadre professionnel.
A l’en croire, après la France , il a organisé des concerts au Canada, en Belgique et en Espagne. Des concerts qui l’ont aidé à se perfectionner. Un album international est en cours. D’ailleurs, le 11 décembre prochain, il sera parmi les invités à la 3ème édition du Festival Mondial des Arts Nègres (Fesman) qui se tiendra à Dakar.
Pour la poursuite de ses œuvres, le lead vocal du Koodé Pinal compte sur la presse pour l’accompagner. Car, selon lui, sans cette presse, « les artistes ne sont rien ».
Dans le cadre de ses projets, Ousmane Gangué a indiqué qu’il se prépare à faire sortir un sigle avec les grands artistes mauritaniens sans toutefois révéler leurs noms. Toutefois, il a promis de mettre au grand jour la bonne crème de la musique mauritanienne. Par rapport à la célébration des 12 ans d’existence du groupe, Ousmane a révélé que cet anniversaire se déroulera à Dakar pour satisfaire ses fans au pays de la Téranga au théâtre national Daniel Sorano et sera parrainé par un ministre sénégalais ressortissant du Walo.
 
Deux concerts offerts au public de Nouakchott
 
Chose promise, chose due. Ousmane Gangué a offert un spectacle retentissant le jour de l’Aid El Fitr dans l’amphithéâtre de la nouvelle maison des jeunes. Une salle qui a refusé du monde. Accompagnés par certains artistes de la place, notamment, Dieynaba Diallo, Hamady Diawdé, le jeune Dia, la célèbre cantatrice Thiédel Mbaye …tous venus exprimer leur sympathie à Ousmane. Le tout sera marqué et maquillé par la présence du lutteur sénégalais de l’écurie Haalpular de Pikine, le lion Bala Bèye2 dit Baboye qui a esquissé des pas de danse traditionnelle appelée « MBarody » sous les ovations du publics. Venu pour la circonstance, Baboye a tenu en halène le public. Un spectacle qui a donné tout son sens et qui a rappelé les beaux jours de ce lutteur sénégalais bien connu des arènes sénégalaises malgré sa récente défaite face au jeune Bala Gaye2 de l’écurie de Guédiawaye.
Quant au concert organisé à l’ancienne maison des jeunes, il n’avait pas fini de tenir ses promesses lorsque, tout d’un coup, le ciel a ouvert ses vannes, interrompant tout. Il reste maintenant le concert qui sera offert au public de Nouadhibou qui attend impatiemment Ousmane Gangué.
Ibou Badiane


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