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Un ministre peut-il être guignard ?   
27/09/2006

 Les prix des hydrocarbures affichaient à la pompe, pour le gasoil, 188, 8 UM le litre et pour l’essence, 223 ,7 UM, quand Mohamed Ali Ould Sidi Mohamed fut désigné le 10 août 2005, ministre de l’énergie et du pétrole. La Mauritanie s’apprêtait à devenir pays producteur de pétrole et on se disaient -naïvement on l’a vu- que ces prix seraient révisés à la baisse, sinon qu’ils resteraient stables.



 Aujourd’hui, nous payons le gasoil 265,1 UM le litre et l’essence 301, 9 UM. Une augmentation de 76 UM pour le premier et 78 UM pour le second. Où vont les prix? On ne sait guère.

Avec Mohamed Ali Ould Sidi Mohamed au ministère de l’énergie et du pétrole la Mauritanie a vécu au rythme des crises avec ses partenaires que ce soit dans l’exploration, l’approvisionnement, la commercialisation en passant par la baisse de la production de son champ pétrolier offshore et au rythme des hausses continuelles des prix des hydrocarbures. En neuf mois, -figurez vous bien!- trois hausses de prix ont eu lieu. La première a eu lieu en janvier 2006 quand le gas-oil est passé de 188,8 UM à 209,3 UM le litre et l’essence de 223, 7UM à 240,7 UM.

Seconde hausse, trois mois après, en avril 2006. Le litre du gas-oil est passé à 247 UM et celui de l’essence à 272 UM. Et ce n’est pas fini. En septembre 2006, les prix affichés à la pompe ont grimpé de nouveau : 265,1 UM pour le gasoil et 301, 9 UM pour l’essence Le ministre du pétrole porte-t-il la poisse ? En tous cas, les arguments du genre : «forte demande la Chine et de l’Inde sur le marché international», «problèmes de raffinage», «instabilité au niveau de certains pays producteurs» ou la comparaison avec les prix dans les pays du voisinage n’expliquent pas à eux seuls, les hausses continuelles. Qu’est ce qui empêche la constitution d’un véritable un stock de sécurité stratégique qui mette le consommateur mauritanien à l’abri des fluctuations soudaines?. Qu’est ce qui fait qu’on ne tienne jamais compte des baisses de prix sur le marché international, mais seulement, des hausses ?
Les mauritaniens veulent que cette spirale de la hausse soit jugulée par la constitution d’un stock de sécurité conséquent, sinon le raffinage d’une partie de notre brut ou le retour au partenariat qui prévalait jusqu’en 2002, avec nos amis algériens. Et à défaut de pouvoir juguler cette spirale de hausse qu’on mette terme en attendant à l’action du ministre à la tête de ce département en le nommant ambassadeur en Australie ou aux Iles Caïman, par exemple. Sur un autre plan, il faut s’attendre à ce que la nouvelle hausse du prix des hydrocardures aient son incidence sur notre vécu suffisamment, éprouvé déjà. D’abord au niveau du secteur des transports gros consommateur des hydrocarbures.. Les camionneurs argueront la hausse des prix pour hausser leurs tarifs. Les commerçants hausseront les prix parce que les transporteurs ont haussé leur prix. La SOMELEC invoquera la hausse de sa facture énergétique et répercutera cette hausse sur son tarif industriel, résidentiel ou social. Et les consommateurs hausseront le ton parce que ne pouvant faire autre chose Et tout cela parce que le département de l’énergie et du pétrole manque d’imagination et d’ambition.
IOM


 


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