Facebook
Ag Bahanga se trouve en Algérie   
27/09/2009

L’ex-chef rebelle touareg malien, Ibrahim Ag Bahanga, est arrivé en Algérie, en provenance de Libye, pour "rejoindre le processus de paix" entre le gouvernement de Bamako et les ex-rebelles touareg, indique son entourage le 27 septembre.



"Ibrahim Ag Bahanga est maintenant arrivé en Algérie. Nous avons expliqué aux Algériens qu’il veut rejoindre le processus de paix", a déclaré par téléphone à l’Afp Mohamed Ag Gaïb, un ex-rebelle touareg proche de Ibrahim Ag Bahanga et qui l’accompagne.

Ag Bahanga, le plus radical des chefs rebelles, avait abandonné en début d’année ses positions dans le nord du Mali, sous la pression des forces gouvernementales, refusant alors de participer au processus de paix englobant les autres factions rebelles touareg. Il avait dans un premier temps trouvé refuge en Libye.

"L’Algérie prend contact avec les autorités maliennes, pour savoir ce qu’il faut faire", a ajouté le proche de Ag Bahanga, qui n’a pas précisé pourquoi l’ex-chef rebelle voulait rejoindre le processus de paix.

A Alger, aucune confirmation officielle n’a pu être obtenue le 27 septembre sur sa présence sur le sol algérien. De son côté, une source sécuritaire malienne, estime que, "pour le moment", Ibrahim Ag Bahanga est "indésirable" sur le territoire malien.

"Nous venons effectivement d’apprendre qu’il (Ibrahim Ag Bahanga) est arrivé en Algérie, mais notre position, est que pour le moment il est indésirable sur le territoire national", a affirmé la même source.

Interrogé peu après son départ de Tripoli, une source diplomatique libyenne s’était bornée à dire: "il n’est plus chez nous". L’armée malienne avait déclenché début 2009 "une opération de sécurisation" dans le nord-est du pays destinée à "anéantir" le groupe d’Ag Bahanga.

Le ministère malien de la Défense avait ensuite annoncé, en février, que toutes ses bases avaient été prises et qu’il était "en fuite". Depuis sa fuite, l’accord de paix signé en Alger en 2006 entre Bamako et les rebelles touareg a été relancé.

Il prévoit le développement des régions déshérités du nord malien, en grande partie désertique.


Toute reprise totale où partielle de cet article doit inclure la source : www.journaltahalil.com
Réagir à cet article
Pseudo
E-mail
Commentaire
Entrer le code
La rédaction de Tahalil vous demande d'éviter tout abus de langage en vue de maintenir le sérieux et de garantir la crédibilité de vos interventions dans cette rubrique. Les commentaires des visiteurs ne reflètent pas nécessairement le point de vue de Tahalil et de ses journalistes.
Les commentaires insultants ou diffamatoires seront censurés.

TAHALIL 2006-2020 Tous droits reservés