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Disparition du secrétaire de Hitler: des documents révèlent la traque    
01/09/2009

C’est l’un des grands mystères entourant la chute du Troisième Reich. Au moment où les chars d’assaut russes envahissaient Berlin et qu’Adolf Hitler se suicidait dans son bunker, son secrétaire particulier, le redoutable et violent Martin Bormann, disparaissait dans la nature. Les premières indications laissaient croire...



...qu’il avait été abattu par des obus russes, mais certaines rumeurs le donnaient en fuite à l’étranger. Or, selon des documents rendus publics mardi, les services de sécurité britanniques ont poursuivi sa traque, répertoriant les témoignages de personnes affirmant l’avoir vu. Un document du mois d’octobre 1946 fait état de ôôcomptes rendus fiables’’, selon lesquels Bormann, l’homme derrière toute l’organisation de l’Holocauste, se trouvait dans la région de Schaffhouse, en Suisse. Le dignitaire nazi n’y a jamais été trouvé mais les services britanniques ont continué à recevoir des récits de possibles témoins. Bormann avait été jugé et condamné à mort par contumace au procès de Nuremberg pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité en 1945-46. De fait, les témoignages sur les allées et venues de Bormann avaient l’heur d’exaspérer les services de sécurité. ôôLe regretté mais itinérant Herr Bormann a été vu en Suisse (l’endroit le plus fréquemment nommé), en Bolivie, en Italie, en Norvège et au Brésil’’, écrivait en 1947 un agent britannique incapable de masquer sa frustration. ôôLa presse attend sans doute le moment de lancer son scoop ridicule, selon lequel il a été vu chevauchant le monstre du Loch Ness. Cela devrait permettre d’amasser quelques dollars.’’ L’historien Andrew Roberts affirme que les autorités britanniques tenaient coûte que coûte à retrouver Bormann, en raison de son importante contribution aux opérations du Troisième Reich. « Pour ce qui a trait à l’Holocause, Bormann jouait un rôle vital dans la transmission de directives de Hitler à Heinrich Himmler’, avance-t-il, ajoutant que cette éminence grise du régime nazi aurait pu fournir des informations de première importance sur la responsabilité directe du Fuhrer dans le plus grand crime contre l’humanité jamais commis. S’il avait été arrêté, Bormann aurait également facilité l’arrestation d’autres criminels de guerre nazis, soutient Andrew Roberts. ôôPersonne dans l’entourage immédiat de Hitler ne connaissait le Fuhrer aussi bien que Bormann. Tous les soirs, il prenait note de chaque phrase, chaque mot, chaque pensée de Hitler, et il aurait été fort utile à toute personne qui l’aurait capturé’’, poursuit l’historien. Les médias ont aidé à amplifier la légende sur le fugitif Bormann. En 1951, un correspondant à Londres du «Chicago Tribune», Arthur Veysey, a communiqué avec la police britannique pour l’informer qu’il avait rencontré un Allemand prétendant être Bormann. Ce dernier aurait demandé au journaliste de lui envoyer des documents aux Etats-Unis par l’entremise d’un messager personnel. Bien que persuadés qu’il s’agissait d’un canular, les policiers ont tout de même demandé à Veysey d’organiser un autre rendez-vous. La rencontre n’a jamais eu lieu, incitant les policiers à conclure que le reporter, sans être anti-britannique, était du genre à «laisser la police régler le dossier, une attitude typique de l’Américain moyen». Le mystère entourant le destin de Bormann s’est réglé en 1972, une fois pour toutes, lorsque des ouvriers travaillant sur un chantier à Berlin ont découvert un squelette. Après cinq mois d’examens, incluant des radiographies des os, une analyse dentaire et une reconstruction faciale à partir du crâne, les experts ont conclu que ces restes étaient ceux de Bormann, et qu’il était probablement mort en mai 1945, peut-être après avoir croqué une capsule de cyanure. Ces informations n’ont pas convaincu tout le monde. Mais les autorités ouest-allemandes l’ont déclaré mort en 1973. AP


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Commentaires
dancreuk
dan-creuklaposte@.fr
2010-12-13 23:06:27

Que dire des documents officiels de la police argentine qui confirment l’arrivée de Bormann sur le continent sud américain en 1948 depuis un bateau en partance de Gênes. Ces documents figurent dans le livre de Ladislas Farago paru en 1974. Personne n’a pu apporter la preuve que ces derniers étaient des faux !

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