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Le prince saoudien a parlé à son agresseur avant l’attentat   
01/09/2009

Le ministère saoudien de l’Intérieur a diffusé mardi l’enregistrement d’une conversation téléphonique entre le prince Mohamed ben Nayef, responsable de la lutte antiterroriste, et un membre d’Al Qaïda qui a essayé de le tuer la semaine dernière. L’homme, qui se faisait passer pour un extrémiste islamiste repenti,



a fait exploser la charge qu’il portait sur lui, jeudi, dans le bureau du prince, à Djeddah. Il s’agit du premier attentat contre un membre de la famille royale. Mohamed ben Nayef, vice-ministre de l’Intérieur dont le père va probablement devenir le prochain héritier du trône, n’a été que légèrement blessé. Trois jours plus tard, Al Qaïda a fait savoir que l’attentat avait été commis par Abdallah al Assiri, un suspect recherché arrivé en Arabie saoudite via le Yémen. Dans l’enregistrement diffusé mardi par la chaîne Al Arabiya, qui dépend de Ryad, on entend les deux hommes plaisanter et échanger des amabilités au sujet du ramadan, preuve que la conversation a eu lieu récemment. "Je dois vous rencontrer pour raconter toute l’histoire", dit Assiri au prince. "Si vous venez, je m’assiérai avec vous et nous pourrons nous donner l’un à l’autre ce que nous avons", lui répond ce dernier. "Méfiez-vous des gens mal intentionnés qui veulent vous exploiter", ajoute le prince. Les autorités saoudiennes ont publié en février une liste de 85 suspects recherchés, qui, selon les observateurs, se trouveraient pour la plupart au Yémen. Certains ont été libérés de Guantanamo et d’autres ont suivi un programme de "correction" en Arabie saoudite. Les branches saoudiennes et yéménites d’Al Qaïda ont fusionné au début de l’année pour former Al Qaïda dans la péninsule arabique. L’initiative avait été précédé d’une vigoureuse campagne antiterroriste menée sous la direction du prince Mohamed, qui a durement affecté le mouvement islamiste. Le prince Nayef, ministre de l’Intérieur et père de Mohamed, a défendu samedi la politique de retour des activistes repentis, deux jours après l’attentat contre son fils.   Reuters


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