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50.000 personnes contre le nouveau code de la famille   
22/08/2009

Quelque 50.000 personnes ont participé, samedi à Bamako, à un meeting organisé par le Haut conseil islamique du Mali, pour rejeter le nouveau code des personnes et de la famille qui accorde davantage de droits aux femmes. Organisée dans le plus grand stade de la capitale, la manifestation s’est déroulée sans incident.



Sur des calicots et banderoles, on pouvait lire: "Non à ce code qui divise les Maliens", "la femme reste femme et l’homme reste homme" ou encore "la civilisation occidentale est un péché". Le nouveau code de la famille - qui remplace notamment l’expression "puissance paternelle" par "autorité parentale" et relève l’âge du mariage à 18 ans - a été adopté début août par l’Assemblée nationale mais n’a pas encore été promulgué par le chef de l’Etat. Le président du haut conseil islamique du Mali, l’imam Mamoud Diko, a lancé un appel au président Amadou Toumani Touré pour qu’il ne le fasse pas, afin de "préserver la paix et la quiétude" dans le pays. Plusieurs manifestations de rejet du nouveau code avaient déjà été organisées à l’intérieur du Mali. En présence de nombreuses femmes voilées, le meeting de samedi était rythmé par des chants religieux interrompus par un animateur scandant régulièrement "respectez Dieu!". Le public lui répondait: "Dieu est grand". A l’issue de la manifestation, les imams et érudits musulmans du Mali ont publié une déclaration affirmant que "le code viole en plusieurs de ses articles, les dispositions du Coran, livre sacré des musulmans, et les valeurs traditionnelles des Maliens". "Nous décidons de boycotter les députés qui ont voté ce texte et les ONG féminines qui soutiennent également le texte. Dans les mosquées (...), nous ne ferons plus pour eux ou leur famille, de cérémonies de baptême ni de prières en cas de décès. Ils ont trahi Allah!" ont écrit les religieux. Les associations musulmanes contestent notamment le fait que le mariage religieux ne soit pas juridiquement reconnu. "Nous demandons dans toutes les mosquées la relance du mariage religieux, comme si de rien n’était", écrivent les imams dans leur déclaration. Par ailleurs, le chapitre du nouveau code sur la succession est l’un des plus controversés car il stipule qu’un enfant né hors du mariage, peut désormais bénéficier de sa part d’héritage, au même titre que l’enfant légitime. AFP


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