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Traite des personnes : 1075 enfants, dont des mauritaniens rapatriés dans leur pays   
13/06/2006

Plus d’un millier d’enfants-jockeys, enlevés par les trafiquants d’êtres humains et importés illégalement aux Emirats Arabes Unis (EAU) pour participer aux courses de chameaux très populaires dans le pays ont pu rentrer chez eux, ont annoncé les autorités Emiraties lundi dernier.

 



Les Emirats ont mis en oeuvre l’année dernière l’interdiction de cette pratique des enfants-jockeys, et une vingtaine de trafiquants ont été traduits en justice pour avoir fait entrer ces petites victimes dans le pays. "C’est le passé, cela n’existe plus aux Emirats", a déclaré le vice-ministre de l’intérieur, le général Saif Al-Shafar. Il a fait état de 1.075 enfants, originaires du Pakistan, du Bangladesh, du Soudan, de Mauritanie et d’Erythrée qui ont été aidés à regagner leur pays d’origine après un programme de réinsertion.
Depuis la campagne lancée contre l’exploitation des enfants-jockeys, les très rentables courses de chameaux, très populaires dans les pays du golfe, sont soumises à des règles strictes, les jockeys devant prouver qu’ils ont plus de 18 ans. On a également commencé à utiliser, aux Emirats ou au Qatar, des petits robots commandés à distance pour diriger les chameaux, à la place des enfants auxquels on avait auparavant recours en raison de leur petite taille et de leur légèreté.
Si cette décision sur les enfants-jockeys a valu aux Emirats les félicitations de l’UNICEF, le fonds des nations unies pour l’enfance, et du gouvernement pakistanais, les EAU restent dans le collimateur pour d’autres formes de trafic d’êtres humains: les réseaux d’importations de femmes livrées à la prostitution forcée, ou encore les abus subis par une main d’oeuvre immigrée sous-payée, outil du boom économique que connaissent les Emirats. Les EAU se contentent notamment, selon le département d’Etat américain, d’emprisonner et expulser quelque 5.000 prostituées étrangères victimes des réseaux chaque année. (AP)

 


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