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Karaté : Nakayama Dojo club: la volonté d’aller loin   
07/06/2006

Le dojo Nakayama club situé à l’école du marché de la Capitale est dirigé par Ahmedou Ould Ahmed, maître de karaté 3ème Dan. Depuis le 07 octobre 2002, date à laquelle l’association des clubs de karaté Nakayama a obtenu son récépissé conformément à la loi, les activités se déroulent sous la direction des judokas rompus à la discipline. Il s’agit de O. Ahmed et Dicko Seydina, tous deux entraîneurs de karaté.



L’Association regroupe les dojos de Nakayama Karaté club, de Fraternité Karaté club de Teyarett, de Nasr Karaté club et du Centre National de Karaté (CNK) qui ont fédéré leurs actions pour en constituer la dite association. Cette union est coordonnée par maître Ahmedou Ould Ahmed qui assure la présidence, assisté par ses homologues des autres clubs.
Toutefois, chaque club associé gère ses activités de manière autonome. Aussi, chaque semaine, les responsables des différents clubs se rencontrent-ils pour évaluer le travail fait dans chacun des clubs et s’échanger des expériences. Des séances de travail élargies aux élèves sont organisées pour préparer ceux-ci à participer aux championnats nationaux de kata et de kumite. Toutes les catégories sont entraînées dans le dojo Nakayama : mini-karaté, cadet, junior et senior.
Actuellement, les clubs se préparent pour le championnat de kumite prévu du 10 au 11 juin prochain à Nouakchott. Une seule chose parait animer les maîtres et leurs élèves : «la volonté d’aller loin…plus loin encore.» C’est ce qui se perçoit dans cette salle remplie d’élèves venus d’horizons divers à travers Nouakchott. 35 adeptes apprennent les techniques de la discipline née au pays du soleil levant. Il s’agit principalement des techniques de Kata et de Kumite. L’expérience de Ould Ahmed, responsable des arbitres au niveau de la Fédération Mauritanienne de Karaté et Disciplines Affinitaires (FMKDA) profite beaucoup aux élèves dont la démonstration montre combien, ils sont animés d’une grande ambition. Les apprenants maîtrisent, à l’image de leur maître, les différentes techniques de combat, de self défense, de kata et de kumite.
Au dojo Nakayama karaté club, les maîtres ne cessent de rappeler aux élèves qu’«il ne faut jamais oublier que le dojo est aussi bien un lieu de culture spirituelle que d’entraînement technique ». Malgré les efforts fournis par les responsables et les élèves eux-mêmes, les difficultés matérielles restent nombreuses.
Sur place, aucun tatami. Selon Ahmedou, le ministère de tutelle leur a promis du matériel qui, cependant tarde encore à venir, alors que les responsables du dojo nourrissent beaucoup d’espoir vis-à-vis de cette promesse.«Le département doit repenser son action à l’endroit des dojos comme celui-là, où des efforts sont consentis au niveau de la petite catégorie.» ajoute un des maîtres.
Ces propos sont confirmés par une démonstration de haute facture des enfants inscrits. Le dojo recèle une pépinière de talents en dépit de ses difficultés d’ordre matériel et financier. La salle de l’école lui a été cédée par la directrice, Madame Zeinabou avec l’aval du département de l’éducation nationale. En fait, la direction de l’école qui, compte tenu des efforts fournis par le dojo dans l’apprentissage des enfants à ce sport, a jugé nécessaire d’apporter son soutien. La joie des enfants est manifeste. Tous les jours, sauf le samedi et le lundi, les élèves du dojo Nakayama sont en salle. « Nous aimons ce sport parce qu’il nous prépare aux techniques de défense et de combat » déclare la plupart d’entre eux. « Même si on ne peut pas aller loin, ajoute l’un des élèves, notre volonté demeure ».
« Notre ambition est de faire de nos élèves, de futurs représentants de la Mauritanie aux championnats d’Afrique de karaté.» certifient Ahmedou et Dicko.
L’association est affiliée à la fédération nationale. Chaque année, la FMKDA organise des championnats de karaté «do», des stages de techniques de perfectionnement, des stages d’arbitrage et de grades supérieurs. La fédération, elle même participe à certains stages organisés à l’étranger avec leurs homologues de la sous région. Récemment, des arbitres de karaté avaient participé à un stage d’arbitrage, de «coaching», et de combattant à Thiès le 26 mai 2006. Ce stage était dirigé par les grands maîtres de karaté sénégalais ayant une expertise avérée en la matière, parmi lesquels Meïssa Dia, responsable des arbitres africains, M. Diop, directeur technique national du karaté sénégalais, Alioune Badara Diack, arbitre mondial et Cheikh Ndiaye, professeur au CNEPS de Thiès, préparateur technique des équipes nationales.
Les mauritaniens ont relevé le défi en participant avec succès au stage, supervisé également par les experts italiens, Zakaro, arbitre international et le professeur Askieri.


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