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Reveillez vous   
08/05/2006

Ne dit-on que le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt ! Contrairement à toutes les capitales du monde, Nouakchott dort tôt et se réveille tard. Les nouakchottois, tous quartiers confondus, sont des abonnés au sommeil après le coucher du soleil et à la grâce matinée après la levée du jour. On préfère ici, se couler dans les bras de Morphée, que de se secouer les bras!
Pour Mao Tsétoung, chantre de l’effort collectif, un homme est une bouche à nourrir et deux bras pour travailler.



Le constat de la flemmardise locale dit long sur la paresse légendaire et avérée des mauritaniens d’une manière générale. Nouakchott, contenant, tout de même un échantillon représentatif de la population mauritanienne, abrite selon les estimations les plus prudentes, le quart de la population du pays. Or, jusqu’à 10 heures du matin, la ville est encore endormie. Seule une certaine fébrilité dans la circulation à partir de 8 heures en raison du mouvement des écoliers indique, âme qui vive. Cela constitue 3 heures de retard par rapport à toutes les capitales du monde. De Bamako, à Dakar, en passant par Casablanca, Paris, Washington ou à Mexico, le réveil est à 5heures du matin. Soldats du développement de leur pays et lutteurs acharnés pour l’épanouissement individuel, les habitants des grandes villes quittent leurs lits pour aller suer. La machine économique se met alors en branle et chacun y trouve son compte : le transporteur, le restaurateur, l’épicier du coin, l’employeur… et en définitive tout le pays.
Eh oui ! C’est avec le travail, avec la sueur que les pays quittent le cercle de la misère et de la dépendance. C’est avec la sueur que les peuples mangent à leur faim et cessent d’être dépendants vis-à-vis d’autrui. Et certainement pas avec deux heures de temps pour prendre son «Atay», trois quarts d’heures pour les «Echtary» et le reste pour les ragots et la médisance avant de songer arriver au bureau à 12 heures tapantes!
Les pays asiatiques émergeants ne sont pas devenus ce qu’ils son,t avec le sommeil et la parlote. Et puis calculons ce que nous perdons en ronflant aux horaires de labeur et en parlottant. Combien notre fonction publique et notre tissu économique y perdent?
Du gâchis et du non sens, à l’orée du XXIème siècle.
Nouakchottois réveillons-nous ! Nous amusons le monde qui nous observe.
IOM


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