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Shimon Peres joue l’apaisement après la colère d’Erdogan à Davos   
30/01/2009

Le président israélien Shimon Peres a souhaité, le 30 janvier , que ses vifs échanges verbaux avec le Premier ministre turc Tayyip Erdogan au Forum économique mondial de Davos n’affectent pas les relations entre Israël et la Turquie. Jeudi, Erdogan avait quitté avec fracas un débat consacré au Proche-Orient, dénonçant l’intervention militaire israélienne de 22 jours contre la bande de Gaza.



"Quand il s’agit de tuer, vous savez parfaitement comment vous y prendre", avait lancé Erdogan en s’adressant à Peres, assis à ses côtés lors du débat. Peres avait alors répondu avec vigueur, demandant à Erdogan quelle serait son attitude si des roquettes étaient tirées chaque nuit sur Istanbul. Visiblement très en colère, Erdogan avait alors annoncé qu’il ne participerait plus à cette réunion annuelle qui réunit dirigeants politiques et hommes d’affaires dans la station des Alpes suisses. "Nous ne voulons pas de conflit avec la Turquie. Nous sommes en conflit avec les Palestiniens," a expliqué Peres vendredi à des journalistes. Le président israélien a précisé qu’il s’était entretenu au téléphone avec Erdogan après leur passe d’arme verbale. "Il ne s’agit ni d’un problème personnel, ni d’un problème national. Les relations peuvent demeurer ce qu’elles sont. Mon respect (pour lui) n’a pas changé. Il s’agissait d’un échange d’opinions et les opinions sont les opinions", a précisé Peres. Peres a dit espérer que la Turquie continue de jouer son rôle de modérateur au Proche-Orient.
De son côté, Erdogan a été accueilli en héros par plusieurs milliers de personnes qui se sont rassemblées vendredi à l’aéroport Ataturk d’Istanbul. Brandissant des drapeaux palestiniens et turcs, les manifestants ont salué le chef du gouvernement par des slogans comme "la Turquie est fière de vous". "Notre peuple pouvait exiger une réaction identique de n’importe quel Premier ministre turc", a commenté Erdogan dans une conférence de presse après s’être adressé à la foule. "Il en allait de la considération et du prestige de mon pays. De fait, ma réaction se devait d’être claire. Je ne pouvais laisser personne ternir le prestige et en particulier l’honneur de mon pays", a-t-il ajouté. "Nos reproches ne visaient pas le peuple israélien ou les Juifs. Nos reproches étaient entièrement dirigés contre le gouvernement israélien", a-t-il indiqué. Les réactions à la sortie d’Erdogan ont été mitigées, d’anciens diplomates faisant valoir qu’elle était de nature à alimenter la tension entre les deux pays tout en affaiblissant la position d’Ankara dans son rôle de médiateur dans la région. Pour le président turc Abdoullah Gul, son chef du gouvernement a fourni "une réponse appropriée". "Personne ne peut s’attendre à voir le Premier ministre de la Turquie se laisser manquer de respect", a-t-il dit. Peres a expliqué que sa réaction vigoureuse se justifiait par l’image "affreuse" qui était donnée de son pays par les autres intervenants dans le débat. Le secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-moon, et le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, participaient à cette table ronde.


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