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La réunion de Doha entame ses travaux avec la participation du Général Mohamed Ould Abdel Aziz   
16/01/2009

Pour discuter de l’offensive terroriste  israélienne à Gaza,  une réunion extraordinaire  de dirigeants arabes, musulmans (et même non musulmans) a entamé vendredi après-midi 16 janvier ses travaux à Doha. Cette réunion a été conviée par le Qatar qui avait appelé à un sommet arabe extraordinaire consacré à la situation à Gaza, mais plusieurs pays «peshmergas» du  monde arabe, notamment l’Egypte et l’Arabie saoudite ont dit leur opposition, étalant au grand jour les divisions arabes.



Egyptiens et Saoudiens ont indiqué préférer en discuter en marge d’un "sommet économique arabe" prévu au  Koweït lundi et mardi prochains.
La majorité,  soit, 13 des 22 membres de la ligue arabe ont accepté de participer à la réunion de Doha. Le quorum requis pour un sommet (15), n’avait  pas été atteint.
Les présidents de Syrie, du Liban, d’Algérie, du Soudan, de Mauritanie, des îles Comores sont arrivés à Doha, l’Irak, la Libye et Djibouti ont dépêché de hauts responsables. «La persistance d’Israël sur sa position intransigeante requiert de nous de prendre des mesures unifiées garantissant l’arrêt immédiat de la guerre sur la bande de Gaza» a déclaré le général Mohamed Ould Abdel Aziz président du Haut Conseil d’Etat (HCE), chef de l’Etat mauritanien dans son allocution prononcée au cours de la réunion de Doha.
Le Président du HCE a ajouté : «Nous ferons tout le possible pour renforcer les efforts requis pour l’établissement de l’Etat palestinien indépendant avec Al Qods echerif comme capitale et nous serons les premiers à mettre en application toute résolution prise par les Etats arabes dans ce domaine, quelle qu’en soit la nature ».
Le président palestinien Mahmoud Abbas n’a pas  fait  le déplacement.
Un adjoint du premier ministre Turc Recep Tayyip Erdogan participe à la réunion. il devrait avoir un statut d’observateur, la Turquie n’étant pas membre de la ligue arabe.
Le Qatar, a proposé jeudi aux pays arabes de revoir leurs relations avec l’etat hébreu et de créer un fonds de reconstruction à gaza auquel l’émirat contribuerait à hauteur de 250 millions de dollars.
Le Qatar est directement concerné, étant l’un des rares pays arabes à avoir des liens officiels avec l’Etat hébreu. Trois autres pays arabes ont des relations diplomatiques avec israël: l’Egypte, la Jordanie et la Mauritanie.
Parmi les autres propositions, l’émir a cité "le gel de l’initiative de paix arabe", adoptée au sommet arabe en 2002. Cette initiative, d’inspiration saoudienne, offre à Israël une normalisation de ses relations avec les pays arabes en échange de son retrait des territoires occupés en 1967. Israël n’a pas accepté cette initiative, même s’il a dit y relever des éléments positifs.
Plus de 1.100 palestiniens ont péri dans la bande de Gaza depuis le début de l’offensive le 27 décembre.
Le chef en exil du Hamas, Khaled Mechaal, est arrivé vendredi à Doha.
Ramadan Challah, le chef du mouvement palestinien Jihad Islamique ainsi que des représentants de plusieurs groupes palestiniens basés à Damas, ont été également conviés à la réunion de Doha.
Ahmed Jibril, le chef du Front Populaire de Libération de la Palestine-commandement général (FPLP-CG, d’obédience chrétien), est également présent à Doha.
La réunion de Doha  intervient au lendemain d’un sommet du conseil de coopération du golfe (CCG), tenu à Riyad à la demande de l’Arabie saoudite et censé avoir ressoudé les rangs des six monarchies pétrolières de ce groupe.
L’Arabie Saoudite, soutenue notamment par l’Egypte, qui a proposé un plan de sortie de crise, au centre d’intenses tractations diplomatiques régionales et internationales, estimait que les pays arabes devaient évoquer l’offensive israélienne à l’occasion de leur sommet économique lundi et mardi à Koweït, une rencontre prévue de longue date.
La réunion de Doha, envisagée initialement en sommet arabe extraordinaire, a été ensuite rebaptisée "réunion extraordinaire du conseil de la ligue arabe au niveau des chefs d’etat", puis finalement "réunion de gaza" selon les organisateurs qataris.
"Cette réunion est le fruit d’une détermination qatarie, arabe, syrienne et islamique (...), en défi à toutes les pressions exercées pour empêcher" la tenue d’un sommet arabe, a déclaré aux journalistes le ministre syrien des affaires étrangères, Walid al-Mouallam, présent à Doha.
le président syrien Bachar al-Assad a appelé vendredi à Doha les pays arabes ayant des relations diplomatiques avec Israël à fermer leurs ambassades et à rompre tout contact avec l’etat hébreu.
Intervenant à l’ouverture à Doha d’une réunion arabe consacrée à l’offensive terroriste israélienne dans le territoire palestinien, M. Assad a demandé aux pays arabes sans les identifier de "fermer les ambassades d’israel et de rompre tout contact direct ou indirect avec l’Etat hébreu".
Le chef en exil du Hamas, khaled Mechaal, a rejeté les  conditions d’Israël pour un cessez-le-feu. "Malgré toutes les destructions à gaza, nous n’accepterons pas les conditions d’Israël en vue d’un cessez-le-feu car la résistance à gaza n’a pas été vaincue", a déclaré M. Mechaal à l’ouverture d’une réunion sur gaza.
Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, le président sénégalais Abdoulaye Wade, président en exercice de l’organisation de la conférence islamique (OCI, 57 pays), ainsi que des représentants du Venezuela, de l’Indonésie et de la Turquie étaient présents à Doha.


Les «Peshmergas» du monde arabe se réunissent au Koweit

Les pays de la Ligue arabe ont tenu vendredi des réunions rivales au Koweït et à Doha pour débattre de la situation dans la bande de Gaza au 21e jour de l’offensive militaire israélienne. Ces deux réunions, au niveau des ministres des Affaires étrangères pour la première, illustrent les tensions dans le monde arabe sur la tenue d’un sommet extraordinaire sur la guerre à Gaza, qui a fait près de 1.200 morts - pour l’essentiel des civils - dans le camp palestinien depuis le 27 décembre. Le Qatar avait proposé d’organiser un sommet arabe extraordinaire sur Gaza mais l’émirat s’est heurté à la résistance des deux «Peshmergas» du monde arabe, l’Egypte et l’Arabie saoudite. Ces deux pays ont marqué leur préférence pour débattre du dossier gazaoui en marge du sommet arabe de lundi, prévu de longue date au Koweït et consacré à l’économie.  "La situation dans le monde arabe est très chaotique et c’est regrettable", a résumé le secrétaire général de la Ligue, l’Egyptien Moussa Amr, en s’adressant à la presse au Koweït où 3.000 personnes environ ont manifesté contre Israël. Lors de la séance du matin, le chef de la diplomatie saoudienne, le prince Saud al-Fayçal, a préconisé un soutien accru à la médiation égyptienne en vue d’une trêve à Gaza
Les ministres arabes des Affaires étrangères réunis à Koweït ont adopté vendredi 16 janvier un appel à faire cesser "l’agression israélienne" dans la bande de Gaza qu’ils vont soumettre à un sommet arabe prévu la semaine prochaine dans la capitale koweïtienne. Ils appellent également à la levée du blocus israélien imposé au territoire palestinien et l’ouverture de tous les points de passage de la bande de Gaza. Ils proposent aussi la mise en place d’un fonds de deux milliards de dollars pour la reconstruction de la bande de Gaza où les destructions sont considérables après trois semaines d’offensive israélienne. La guerre de Gaza doit être discutée à l’occasion d’un sommet économique prévu de longue date lundi et mardi à Koweit alors que les pays arabes étalent leurs divisons. La réunion de Koweït, convoquée par la Ligue arabe, se tient parallèlement à une réunion organisée par le Qatar.


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