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Réunion extraordinaire des ministres arabes: Les arabes face à l’Holocauste de Gaza    
31/12/2008

Le secrétaire général de la  Ligue arabe, Amr Moussa, a appelé mercredi 31 décembre au Caire,  les factions palestiniennes rivales à se réconcilier d’urgence face à la crise dans la bande de Gaza. "Nous appelons les frères palestiniens à une réunion de réconciliation immédiatement", a déclaré M. Moussa à l’ouverture d’une réunion extraordinaire des ministres arabes des Affaires étrangères.



 

Le secrétaire général de la Ligue des Etats arabes, Amr Moussa, a appelé le Conseil de sécurité de l’ONU à adopter immédiatement une résolution pour l’arrêt de l’agression israélienne contre la bande de Gaza. "Qu’attend le Conseil de sécurité pour adopter une résolution pour l’arrêt de l’agression israélienne? quel est le nombre des victimes à franchir pour que les raids cessent ?", s’est interrogé M. Moussa à l’ouverture au Caire d’une réunion urgente du Conseil des ministres arabes des Affaires étrangères, appelant le Conseil de sécurité à intervenir pour que la tragédie au Liban lors de la guerre de juillet 2006 ne soit pas reproduite.. M. Moussa a, de même, appelé les pays arabes à adopter une position unifiée, ajoutant que le recours à la force par Israël contre les populations civiles de Gaza relève d’une "spéculation électorale", dont le but est de démontrer que l’Etat hébreu dispose d’une armée invincible. Les raids israéliens contre Gaza, qui se poursuivent pour la cinquième journée consécutive, sont au centre de la réunion urgente du Conseil des ministres arabes des Affaires étrangères qui examineront également les aides nécessaires à fournir au peuple palestinien, la proposition du Qatar et de la Syrie de tenir un sommet arabe urgent et le plan d’action égyptien pour mettre un terme aux attaques israéliennes.

Cinq jours après le début des raids israéliens sur la bande de Gaza, qui ont fait près de 400 morts, cette réunion a commencé en fin de matinée au siège de la Ligue arabe, dans le centre du Caire. L’appel de M. Moussa a fait écho à une déclaration du chef de la diplomatie saoudienne, Saoud al-Fayçal, affirmant que les pays arabes ne pourraient "tendre la main" aux Palestiniens tant que ces derniers resteraient divisés. "Il est temps que les factions palestiniennes se rencontrent lors d’une réunion décisive parvenant à (la formation) d’un gouvernement d’union nationale", a ajouté le ministre saoudien. Le Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas et le Hamas sont en conflit ouvert depuis le coup de force du groupe islamiste à Gaza en juin 2007. M. Abbas ne contrôle plus aujourd’hui que la Cisjordanie. Tant le secrétaire général de la Ligue arabe que le chef de la diplomatie saoudienne, qui s’exprimaient en public avant la réunion à huis clos, ont fermement dénoncé l’opération israélienne. Le prince Saoud l’a qualifiée "d’horrible massacre", tandis que M. Moussa estimait qu’elle "ne faisait pas de différence entre les enfants, les femmes ou les vieillards". A l’exception de la Somalie et des Comores, représentées par leurs délégués auprès de la Ligue, tous les membres de l’organisation panarabe ont envoyé leur ministre des Affaires étrangères à la réunion, destinée à trouver une réponse commune face aux raids israéliens contre le Hamas. Elle doit se prononcer sur une proposition du Qatar d’organiser vendredi à Doha un sommet arabe extraordinaire, ainsi que d’une nouvelle saisine au Conseil de sécurité des Nations unies. Mais l’Egypte, a déjà estimé ce sommet prématuré, accusant aussi l’Iran d’instrumentaliser la crise. Selon un haut responsable de la Ligue arabe, Hicham Youssef, dix pays arabes ont déjà officiellement accepté la tenue d’un sommet, mais il en faut au moins 14 pour le convoquer. "La réunion va discuter d’une nouvelle saisine du Conseil de sécurité pour adopter une résolution condamnant l’agression et appelant à l’arrêt de l’effusion de sang", a indiqué à la presse l’ambassadeur palestinien au Caire, Nabil Amr. Israël, de son côté, a fait savoir mercredi qu’il étudiait différentes propositions internationales de "trêve permanente sous certaines conditions", mais a écarté une proposition française d’un cessez-le-feu provisoire. Alors que les opinions arabes sont très mobilisées contre l’opération israélienne, leurs dirigeants se montrent jusqu’à présent impuissants à prendre des décisions, y compris des initiatives diplomatiques. "Les pays arabes pourraient faire beaucoup contre Israël, mais comme ils sont divisés ils ne feront malheureusement rien", a estimé Moustapha Kamel al-Sayed, professeur de sciences politiques à l’Université du Caire. L’Egypte a ainsi sèchement refusé mardi de céder aux pressions du Hamas et du Hezbollah de briser le blocus d’Israël en ouvrant en permanence sa frontière avec Gaza, réclamant d’abord le retour de l’Autorité palestinienne sur place. Le chef de la diplomatie égyptienne, Ahmed Aboul Gheit, a indiqué mardi qu’il entendait proposer un plan d’action proposant "un cessez-le-feu immédiat, un retour à la trêve, l’ouverture des points de passage et un mécanisme international ou arabe pour s’assurer de l’application à la lettre de cet accord". (Afp)


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