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Atelier de formation au profit des juges sur les mécanismes de gestion des biens saisis   
27/10/2021

L’Office de Gestion des Biens Gelé, Saisis et Confisqués a organisé mardi à Nouakchott un atelier de formation au profit des juges sur les mécanismes et les procédures de gestion des biens saisis et les voies de leur exécution.



Cet atelier de deux jours organisé dans le cadre de la modernisation de la justice et de son accessibilité avec le concours du PNUD vise à sensibiliser les juges et leurs collaborateurs ainsi que les autres acteurs opérant dans le domaine judiciaire sur les sujets relatifs aux mécanismes de la saisie et des voies de son exécution.

Dans un mot prononcé à cette occasion, le secrétaire général du ministère de la Justice, M. Mohamed Ould Ahmed Aida, a indiqué que la gabegie constitue l’un des principaux défis des pays en développement avec tout ce qu’elle représente comme menaces à la démocratie et d’inhibition des efforts de développement.

Il a ajouté que la création de l’Office de Gestion des Biens Gelé, Saisis et Confisqués est un pas très avancé sur la voie de la lutte contre la corruption, le détournement des deniers publics, le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme, le trafic de drogue et l’enrichissement illicite.

Le Directeur de l’Office de Gestion des Biens Gelé, Saisis et Confisqués, M. Cheikh Ould Hamdi, a passé en revue les principales réalisations accomplies par l’Office depuis sa création et qui ont englobé les infrastructures nécessaires à la mission, des magasins dans les trois wilayas de Nouakchott, l’organigramme de l’Office.

Dans le cadre de la coopération, l’Office de Gestion des Biens Gelé, Saisis et Confisqués a également réussi à devenir membre observateur du Réseau des agences régionales du recouvrement des avoirs criminels en France.

Il a s’est appesanti sur les défis les plus importants qui empêchent la mise en œuvre optimale des tâches confiées à l’office, qui se traduisent principalement par une mauvaise coordination avec les forces de l’ordre et le ministère public, ainsi que la lenteur à renvoyer les objets saisis à l’Office. Des objets qui vont jusqu’à perdent leur valeur du fait de la lenteur procédures facilitant ainsi leur détérioration ou leur dissimilation, a-t-il souligné.

De son côté, M. Anthony Ngororano, Représentant résident du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) en Mauritanie a indiqué que la création de l’Office et le renforcement de ses capacités résulte d’une volonté politique sans équivoque pour éliminer toutes les formes d’impunité.

Il a ajouté que la Mauritanie a ratifié la convention des Nations unies de lutte contre la corruption qui exhorte tous les pays membres de l’ONU de prendre tous les mesures nécessaires permettant la découverte et le gel ou la saisie tous les biens mal acquis.

L’ouverture de l’atelier s’est déroulée en présence des secrétaires généraux des ministères des affaires économiques et des finances ainsi que de plusieurs magistrats.
AMI


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