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Nouakchott: Ouverture d’un atelier sur la nutrition en iode en Mauritanie   
25/09/2021

Les travaux d’un atelier portant sur le plan d’action visant la redynamisation pérenne du programme d’iodation du sel et de nutrition en iode en Mauritanie ont débuté jeudi à Nouakchott.



La rencontre de deux jours, vise à donner un nouvel élan au programme d’iodation des produits alimentaires, à mettre en place une stratégie pour l’activer et un plan pour limiter les carences qu’entrainent la non utilisation de l’ iode.

Dans son d’ouverture, la secrétaire générale du ministère du Commerce, de l’Industrie, de l’Artisanat et du Tourisme, Mme Maïziza Mint Mahfoudh Ould Kerbally a indiqué que l’atelier s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du programme du département, soulignant importance de son thème qui concerne la santé en général et celle de la mère et de l’enfant en particulier.

Elle a précisé que depuis 2004, le ministère a pris des mesures contraignantes visant l’utilisation de l’iode dans les denrées alimentaires telles que les huiles et la farine en plus de l’organisation de campagnes de sensibilisation demandant aux citoyens d’utiliser le sel iodé.

Mme Maïziza Mint Mahfoudh Ould Kerbally a loué l’action des partenaires au développement, en particulier l’UNICEF, pour l’appui qu’ils ne cessent d’apporter au développement de la Mauritanie.

De son côté, le chef de la section nutrition/santé à la représentation de l’UNICEF en Mauritanie, M. Christian Tendeng a indiqué que les produits de mer contiennent suffisamment d’iode pour le bon fonctionnement de l’organisme s’il est consommé régulièrement, soulignant que les populations, loin des côtes et n’utilisant le sel iodé, sont exposées aux troubles hormonaux qui se traduisent par le goitre, le crétinisme, la diminution du potentiel intellectuel, le trouble du langage et même des accouchements prématurés.

Il a précisé qu’il existe en Mauritanie d’autres carences en iode, si elles ne sont pas éliminées, peuvent entrainer des lésions au cerveau et de diminution des capacités d’apprentissage chez l’enfant. M. Christian Tendeng a noté qu’une enquête menée en 2018 montre que la consommation du sel iodé reste très faible en Mauritanie (autour de 25 %) et que seul un ménage sur dix utilise du sel adéquatement iodé.

"Un nouvel élan est donc nécessaire pour relancer le programme et assurer une couverture universelle contre les carences en iode et autres micronutriments afin qu’aune famille, aucune mère et aucun nouveau-né ne soient exclus", a-t-il conclu.
AMI


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