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Sahara : des millions d’arbres découverts par l’intelligence artificielle   
18/01/2021

Le programme d’une équipe de chercheurs a pu compter les arbres individuellement depuis l’espace pour la première fois, raconte « The Guardian ».



C’est une percée que l’on doit à l’intelligence artificielle. Grâce à elle, des chercheurs sont parvenus à dénombrer des millions d’arbres jusqu’ici non répertoriés dans la région du Sahara, raconte The Guardian. Dans cette zone désertique, les arbres ont tendance à être plus espacés, ce qui les rend plus difficiles à comptabiliser avec l’imagerie satellitaire. Alors, jusqu’à présent, les scientifiques se contentaient d’estimer le nombre d’arbres présents.

Cependant, grâce à l’intelligence artificielle, un dixième du Sahara a déjà pu être étudié et, même si « personne ne s’attendait à y trouver des arbres », l’étude en a dénombré « quelques centaines de millions », se félicite Martin Brandt, professeur adjoint de géographie à l’université de Copenhague, auprès du Guardian.

 

Repérer les ombres et les formes
Grâce à l’intelligence artificielle, l’équipe a pu compter les arbres individuellement depuis l’espace pour la première fois. Pour apprendre au programme à les repérer, les chercheurs ont manuellement sélectionné 90 000 arbres sur des terrains différents. Ainsi, l’IA a pu apprendre à repérer les ombres et les formes qui leur correspondaient.

Les chercheurs ont ainsi pu isoler chaque arbre dont le feuillage formait au moins une couronne de trois mètres carrés sur la zone étudiée. Au total, c’est plus de 1,8 milliard d’arbres qui ont été comptabilisés. Une véritable surprise pour les chercheurs, qui ont découvert que les estimations étaient jusqu’à présent « extrêmement éloignées des chiffres réels », souligne Martin Brandt au Guardian.

 

Surveiller le couvert forestier
La découverte de ces centaines de millions d’arbres, dont beaucoup étaient ignorés du fait de leur isolement, permet aux chercheurs d’améliorer leurs connaissances sur la végétation mondiale. Ainsi, ces arbres « en dehors des forêts » peuvent être surveillés et les chercheurs peuvent « étudier leur rôle dans l’atténuation de la dégradation du changement climatique », décrypte Martin Brandt.

Car, en connaissant avec plus d’exactitude le nombre d’arbres sur Terre, les chercheurs peuvent aussi calculer la quantité de carbone qu’ils stockent. Depuis 2014, Global Forest Watch publie chaque année une carte mondiale des arbres afin de surveiller la « perte du couvert forestier » à partir des données de certains satellites de la Nasa. De quoi mesurer l’ampleur des dégâts dans certaines régions du globe…

Par LePoint.fr


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