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Lutte contre la violence et l’intolérance : L’AMPEF lance un projet sur «l’initiative jeune pour la formation … et le développement local »   
26/10/2020

L’Association Mauritanienne pour la Promotion de l’Education de la Fille (AMPEF), a lancé, ce vendredi 23 Octobre 2020 à Nouakchott dans la commune d’Arafat, le projet intitulé : «Initiative Jeune pour la Formation et l’Information sur l’inclusion, la cohesion ...



... sociale et le développement local». Le projet vise à contribuer à la mobilisation sociale des jeunes, des femmes, des OCB et d’autres acteurs de la société civile. Plusieurs acteurs de cette société civile dont le CORIM, principal bailleur et  le GRET mais aussi les conseillers municipaux représentant les communes de Riyad et Dar Naim ont pris part à cette cérémonie de lancement du projet.

Dans son discours prononcé à cette occasion, Mme Salimata Sy Camara a indiqué que l’objectif du projet est «d’informer et de former les jeunes et les femmes sur les risques et les conséquences liées à l’intolérance afin de mettre en place une dynamique locale de lutte contre la violence et l’instabilité sociale». Elle a expliqué que le projet en question est «une idée de notre expérience d’acteurs des organisations de la société civile et surtout des citoyens mauritaniens face à la déchéance de notre  société». Pour la présidente de l’AMPEF, il s’agit de contribuer, à travers ce projet, à la promotion d’une société « inclusive, non violente, tolérante,  consciente de la nécessité  de promouvoir  la cohésion sociale et le développement local».
A cet effet, Mme Camara, a appelé les décideurs,  les élus, les partenaires  techniques et financiers, les acteurs de la société civile, l’ensemble des communautés ainsi que  le citoyen lambda,  à «œuvrer pour la réalisation d’une société mauritanienne inclusive, non violente et respectant  toutes les valeurs de la dignité humaine».
Lui emboîtant le pas, Mr El Hassen Ould Mohamed, maire de la commune d’Arafat, s’est réjoui d’avoir accueilli la cérémonie de lancement du projet dans sa moughataa mais a promis de soutenir et d’accompagner tous les efforts qui seront déployés dans le cadre de ce projet afin que les populations puissent comprendre les enjeux du développement local et prendre des initiatives similaires. Mieux, il a exhorté les acteurs de la société civile et des OCB de travailler à favoriser la cohésion sociale et de rejeter la violence sous toutes ses formes et l’intolérance. Il faut préciser que les activités du projet se dérouleront dans les trois communes de Nouakchott Sud à savoir Arafat, Dar Naim et Riyad.


La formation et l’apprentissage aux petits métiers

Dans le cadre de ce projet, il est prévu d’organiser des formations sur le renforcement des capacités des acteurs de la société civile et de la presse. A cette occasion, l’AMPEF va former 30 leaders communautaires et élus (Conseillers municipaux, Jeunes et femmes issus des OCB), renforcer les capacités de 15 acteurs des médias (journalistes et blogueurs) pour  le traitement de l’information liée aux questions relatives à la violence et l’intolérance. En outre, l’AMPEF va réaliser un guide de sensibilisation sur la non violence et la cohésion sociale. Tout comme il est prévu des formations aux métiers qualifiants de courte durée au profit de 45 jeunes et femmes (les AGR) ainsi que l’organisation d’un colloque et des manifestations sportives et culturelles intercommunaux. Et pour capitaliser les résultats du projet, l’AMPEF mettra en place un comité de veille et de suivi.
Toutes ces formations contribueront à lutter et à prévenir la violence et l’intolérance chez les jeunes et les femmes vulnérables mais également permettront d’assurer la participation active des associations des jeunes et femmes dans la consolidation de la paix et dans la prévention de conflits et de la paupérisation des couches vulnérables. Elles permettront en outre, de promouvoir le  dialogue et la cohésion sociale à travers les débats citoyens dans les trois communes cibles du projet. Mais surtout, ces formations vont contribuer de façon efficiente au développement économique local à travers le transfert des compétences, de qualifications et du soutien aux initiatives économiques locales afin d’assurer une meilleure implication des autorités communales.
Nous osons croire qu’à l’issue de ce projet combien important, les organisations de jeunes et des femmes issues des OCB (organisations communautaires de base), comprendront mieux les enjeux du développement local et s’engageront à lutter contre la violence et l’intolérance, des maux qui minent notre société et impactent sur la cohésion sociale et le vivre ensemble.
Ibou Badiane


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