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Deux-Sèvres : Suzanne et Gilbert, bloqués au Mauritanie depuis 5 mois   
18/07/2020

Bloqués en Mauritanie depuis février, un couple de Deux-Sévriens désespère. Les frontières terrestres fermées aux étrangers les empêchent de rentrer.



 Au milieu du désert mauritanien, le confinement de Suzanne et Gilbert Bonneau, exposés à des vents de sable et à des températures avoisinant les 45 degrés, s’est avéré pour le moins extrême. Si actuellement, ils ont réussi à quitter le désert et à retrouver la ville, ces deux retraités sont toujours bloqués en Mauritanie.

Contacté par la rédaction de La Nouvelle République, le couple est désespéré : « On est les oubliés du désert. » Partis en camping-car le 8 février depuis la commune de Chenay, dans les Deux-Sèvres, ils ont traversé les frontières espagnole et marocaine, direction la Mauritanie. Accompagnés par l’association Atlantique Camping-car Club (A3C), ils sont arrivés à destination le 24 février pour entamer un voyage d’un mois.
8.000 € pour rentrer par bateau Le séjour du couple prend une autre tournure lorsque le pays impose le confinement, alors que la pandémie de coronavirus frappe la planète. Pendant un mois, ils restent bloqués dans le désert, le temps que la situation se dégage. Ils réussissent finalement à être ramenés à Nouadhibou, la deuxième ville du pays.

Depuis, ils ont trouvé refuge au consulat honoraire de la ville et dorment dans leur camping-car en attendant que la situation se débloque. Plusieurs fois, ils ont appelé à l’aide pour rentrer. Un rapatriement en avion leur a rapidement été proposé, sans régler le problème du retour du camping-car.

Pour rapatrier le véhicule en bateau, le couple doit s’acquitter d’une somme de 8.000 € de leur poche. Un montant qu’ils ne peuvent se permettre de débourser. La meilleure solution est, pour eux, de rentrer par les terres. Or, actuellement, les frontières terrestres entre le Maroc et la Mauritanie sont fermées pour les étrangers.

Suzanne et Gilbert Bonneau souhaitent une dérogation aux interdictions de déplacement pour les étrangers entre le Maroc et la Mauritanie. « Notre moral est à zéro, on ne demande qu’à rentrer », se lamentent les deux Chenaisiens, abattus à l’idée de ne pas pouvoir rallier les 4.500 kilomètres qui les séparent de leur famille.
 
Repères

Selon une source diplomatique, une solution de rapatriement a été proposée au couple de Deux-Sévriens. Comme plusieurs camping-caristes dans la même situation, ils ont eu la possibilité de rentrer en avion et de rapatrier le camping-car par voie maritime. « Qui paie ? » interroge la députée de la circonscription des deux Chenaisiens, Delphine Batho, qui a été mobilisée sur le dossier. La situation n’a plus avancé depuis la fin du mois de juin. Dans l’attente du déblocage de la situation, l’ambassade de France en Mauritanie a permis le stationnement de leur camping-car dans un consulat honoraire à Nouadhibou, la deuxième ville du pays, ainsi que leur réapprovisionnement en médicaments.

lanouvellerepublique


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