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Sortie de crise: Quelques personnalités prônent une feuille de route   
12/10/2008

Messieurs  Ely Ould Allaf, Mohamed Said Ould Hamody, Mine Ould Abdoullah, Cheikh M’Backé Fall, Sid Ahmed Ould Habott, Attigh Gabriel, Mohamed Salem Ould Saleh, Soumaré Atoumane, Cheikh Saad Bouh Camara et Mamadou Moctar Sarr représentant à la fois, la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH),  la RADDHO et le FONADH ont  publié le 12 octobre un communiqué comportant cinq propositions pour  une sortie de crise consécutive au coup d’Etat militaire du 6 août.



Voici l’intégralité de leur proposition.
                           Communiqué de presse.
Inquiète pour la Mauritanie, en raison de la présente division en deux camps antagonistes de sa classe politique avec tous les dangers potentiels que couve cette situation, un groupe de personnalités, représentant les trois institutions et organisations suivantes, spécialisées dans la protection et la promotion des droits humains :
La CNDH, la RADDHO et le FONADH ont décidé de constituer un groupe de contact en vue de « conduire une facilitation pour une sortie de crise réelle et définitive.». Eloignées de tout engagement partisan, mues par les seuls soucis de privilégier l’intérêt supérieur du pays et la préservation de la paix civile, ces personnalités se sentent particulièrement concernées par le besoin présent du pays pour encore plus d’enracinement des valeurs démocratiques, la protection des libertés publiques, individuelles et collectives et dans sa recherche de sortie de crise, le groupe opte pour la méthode suivante :
Approcher et écouter toutes les parties concernées
• Aider à l’assainissement de l’atmosphère politique pour favoriser l’émergence d’un dialogue franc et responsable
• Eviter les confrontations, en contribuant à atténuer les contradictions
• Rapprocher sur une base réaliste et pratique pouvant perdurer, les différentes positions.
Conséquemment, les membres du groupe ont eu, notamment des entretiens avec les chefs de partis politiques représentés au parlement et des parlementaires auteurs d’une feuille de route. Ces personnes et d’autres que le groupe a rencontrés ont exprimé leur intérêt et leur encouragement pour l’initiative et ont loué sa pertinence en se félicitant qu’elle émane d’organisations nationales.
Le Groupe, après analyse approfondie des contributions des personnalités rencontrées, des positions de toutes les parties engagées et des documents présentés, a estimé, devoir appeler les parties, afin d’aboutir à un consensus, à engager un dialogue autour des propositions suivantes :
1) Libération du Président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdellahi pour lui permettre de contribuer avec toutes les parties prenantes à la recherche d’une solution acceptable et définitive
2) Organisation d’une rencontre sans exclusive, entre toutes les parties prenantes dont l’agenda reste à définir
3) Retour à l’ordre constitutionnel passant par l’organisation de consultations électorales (présidentielle et législatives notamment)
4) Garanties d’élections transparentes
a) par un gouvernement consensuel de transition
b) par une institution électorale nationale aux compétences élargies
c) par l’interdiction aux membres des forces armées et de sécurité en activité, conformément à la loi, d’être candidats à tout poste électif et/ou de manifester leur opinion ou leur choix politique


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