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COMMERCE DE TROC: Quelle réglementation?   
27/01/2019

Le ministère du Commerce va réviser la réglementation régissant le commerce de troc, afin de conférer plus d’efficacité et de rendement à l’économie nationale, dixit le ministre du Commerce, Saïd Djellab.



Le ministre l’a annoncé jeudi dernier devant l’APN. Il a ainsi affirmé que cette révision passera par la modification de l’arrêté interministériel et l’introduction de nouveaux articles relatifs au commerce de troc. Cet amendement, a-t-il assuré, permettra d’instaurer un équilibre aux échanges commerciaux relatifs au troc afin de les rendre plus rentables.
Le ministre a fait savoir qu’il a été procédé à la création d’un groupe de travail comprenant plusieurs ministères dont celui de l’Intérieur, l’Agriculture, le Tourisme, ainsi que les douanes et la Banque d’Algérie.
Djellab a souligné la prise en charge des préoccupations des habitants du Sud, des régions frontalières et des autorités locales, ainsi que la réactivation du commerce de troc dans ces zones. La révision de la liste des produits relatifs au troc, les entrées et sorties du territoire à travers les frontières, l’introduction de la Mauritanie dans la liste des pays limitrophes concernés par ce commerce, en plus du Niger et du Mali, suite à l’ouverture du poste frontalier avec la Mauritanie, sont autant de points évoqués par Djellab.
Le ministre a également évoqué un nouvel amendement de la loi régissant le déroulement des grandes manifestations économiques à l’image du «Assihar» et de «El Mouggar» en faisant savoir aussi que sont examinées les méthodes permettant un encadrement dans les opérations d’octroi de registres du commerce pour la vente en gros dans les régions frontalières, afin de promouvoir le commerce de troc, dont les exportations hors hydrocarbures vers les pays limitrophes. Il a révélé, par ailleurs, que son secteur va organiser le séminaire du «Assihar» lequel est prévu pour le début du mois de mars prochain à Tamanrasset avec des opérateurs économiques algériens venus du Sud et des opérateurs nigérians et maliens.
A une question sur les résultats des analyses de laboratoires sur le complément alimentaire turque «RHB» (rahmat rabi), non révélés par le ministère du Commerce, Djellab a expliqué que les compléments alimentaires ne requièrent «aucune autorisation pour leur fabrication, importation ou commercialisation».
Il a rappelé que le ministère de la Santé avait classé ce produit comme «complément alimentaire» et non un «médicament pour diabétiques», indiquant que son département avait retiré, temporairement, ce produit de la chaîne de consommation pendant l’enquête. Les résultats des analyses ayant révélé qu’il était non conforme à la loi en vigueur sur le plan procédural, cette affaire a été présentée devant le Conseil d’Etat qui n’a toujours pas tranché. A une autre question sur l’éventuel transfert du registre du commerce d’une personne physique à une personne morale, le ministre a expliqué que le Code de commerce algérien distinguait entre ces deux types, étant complètement indépendants l’un de l’autre.

Par Abdelkrim AMARNI


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