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Investissements : Une convention entre la BAMIS et l’AFREXIMBANK   
18/04/2006


La BAMIS prend des forces. Ce lundi 17 avril, la Banque Mauritanienne Islamique, la BAMIS, et la banque africaine d’export import (AFREXIMBANK), ont signé une convention portant une ligne de crédit de 8 millions de dollars, accordée par l’AFREXIMBANK à la BAMIS. "Ce prêt est destiné à l’importation des produits pétroliers, produits d’extraction minière, et ceux de première nécessité" souligne Abdallahi Ould Sidi DG de la banque islamique. L’AFREXIMBANK est un organisme bancaire panafricain, créé par des gouvernements africains (Afrique Centrale et Afrique de l’Ouest ndlr), ainsi que des institutions financières africaines, dans le but de financer et de promouvoir le commerce intra et extra africain. Pour stimuler le commerce africain, la banque finance des projets visant à la transformation des matières premières en produits finis ou semi finis, pour l’exportation. Comme au Nigeria, ou encore au Ghana, elle a activement participé à l’extraction de l’or des Ashanti, avec un investissement sur 5 ans, de près de 75 millions de dollars américains. Son président, Jeans-Louis Ekra, a qualifié la signature de la convention avec la BAMIS comme un "signe supplémentaire de l’ouverture de la Mauritanie aux investisseurs étrangers". Ces 8 millions procurent à la BAMIS des ressources additionnelles pour le financement import export à court terme, permettant ainsi une plus grande implication de nos structures bancaires, en l’occurrence, la BAMIS, dans le financement des échanges intra africains. Sur le plan international, la BAMIS est considérée selon M. Ekra comme "l’institution financière nationale, la plus symboliquement représentative du renouveau financier du pays".
A ce signe, s’ajoute, l’installation récente de la Banque Internationale de l’Investissement, qui sera suivie en juin prochain de celle de la banque Nationale de Paris (BNP). Autant de signaux forts, qui témoignent de la volonté des investisseurs étrangers d’accompagner la croissance économique mauritanienne, estimée à 26,9% par le FMI pour 2006! Quand on sait que ce chiffre était de 5,1% officiellement en 2005, la comparaison est sans commentaires, quant à l’émergence d’une économie plus structurée, avec un cadre juridique réglementaire plus strict et protecteur des droits de toutes les parties contractantes. La Mauritanie revient donc de plus en plus dans le sillage d’un panafricanisme, un temps occulté. En attendant de la voir réintégrer un jour la CEDEAO...
Par Mamoudou Lamine Kane
mamoudoukane@hotmail.com


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