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Interview avec Mr Diawara Issa Mansega candidat à la députation des Mauritaniens d’Europe   
19/09/2018
«Le sens de ma candidature est de mettre la diaspora au cœur de la citoyenneté nationale»
Citoyen mauritanien vivant en France depuis plus de 25 ans, militant  dans le monde associatif et coordinateur en France des campagnes présidentielles de 2009 et 2014 pour le Président de la République, ainsi que celui de toutes les  élections intermédiaires pour l’UPR...



...dont  l’élection du 1er septembre 2018 , Monsieur Diawara Issa Mansega postule au mandat de député des Mauritaniens pour la circonscription Europe . Entretien.

Tahalil : Monsieur Diawara Issa Mansega, vous postulez au mandat de Député des mauritaniens de l’étranger pour la circonscription Europe, avant de vous poser nos questions  pouvez-vous commencer par vous présenter à nos lecteurs ?
Diawara Issa Mansega
: Merci de m’offrir cette opportunité de m’adresser à vos lecteurs ainsi qu’à mes compatriotes de manière générale. Avant de me présenter, permettez-moi tout d’abord de me féliciter et de féliciter notre parti, l’UPR pour sa large victoire aux élections législatives, municipales et régionales. Ce succès est expressif de l’adhésion du  peuple mauritanien dans sa diversité à la gouvernance clairvoyante de SEM le Président Mohamed Ould Abdelaziz. Je m’en réjouis et salue la maturité des mauritaniennes et des mauritaniens  qui  ont massivement rejeté durant cette élection le discours extrémiste dans toutes ses manifestations.
À présent, pour me présenter, je dirai que je suis un citoyen mauritanien qui vit en France depuis plus de 25 ans. Pendant des longues années, j’ai milité dans le monde associatif auprès de nos compatriotes établis en Europe. J’ai été entre autres l’un des membres fondateurs et dirigeants du Réseau des Associations Mauritaniennes d’Europe.  Cet engagement   m’a permis d’accompagner mes concitoyens dans tous  leurs projets de vie : d’insertion ici (social, administratif et économique) et de promouvoir leur pleine implication dans le processus de développement de notre pays. J’ai modestement contribué à une meilleure prise en compte de l’apport des migrants aux politiques de développement local.

Tahalil : vous nous avez parlé de votre parcours dans le domaine associatif mais vous avez omis d’évoquer le domaine politique dans lequel vous semblez très actif.
D.I.M :
Oui en effet, cumulativement  aux activités associatives que je continue de mener, je demeure aussi un citoyen engagé sur le plan politique. Je rappellerai qu’à la suite du mouvement de rectification du 06 août 2008, quand un diplomate mauritanien a été dépêché à Paris par le Haut Conseil d’Etat, pour apporter la riposte à la contestation contre ce mouvement, j’ai été celui qui en Europe a mis en place, le premier mouvement de soutien  au Président de la République.  Appelé RIMECD  (Rassemblement des Initiatives de Mauritaniens en Europe pour le Changement et la Démocratie), et constitué à l’époque d’un groupe très restreint de personnes. Ils étaient bien rares les compatriotes qui osaient s’afficher en faveur du mouvement de rectification. La plupart d’entre eux pariaient tout simplement sur son échec.
Je me réjouis de constater que ceux qui étaient nos adversaires les plus acharnés à l’époque sont aujourd’hui parmi les plus fervents soutiens du Président au point de vouloir nous faire oublier.
En tout état de cause, le mouvement que nous avons mis sur pied en 2008 et que je dirige, a continué à se massifier et à s’étendre à d’autres pays européens. RIMCD a accompagné le Président de la République dans tous ses combats pour la réalisation de son ambitieux  projet de changement. C’est à ce titre que j’ai été coordinateur en France des campagnes présidentielles victorieuses de 2009 et 2014 pour le Président de la République, ainsi que celui de toutes les  élections intermédiaires pour l’UPR. La dernière en date étant l’élection du 1er septembre 2018. C’est pour toutes ces raisons et celles qui précèdent que je suis fondé à briguer le mandat des députés des mauritaniens de l’étranger, pour la zone Europe.

Tahalil : Il apparaît clairement que vous avez un parcours politique cohérent et constant qui représente un atout certain. En dehors de cet aspect, pouvez-vous nous dire quels sont les ressorts de votre candidature à la députation pour l’Europe?
D.I.M :
Je viens de vous le dire, de par mon ancrage dans la diaspora, ma proximité avec mes concitoyens établis en Europe, mes multiples engagements à leurs côtés, pour les accompagner dans la prise en charge de leurs problématiques. J’ai à maintes reprises pris des initiatives en direction des autorités  pour les sensibiliser davantage sur les difficultés auxquelles nos compatriotes sont confrontés en vue de solutions idoines.  Ces difficultés, je les connais bien car étant moi-même issu de la diaspora, vivant et partageant avec elle le même quotidien. De facto, je joue le rôle de représentant de la diaspora, par conséquent, si ma candidature était retenue par mon parti, l’UPR, ce que j’espère fortement, elle ne sera qu’une légitimation de mon action de toujours. Au demeurant, il découle de tout ce que je viens d’exposer,  que je remplis à la fois les critères d’ordre social de proximité avec la diaspora et politique liée à la constance de mon engagement auprès du Président de la République.  Aucun autre candidat ne peut se prévaloir d’une position aussi cohérente que la mienne pour briguer ce mandat.

Tahalil : Monsieur Diawara, si vous étiez élu, quels seraient alors vos projets ?
D.I.M :
D’abord pour être le représentant effectif de la diaspora au sein de la représentation nationale et y  défendre les intérêts  spécifiques des mauritaniens de l’étranger. J’œuvrerai à l’organisation de la diaspora autour d’une structure fédérative et de délégation, reconnue par l’Etat tant au niveau organique qu’au niveau de l’autonomie financière et qui fera partie du cadre institutionnel mauritanien. Elle impliquera les membres de la diaspora dans toutes les décisions qui impacteront leur destin.  Cela est d’autant plus nécessaire aujourd’hui qu’il n’existe plus de ministère représentant les Mauritaniens de l’étranger. Je me battrai aussi pour faire en sorte que la diaspora puisse être valablement représentée dans le conseils des organes tels le conseil économique et social, l’office national du tourisme,  de Mauritanie Airlines, de la chambre de commerce et du conseil national de la jeunesse ainsi que des commissions mixtes paritaires, car il s’agit là des organes de décisions qui traitent des questions qui sont au plus près des préoccupations des Mauritaniens de l’étranger. Ceci donnera sans doute  tout son sens aux droits politiques nouveaux reconnus à la diaspora par le Président de la République qui a pris toutes les dispositions nécessaires pour reconnaître à cette frange des mauritaniens, la citoyenneté pleine et entière, qu’il en soit remercié sincèrement. En définitive le sens de ma candidature est de mettre la diaspora au cœur de la citoyenneté nationale.
Il s’agit là de quelques-uns de mes projets, j’ai d’autres idées que je j’exposerai plus tard.

Tahalil : Dernière question,  Monsieur Diawara savez-vous combien de mauritaniens vivent-ils en France ?
D.I.M :
Comme vous le savez il n’existe pas de statistiques officielles sur le nombre de mauritaniens,  vivant en France. Tout ce que je pourrais dire à ce sujet, est que  le nombre de nos compatriotes établis, en France et en Europe de façon générale est élevé. J’ajoute qu’Ils sont représentatifs de la composition ethno culturelle du pays.  Alhamdoulilah moi qui parle en plus du français, toutes les langues nationales (soninké, pular, hassanya et le wolof), je n’ai aucune difficulté de commercer avec les uns et les autres. C’est d’ailleurs ce que je fais au quotidien.
Propos recueillis par MAOB


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