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Nouakchott: Lancement de la 23e session du Conseil d'Administration de l'OSS   
25/04/2018

Les travaux de la 23e session du Conseil d’Administration de l’Observatoire du Sahara et du Sahel, ont été axé sur plusieurs thèmes dont la présentation du bilan d’action de l’Organisme pour 2017, son programme pour ...



 ... l’année en cours et l’évaluation de la mise en œuvre de ses stratégies à l’horizon 2020 , en plus d’une concertation sur sa stratégie pour 2030 et un aperçu analytique de ses moyens de financement, ont été ouverts mardi à Nouakchott.

 Le ministre de l’Environnement et du Développement Durable, M. Amédi Camara, a exprimé d’emblée l’honneur de la Mauritanie d’accueillir cette session, qui traitera les perspectives futures de l’observatoire, dans un contexte international caractérisé par les nouveaux objectifs du développement durable, l’Accord de Paris sur les changements climatiques, les initiatives africaines adoptées lors des 22e et 23e sessions des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC).

«L’Observatoire du Sahara et du Sahel est une ONG africaine créé en 1992 et basée en Tunisie, intervenant dans les zones arides, semi-arides, subhumides et sèches s dans le Grand Sahara et le Sahel africain », a-t-il rappelé, soulignant qu’il compte en son sein 23 pays africains et 6 Etats non africains, en plus de 13 ONG.

 Il a mis également évoqué les questions liées à la dégradation des sols, la désertification et les impacts négatifs des changements climatiques et de la biodiversité en Mauritanie.

 Le ministre a souligné par ailleurs les effets conjugués naturels, la pression des activités humaines et les effets de la désertification auxquels s’expose la population mauritanienne ; qui expliquent, dira-t-il la détérioration des prairies pastorales, la baisse de la production animale et des ressources naturelles.

« Des facteurs qui ont favorisé l’exode rural vers les centres urbains des habitants, afin d’améliorer leurs conditions de vie », a-t-il poursuivi.

 Le ministre a souligné par ailleurs un train de stratégies et de politiques mises en place par la Mauritanie, afin de contrer les effets négatifs de la dégradation de l’environnement, portant notamment sur la gestion et la protection de l’environnement.

« L’action gouvernementale adopte en terme de planification stratégique, des efforts expérimentés dans le domaine de l’intégration des facteurs environnementaux dans les plans stratégiques sectoriels nationaux, qui représente un axe fondamental du programme environnemental réalisé par le gouvernement, conformément au programme électoral du Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz », a-t-il dit.

« Notre département a œuvré en faveur du renforcement du dispositif législatif et organisationnel de maitrise de l’environnement, la publication de deux rapports nationaux sur le développement durable, la ratification de plusieurs conventions dont celle de « Minmata » sur le mercure, le Protocole de Nagoya sur la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique, l’accord de Paris dans le cadre du changement climatique, en plus de la mise en place d’une carte pour exploiter les terres en Mauritanie avec l’appui de l’Observatoire », a-t-il ajouté.

 Il a rappelé aussi l’accord de financement, signé entre son département et l’Observatoire en mars 2013, visant le renouvellement des conditions générales de mise en œuvre d’un projet visant à améliorer la résilience des populations du Sahel des mutations climatiques « Rbssahel ».

Dans son intervention, M. Kharrazi Chtam, le Secrétaire exécutif de l’Observatoire, a attiré l’attention sur certains objectifs de l’organisme dont la lutte contre la désertification, le suivi environnemental et des changements climatiques, la gestion de l’eau, notamment souterraine frontalière et son rapport avec l’eau de surface.

 Il a mis également en exergue les nombreux défis, les contraintes, la croissance démographique, la dégradation des terres, la répartition inéquitable des ressources hydrauliques, l’immigration et l’insécurité auxquels est confrontée la sous-région et qui interpellent une conjugaison des efforts, inscrivant les ambitions de l’Observatoire dans l’objectif d’utilité aux pays membres.

 De son côté, le président du Conseil d’Administration de l’Observatoire M. Abdel Adhim El Hafi, a axé son intervention sur les statistiques des défis posés à la planète Terre, la croissance démographique galopante, les besoins croissants dans l’approvisionnement en eau potable et les difficultés inhérentes à l’accès à cette importante ressource.

 La cérémonie de la session de deux jours s’est déroulée en présence du ministre de l’hydraulique et de l’assainissement et de la ministre de l’élevage.





AMI


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