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AMDH/Lutte contre l’esclavage : Le quartier de Dar Naïm M’kheitir encore sous le joug   
28/09/2017

Dans le cadre du projet « Lutte contre l’esclavage et ses pratiques », initié par l’Association du Barreau Américain (ABA ROLI), une équipe de l’Association Mauritanienne des Droits de l’Homme (AMDH) a organisé, le 27 septembre 2017, une séance de causerie ...



... éducative au quartier de Dar Naïm M’Kheitir. Cette rencontre éducative vise à identifier des cas d’esclavage ou de pratiques esclavagistes et de sensibiliser les citoyens sur leurs droits. Plus d’une vingtaine de participants en majorité de femmes chefs de familles ont pris part à cette causerie.
D’emblée, Mr Ebetty Ould Khalifa, parajuriste de l’AMDH a indiqué que la Mauritanie a mis en place des mécanismes juridiques permettant aux citoyens « lésés» ou «opprimés» de se les approprier pour se défendre. Mieux, il a souligné que la Mauritanie a ratifié plusieurs conventions de respect des droits de l’homme notamment en matière d’esclavage ou de pratiques esclavagistes. Il a à cette occasion cité la loi 2015-031 criminalisant les pratiques esclavagistes. Et par conséquent, il est de l’intérêt des citoyens de les connaître pour mieux défendre leurs droits, a-t-il dit soulignant la disponibilité de l’ADMH à accompagner les citoyens dans leurs préoccupations liées au respect de leurs droits.
Réunis sous la canicule, les participants ont soulevé des questions importantes liées à leurs conditions de vie dans cette localité en proie à la pauvreté. Tour à tour, les femmes ont soulevé, outre l’enclavement de la zone, l’absence d’établissements scolaires, de structure sanitaire, des problèmes d’état civil, de l’habitat ou encore de l’emploi décents.
Dans cette banlieue, les populations vivent dans la précarité et certaines familles manquent visiblement de moyens de subsistance.
Les femmes chefs de familles vivant dans ce milieu ont révélé au cours de cette rencontre, qu’en dépit de leur longue vécue dans cette banlieue, elles n’ont jamais bénéficié d’une parcelle à usage d’habitation. Certaines, les veuves notamment, vivent dans des difficultés liées à l’éducation de leurs enfants et à leur survie. Beaucoup d’enfants sont sans connaissance de base de leur religion, font constater les participants qui demandent aux pouvoirs publics d’ouvrir un établissement scolaire, une structure de santé, mais surtout, de leur faire bénéficier des papiers d’état civil pour leurs enfants afin qu’ils puissent avoir une bonne éducation pour leur avenir. L’accent a été également mis sur l’habitat. Une invite à l’endroit de l’Agence Tadamoun investie de cette mission
I.Badiane


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