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Bisbilles franco-françaises   
28/01/2017

Des journalistes français ont réalisé un bon travail avec le magazine «Envoyé spécial» (goo.gl/SsmFbYCONTENT_COPY) diffusé le 26 janvier 2017 sur les otages français enlevés en septembre 2010 à Arlit (Niger).

Les compétences propres aux journalistes, leurs moyens, l’accès aux sources et la déclassification de certains documents de la Direction du renseignement militaire (DRM) leur ont facilité la tache. Après avoir suivi l’émission, je ne peux m’empêcher de formuler des remarques, peut être superficielles :

-Des querelles au sommet de l’Etat français (Ministère de la Défense et DGSE qui en dépend pourtant) sur les chaines de négociation sous deux présidents français Sarkozy à partir de 2010 et Hollande à partir de 2012 avec les attelages : ATT, Colonel Gadoulet, Ag Bibi (au Mali) et Issoufou, Lorenzi, Akotey (au Niger) ont influencé le cours de l’affaire. Si Sarkozy avait été clair en déclarant que la France ne ménagera aucun effort pour libérer ses ressortissants, Hollande lui, avait affirmé que son pays ne négocie et ne paye pas de rançons. « Envoyé spécial » aura prouvé le contraire ! J’ai toujours pensé que la droite et même l’extrême droite occidentales sont meilleures que les gauches. Les premières, assument, au moins.

- Signes d’une concurrence préjudiciable aux otages, la libération par paquet : 3 otages en février 2011: Jean-Claude Rakotarilala, (malgache), Alex Kodjo Ahonado, (togolais), Françoise Ribb (française) . La rançon payée à l’époque par Areva a été parachutée dans le massif de l’Adrar des Ifoghas et les terroristes ont passé plusieurs jours à la compter selon le Colonel Gadoulet Ensuite, la libération le 29 octobre 2013 des quatre otages restants (Thiery Dol, Pierre legrand, Daniel Ribb et Marc Ferret) contre le paiement d’une rançon de 30 millions d’euros payée sur les « fonds spéciaux de la République française» laquelle aurait , soulevé des appétits et engendré des frustrations à l’origine de la mort de deux pauvres journalistes français.

-Ma stupéfaction par rapport à la relation établie entre les guéguerres au sommet de l’Etat français et le retard mis dans la libération des quatre derniers otages d’Arlit qui auraient pu être relâchés plus tôt. -Mon étonnement concernant les révélations sur l’enlèvement et l’assassinat des journalistes de RFI (Claude Verlon et Gislaine Duponf ) le 2 novembre 2013 à Kidal (Mali) et sur le piratage ( sur lequel je n’ai pas preuve) annoncé dans « Envoyé spécial » comme ayant eu lieu à Paris sur l’ordinateur personnel de la journaliste Gislaine Dupont , une demi-heure après sa mort à Kidal avec la suppression de ses données de navigation. Acte, qui ne peut être, en principe, l’œuvre d’Aqmi.

 -Mon indisposition pour les témoins enregistrés pour les besoins du magazine à leur insu, alors qu’ils me semblent couverts par le «Out of the record » .

-S’agissant des images, à part la vidéo de revendication de l’enlèvement avec Abou Zeid en personne et les vidéos preuves de vie , « Envoyé spécial » a été illustré par des vidéos d’Aqmi datant de 2005 et où la photo de Oumar ould Hamaha est utilisée comme étant celle de Abderrahim Targui dit Taleb Abou Abdel Kerim principal suspect dans le meurtre des journalistes français, (émir d’Al Ansar et neveu d’Iyad Ag Ghali), liquidé par les FS françaises, en mai 2015.
Enfin, conclusions explosives en se fiant à «Envoyé spécial» dans ces Bisbilles franco-françaises : La France aurait malgré «Serval» financé Aqmi et cacherait bien des choses sur la mort des journalistes de RFI. Et l’un de ses négociateurs un moment attitré par la DGSE, le Colonel Gadoulet, s’estime, lui aussi, comme tant d’autres, floué…
 IOMS

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