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Amadou Cheikhou Cissé, Premier secrétaire de l’AJD   
03/04/2006

Qui a organisé votre mission ?
Amadou Cheikhou Cissé: Il s’agit d’une initiative du NDI (National Democratic Institut).
 Pouvez-vous présenter cet organisme?
A.C.C: C’est un institut américain qui a pour mission d’aider à l’implantation de la démocratie dans le monde...



..Le bureau du Maghreb dont dépend la Mauritanie est basé au Maroc. Il vient d’ouvrir une antenne à Nouakchott. Il met à la disposition des partis politiques une bibliothèque politique, un fax , l’Internet, la possibilité de faire des saisies de textes, des photocopies,une initiation à l’outil informatique le tout est gratuit. En somme c’est une maison des partis.

 Quels sont les partis politiques qui ont fait le déplacement?
A.C.C
: Il y avait l’ AJD, représentant le BPC (Bloc des Partis pour le Changement), l’APP, représentée par son président Mesaoud Ould Boulkheir, l’UNDD représentée par son président Tidjani Koita, le RPM par son président le Docteur Cheikh Ould Horma, l’UFP par son président, Mohamed Ould Maouloud, le RFD représenté par un membre de sa commission de communication, l’UDP par son Secrétaire Général, le PRDR par son Secrétaire Général adjoint, le Docteur Bâ Souleye . Le représentant local du NDI était aussi de la mission.

T.H: Quel était l’objet de cette mission?
A.C.C:
Le but de renforcer la capacité du leadership des politiques mauritaniens en leur faisant partager les expériences démocratiques sénégalaises maliennes et nigériennes. Ces trois pays ont connu une alternance démocratique citée en exemple.

T.H : Comment s’est déroulée l’étape de Dakar?
A.C.C:
Nous avons été accueillis par le deuxième conseiller de l’ ambassade de Mauritanie à Dakar, .Massar Sissoko ainsi que le Dr Klaus -Peter TREYDTE, représentant de la Fondation Frederich Ebert au salon d’honneur de l’aéroport de Dakar.
Au premier jour, nous avons rencontré au siège de la Fondation, le représentant et ses collaborateurs;toujours au siège; nous avons reçu M’Baye Sidi M’Baye du CRED (Conseil pour le Respect de l’Ethique et de la Déontologie) qui a fait l’historique de la presse sénégalaise depuis l’indépendance à nos jours et expliqué le fonctionnement de son organisation. Dans l’après midi, nous avons effectué une visite à la RADDHO où nous avons rencontré son président Alioune Tine et quelques étudiants déportés. Toujours à la RADDHO ,nous avons rencontré la société civile sénégalaise et avons donné un point de presse dans les mêmes locaux.
Au deuxième jour mardi, nous avons rencontré le CPC (Cadre Permanent de Concertation) chez Amath Dansokho, son coordinateur en présence de Serigne M’Baye Thiam du Parti Socialiste. Nous avons beaucoup appris sur le fonctionnement d’une coalition. Nous nous sommes rendus au siège la LDM/P.T où nous avons été reçus par Secrétaire Général adjoint, Yero Deh, Abdoulaye Bathily était absent de Dakar. Là aussi, les discussions ont tourné autour de la coalition. Nous avons eu un dejeuner-débat avec le professeur d’histoire Babacar Gaye qui a fait l’historique de la vie politique sénégalaise. Ensuite, nous avons eu une visite de courtoisie à l’Assemblée sénégalaise où nous avons été reçus par le troisième vice président et rencontré le groupe parlementaire PS représenté par Khalifa Ababacar Sall.
Par la suite, nous nous sommes rendus au Conseil de la République pour un entretien avec son président M’Baye Jaques Diop. Dans la même soirée, nous avons été reçus par Djibo Leiti Kâ Secrétaire Général de l’URD au siège de son parti.
Le mercredi 22 mars,nous nous sommes rendus au Ministère de l’Intérieur,nous avons eu une séance de travail avec la Direction des Elections, nous avons appris comment fonctionnent les élections au Sénégal,la CENA (Commission Electorale Nationale Autonome),le code électoral, le fichier électoral, le mode de scrutin etc.
Nous avons enfin été reçus par le Ministre de l’Intérieur, Ousmane N’Gom et cela a marqué la fin de notre mission au Sénégal.

T.H: Quels enseignements tirez-vous de cette visite?
A.C.C:
Nous avons appris beaucoup de choses, principalement que quelques soient les différends qui opposent le pouvoir et l’opposition, il faut se parler et la volonté aidant, on trouvera toujours des solutions. Au Sénégal par exemple, opposition et pouvoir sont toujours au bord de l’affrontement mais ils parviennent toujours à s’asseoir autour de la table de négociations.
Nous avons appris aussi que la force des partis politiques dans un pays qui en compte beaucoup réside dans les coalitions.
Nous avons noté également la différence entre la CENA sénégalaise où ce sont les acteurs politiques qui proposent et la CENI mauritanienne où c’est le .CMJD qui dicte les règles du jeu.
Nous avons constaté avec ébahissement que contrairement à leurs pairs mauritaniens, les partis politiques sénégalais ne sont pas subventionnés,comme quoi, nous avons tout de même une certaine avance sur nos amis sénégalais.
 



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