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Le SIPES veut embêter la ministre de l’Education   
29/05/2008

Le Syndicat Indépendant des Professeurs de l’Enseignement du Secondaire (SIPES), un syndicat contrôlé par des islamistes radicaux,  poursuit sa grève entamée jeudi 29 mai.Selon son  secrétaire général, la  grève a été largement suivie avec un taux de quatre vingt cinq pc (85%) de réussite sur l’ensemble du pays.



 La ministre de l’Education a contesté ce chiffre dans une conférence de presse et exprimé sa disponibilité à discuter avec les grévistes quand ils auront rejoint les classes,  refusant de négocier avec un  syndicat en grève.
Selon les observateurs,  Madame la ministre qui a enormement fait  pour le secteur,  a raison de ne pas céder au chantage du SIPES. Reste aussi  à savoir pourquoi les professeurs de l’Université n’ont pas entamé, eux aussi, une grève. Unique explication : c’est parce que le syndicat du supérieur (SNESUP) contrôlé comme celui du secondaire par les islamistes, ne veut pas importuner  le ministre (islamiste) de l’Enseignement Supérieur. Or Nebghouha  est musulmane et n’est pas  islamiste. Elle devient donc pour les Talibans de l’éducation  «le mur le plus court» !

         Communiqué de presse du Ministère de l’Education Nationale

Le Ministère de l’Education Nationale a œuvré depuis les premiers jours à adopter une approche participative et de dialogue avec tous les acteurs, en particulier, les syndicats et les associations de parents d’élèves.
Tous ont été impliqués dans le processus de réformes mises en œuvre par le ministère afin  d’atteindre les objectifs qu’il s’est tracé ; la priorité étant bien entendu l’amélioration des conditions des enseignants et ce dans le but d’obtenir un enseignement de qualité et un rendement pédagogique meilleur.
Dans ce contexte, le ministère de l’éducation nationale voudrait informer le public enseignant ainsi que l’opinion publique nationale d’un ensemble de vérités relatives au processus de dialogue instauré entre le département et les syndicats de l’enseignement secondaire.
La plate forme revendicative avait été étudiée point par point avec tout le soin  et la transparence requis. 
A la suite de cette étude un accord  a été conclu avec les syndicats sur la majorité des points parmi lesquels :

1. Entamer, avec la participation des syndicats, un projet de révision des cycles de l’enseignement dans  un délai n’excédent pas avril 2008.
Une commission a été désignée à cet effet. Présentement à l’œuvre, elle achèvera le projet de révision avant  le 30 août 2008 pour qu’il soit transmis aux autorités concernées. Cette révision vise :
- l’augmentation de l’échelle indiciaire,
- la prise en compte des diplômes obtenus par l’enseignant pour déterminer sa catégorie et son échelle indiciaire,
- l’organisation du reclassement entre cycles, ce qui aidera à l’amélioration  du statut professionnel et matériel de l’enseignant.
2. Organiser les états généraux de l’enseignement :
La commission nationale chargée des états généraux a été constituée et sera mis en place le 1ier juin 2008 de la part de son Excellence Monsieur le Président de la République. Tous les acteurs impliqués seront associés aux forums tant au niveau central que régional et, particulièrement, les enseignants et les syndicats.

3.  Planifier la formation continue :

Dans le domaine de la formation continue le ministère a mis en place une stratégie qui répond aux besoins des enseignants compte tenu de leurs spécialités.

Ce plan de formation sera mis en exécution pendant les vacances de l’été pour éviter toute influence sur le déroulement des cours.

4. Œuvrer à mettre en place un système d’avancement automatique :

Dans ce cadre une programmation rigoureuse de tous les cas en instance a été mise en place conformément à un échéancier mensuel qui continuera sous forme de vagues jusqu’à l’aboutissement à une situation définitivement assainie. Cette opération s’érigera, par la suite, en un  mécanisme entre les départements de l’éducation, de la fonction publique et celui des finances.

Par ailleurs, le ministère s’est engagé à la révision du système d’allocation des heures supplémentaires, à l’augmentation de leur plafond, à l’adoption du principe de révision des critères de promotion et de mutation par la constitution d’une commission à laquelle participent les syndicats.

En outre, les enseignants auront, désormais accès à leurs notes administratives ainsi qu’à l’amélioration de l’acheminement  des rapports d’inspection.

Par ailleurs, le département  a impliqué effectivement les professeurs de terrain dans l’élaboration des programmes scolaires.

Les critères de la prime d’éloignement sont actuellement  l’objet d’une révision qui consacre transparence et justice dans son attribution avec, en plus, l’augmentation de son enveloppe financière à partir de l’année prochaine.

Création cette année d’une prime de 8000 UM pour le coordinateur de discipline, une prime de 10.000 um pour le gérant de laboratoire, une prime de 25.000 à 35.000 um pour les conseillers pédagogiques en plus de l’augmentation, de 300%, de la prime de la craie. 

Le ministère s’est engagé à mettre en place un remboursement spécial du transport pour les établissements d’accès difficile au niveau des villes de Nouakchott et Nouadhibou.

La liste de ces établissements sera définie en commun accord avec les syndicats.

D’autre part, le ministère s’attèlera à la révision de l’indemnité de fonction (indemnité de directeur, de directeur des études, de surveillant général et d’économe).

Le Ministère estime que toute personne impartiale mise au courant de tout ce qui a été réalisé et ayant suivi l’atmosphère de dialogue productif avec les syndicats, sera convaincue du sérieux du travail réalisé dans les conditions exceptionnelles que traverse le pays.

Toute personne soucieuse des intérêts de nos enfants, de la qualité de notre système éducatif et de l’amélioration de son rendement ne pourra accepter le sacrifice d’une année scolaire dont le prix sera payé par tous les élèves de l’enseignement secondaire.

A ce propos, le ministère attire l’attention sur le fait que la perte d’une année scolaire est une responsabilité partagée par tous. Il revient alors à chacune des parties de fournir l’effort nécessaire pour éviter que nos enfants n’en soient les victimes innocentes étant donné l’inopportunité du moment - le  fruit  d’une année laborieuse se retrouvera fortement compromis.

Malgré tout, le ministère demeurera convaincu qu’une élite des fils de ce pays  chargée de l’éducation des générations futures, s’opposera sans doute à toute œuvre, quels qu’en soient les mobiles, de nature à mettre en péril leur avenir.

Le Ministère réitère encore une fois que tout ce qui a été réalisé est loin de représenter son ambition quant à l’amélioration des conditions tant morales que matérielles des éducateurs. Il continuera à œuvrer, sans relâche, pour concrétiser cet engagement.

Le Ministère  reste disposé au dialogue et à la concertation autour des points restants de la plate forme, et ce dans le cadre des moyens de l’Etat.


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