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Otages autrichiens : Vienne dépêche un deuxième émissaire   
23/03/2008

Un deuxième haut fonctionnaire autrichien est arrivé mardi 18 mars à Bamako pour participer aux pourparlers en vue de la libération des deux otages enlevés le 22 février en Tunisie par la Branche d’Al-Qaïda au Maghreb, a révélé une  source diplomatique autrichienne.



Présenté comme "un spécialiste des dossiers sensibles", ce responsable dont l’identité n’a pas été révélée, devrait rencontrer le 19 mars des responsables maliens.  Selon certaines informations, les ravisseurs et leurs otages se trouvent dans le nord du Mali, mais les autorités de Bamako n’ont officiellement pas confirmé leur présence.  Un premier émissaire, l’ancien ambassadeur d’Autriche à Paris, Anton Prohaska, était arrivé samedi 15 mars à Bamako  pour une "mission d’information" sur les deux otages, andrea Kloiber, 44 ans, et Wolfgang Ebner, 51 ans. Il avait rencontré dimanche 16 mars  le président Amadou Toumani Touré. L’arrivée du deuxième émissaire intervient après que la Libye, qui jouit d’une grande influence dans la région, a établi un contact avec les ravisseurs de deux autrichiens, selon un diplomate s’exprimant à Bamako sous couvert de l’anonymat.  Selon des sources proches du dossier, la Fondation Kadhafi est chargée de l’affaire des otages autrichiens. Cette association caritative dirigée par un fils du dirigeant Mouammar Kadhafi, Seif Al-Islam, a pour objectif affiché de défendre les droits de l’homme. le nom de la fondation a été cité dans le dénouement de plusieurs affaires de prises d’otages ces dernières années. Selon le quotidien autrichien Kronen Zeitung, le leader autrichien d’extrême droite et gouverneur de Carinthie, Jorg Haider, participe aux efforts entrepris par Vienne pour obtenir la libération des deux otages. "Le gouverneur de Carinthie veut faire libérer les otages de Salzbourg avec le fils de Kadhafi, Seif Al-Islam", selon l’édition électronique du journal datée de mercredi 19 mars, qui rappelle que Jorg Haider et le fils du dirigeant libyen sont "de grands amis". La branche d’Al-Qaïda au Maghreb a pour sa part prolongé au dimanche de pâques 23 mars minuit son ultimatum mais a menacé de tuer les otages en cas de tentative de les libérer par la force dans un communiqué mis en ligne. "Les Moujahidines ont décidé de donner à l’Autriche un délai supplémentaire d’une semaine, à compter de dimanche (2 avril) à minuit", lit-on dans le communiqué mis sur un site internet islamiste, utilisé généralement par les salafistes jihadistes.



Mokhtar Belmokhtar, encore,  condamné à mort… par coutumace

L’ancien chef islamiste de la région algérienne de Sahara-Sahel, Mokhtar Belmokhtar, alias Abou El Abbas alias Belaouar, a été condamné à mort par contumace le 20 mars par le tribunal criminel de Ghardaïa. Mokhtar Belmokhtar, 35 ans, qui était l’émir de la région Sahara-Sahel pour le Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat (GSPC), avant son ralliement à Al Qaïda en septembre 2006, était jugé pour l’assassinat de 13 douaniers algériens en février 2006. Parmi les victimes figuraient notamment le directeur régional des douanes Khebouza Abdelkrim. C’est la deuxième fois que Mokhtar Belmokhtar, un ancien d’Afghanistan, est condamné à mort par contumace. Patron de la contrebande de cigarettes de la région Sahel, il serait actuellement réfugié dans le nord du Mali, sa base arrière, dans l’attente du "feu vert" des autorités algériennes pour se rendre et bénéficier de la grâce prévue par les chartes sur la réconciliation nationale, selon la presse algérienne. Mokhtar Belmokhtar a dirigé en juin 2005 l’attaque contre le poste militaire mauritanien  de Lemgheiti,  attaque qui a coûté la vie à 15 soldats mauritaniens. Il a été remplacé à la tête de la zone Sahara-Sahel par Yahya Abou Ammar, commanditaire présumé de l’enlèvement le 22 février 2008 de deux touristes autrichiens, dont il est en train de négocier la libération contre une rançon de 5 millions d’euros et la libération de plusieurs jihadistes détenus en Tunisie et en Algérie.


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