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Attaque du 1er fevrier : Plusieurs inculpations, deux mandats d’arrêt internationaux    
27/02/2008

Le procureur de la République du Tribunal de Nouakchott  a demandé le 25 février l’émission d’un mandat d’arrêt international contre El Khadim Ould Semane qu’il a accusé d’avoir pris part à l’attaque contre l’ambassade d’Israël (ou de la boite de nuit VIP), le 1er février dernier à Nouakchott.Ould Semane est un activiste salafiste évadé de la prison civile de Nouakchott, le 27 avril 2006.



 Il etait supposé être au Sénégal où il fut interviewé en 2007 par la chaîne Al Jazeera. Il avait affirmé sur les ondes media internationaux après son évasion spectaculaire que celle-ci, fut facilitée par «un officier».
De nouveau  témoignages  notamment ceux des  prévenus impliqués dans les meurtres des touristes français à Aleg avaient révélé  qu’il était plutôt  à Nouakchott depuis quelques mois. Avec ce nouveau developpement,  Ould Semane  est accusé de "l’utilisation du territoire mauritanien pour mener des actes terroristes contre un pays étranger (Israël), ses ressortissants et ses intérêts", ainsi que " l’appartenance à une organisation terroriste, d’atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat, possession et port d’armes et utilisation d’armes et d’explosifs pour porter atteinte à la sécurité des personnes et à leur liberté".  Le parquet a requis auprès du juge d’instruction l’émission d’un mandat d’arrêt international qui devrait être délivré rapidement.
Sept autres personnes inculpées le 24 février  «d’appartenance à une organisation terroriste», accusation qui ne renvoie pas directement à l’attaque du 1er février, ont été placés sous contrôle judiciaire avant d’être remis en liberté. Il s’agit de Sidi Ould Habott, Alioune Ould Mbaye, Sidi Mohamed Ould Tlamid,  Mohamed Lemine Ould Cheikhny,  Mohamed Ould Weiss et deux tunisiens Wayel et Abdel Karim. Ils ont été ainsi blanchis de l’affaire de l’ambassade d’Israël dans laquelle Khadim Ould Semane est accusé. A-t-il pris part à l’attaque ? L’a-t-il planifié  et fait exécuter par d’autres mains ? Lesquelles ? Sur ce plan pas d’informations disponibles.
Khadim Ould Semane a été arrêté une première fois en mai 2003. Il  s’était évadé quelques semaines après. C’est en mars 2005 qu’il est re-arrêté avec ses amis (Abou Oubeida, Taregh, El Gha’egha’e, Oussama, Ravae et Khaled) dans le cadre de la première rafle contre les salafistes jihadistes mauritaniens. Il s’évadera une seconde fois en avril 2006.
Selon la police, le groupe  avec lequel il a été interpellé en mars 2005 revenait  des camps de l’ex-GSPC au sud de l’Algérie, au nord du Mali et du Niger dans lesquels  ses membres ont séjourné durant l’année 2004 et le début de 2005. Ils étaient partis  au nord du Mali sur leur chemin vers l’Irak et l’Afganistan auxquels ils n’ont pu accéder. Ils auraient été convaincus dit-on par «Abderrazak le Para» Emir du GSPC à l’époque (début 2004) de suivre d’abord une formation militaire au sein de son organisation. Formé au maniement des AK 47, des 12,7, des RPG et des Mac 80,  le groupe de mars 2005  avait participé -selon l’enquête- à plusieurs accrochages avec l’armée malienne (à Inchaye) et algérienne (à Tassili). A son arrestation Ould Semane était -selon les sources sécuritaires-  détenteur de plusieurs pièces d’identité (malienne, sénégalaise et nigérienne) et d’une arme calibre 7,65. Dans les procès verbaux d’enquête,  il y est écrit que l’arme proviendrait  d’un Emir l’ex-GSPC. Interrogé sur sa  détention d’une arme sans autorisation en  violation de la loi,  Ould Semane avait répondu aux enquêteurs : «Je n’ai pas une autorisation de port d’arme de l’Etat, je l’ai d’ALLAH».

 

Deux nouvelles  inculpations  
Nouveau rebondissement dans l’affaire. Le juge Mohamed Ould Talhata a annoncé le  26 février  que le prévenu Brahim Ould Ely, a été inculpé pour "acte de terrorisme contre un Etat étranger" dans l’affaire du mitraillage, le 1er février, de l’Ambassade d’Israël. Ould Ely  également mis en examen pour cambriolage et usurpation d’identité, a vu sa garde à vue prolongée. Un mandat d’arrêt international a été lancé contre un maghrébin, El Hacen Benaicha, soupçonné d’avoir  participé à l’attaque. Un troisième homme, Mohamed Draya, soupçonné d’incitation à commettre un acte de terrorisme, a été remis en liberté, avec obligation de se présenter régulièrement aux autorités.
Et une condamnation
Haroun Ould Habib accusé de relations avec la Branche d’Al-Qaïda au Maghreb Islamique (BAQMI, ex-GSPC algérien), a été condamné à cinq ans de prison ferme, a annoncé le mardi  26 février  un de ses avocats. Il était en  détention depuis août 2007, a comparu dimanche 24 février  devant une cour criminelle de Nouakchott, Il a été condamné à cinq ans de prison ferme. Ses avocats ont fait contre le  verdict. Haroun Ould Habib a prétendu avoir fait des opérations commerciales pures et simples, sans connaissance des destinataires de la vente. Le Parquet l’accuse d’avoir approvisionné des éléments du Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat rebaptisé BAQMI-dans le nord du Mali où il se serait rendu à plusieurs reprises. Durant son procès, Haroun Ould Habib avait dénoncé le procès-verbal de la police qui, selon lui, a été "établi sous la torture".
IOM


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