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Menace salafiste jihadiste : Washington indexe le nord du Mali    
13/02/2008

Il est établi que le nord  du Mali abrite depuis le début des années 2000  des camps mobiles de l’ex-GSPC devenu Branche d’AlQaida au Maghreb Islamique en janvier 2007. Cette zone à cheval entre l’extrême  Nord Est de la Mauritanie , le Sud de l’Algérie et le Nord du Niger constitue un lieu de refuge, d’entraînement et de trafics pour les salafistes algériens qui y recrutent,  forment et manipulent  des sympathisants  de différentes nationalités : mauritaniens, maliens, nigériens, nigérians et sénégalais.



Le Nord du Mali,  ce n’est pas la côte d’azur. C’est là bas  que des touristes occidentaux ont  été séquestrés en 2003. Des accrochages armés ont également opposés les militaires  maliens, algériens et nigériens aux  salafistes, loin des regards des medias dans une zone invivable, où le GPS constitue un outil indispensable pour la survie. Depuis 2002,  cette zone est le théâtre de manœuvres  militaires initiées par les USA  dans le cadre de l’initiative «Pan Sahel» puis «Flintloock». A la suite des attentats du 11 septembre 2001, un premier partenariat a été créé en 2002 sous le nom : Initiative Pan-Sahel pour renforcer les capacités de lutte anti-terroriste entre les USA et les  pays du Sahel : (Mali, Mauritanie, Niger et Tchad).
En 2005, ce partenariat a été élargi aux pays du Maghreb, l’Initiative Pan-Sahel deviendra : la TSCPT, un programme renouvelable de 5 ans et regroupant outre les USA, l’Algérie, le Mali, le Maroc, la Mauritanie, le Niger, le Nigeria, le Sénégal, le Tchad et la Tunisie.
Ce partenariat vise à renforcer les liens militaires entre les pays de la région, et les USA, en vue de lutter contre les menaces terroristes notamment celles de la branche d’Al Qaida au Maghreb Islamique. Les américains veulent donner une nouvelle impulsion à cette  coopération militaire et sécuritaire. Le  président George W. Bush a annoncé  le 6 février 2007 la création d’un Commandement Régional Militaire Unique pour l’Afrique (Africom).Jusqu’a octobre 2008 le commandement d’Africom sera basé à Stutgartt en Allemagne.
Les américains ont acquis une bonne connaisance du Sahel africain   où les groupes salafistes évoluent librement, notamment à Hassi Ettila, Inkhalil,  Hasi Jmel, Gatara, Inchaye etc.. Même s’ils exagèrent quelques fois,  Ils savent cependant de quoi,  ils parlent.

Le bulletin d’alerte lancé le 13 février par le département d’Etat américain contre les risques récurrents au nord du Mali se fonde avant tout sur une assez bonne connaissance du terrain.
Contrairement à la France qui avait mis en garde ses ressortissants  contre les déplacements en Mauritanie suite à l’attaque d’Aleg, les USA ont  plutôt décidé,  de mettre en garde leurs ressortissants contre les déplacements au …Nord du Mali.
Dans un bulletin d’alerte destiné aux voyageurs en date du 13 février, le département d’Etat a averti, les ressortissants américains résidant ou désirant se rendre au Mali sur la situation sécuritaire préoccupante au nord du Mali, y compris à la frontière avec l’Algérie, où la présence d’Al-Qaïda au Maghreb Islamique et d’autres groupes armés constitue une menace potentielle pour les voyageurs. Le bulletin a conseillé aux ressortissants américains d’éviter de se rendre au nord du Mali en raison des conditions de sécurité, en particulier aux frontières entre le Mali et l’Algérie et entre le Mali et le Niger, ainsi que dans la région du Kidal, les zones au nord de Tombouctou et la ville de Tinzawaten. "Al-Qaïda au Maghreb Islamique a une présence au nord du Mali. La présence d’AQMI et d’autres groupes armés au nord du Mali pose des dangers potentiels aux voyageurs’’, a précisé le bulletin d’alerte qui a aussi mentionné un récent conflit armé au Nord du Mali, des kidnappings, des vols à main armée et la présence de mines antipersonnel.
«Des bandits probablement liés à Al Qaida»
Le bulletin d’alerte, diffusé le 13 février le jour même où le président George W. Bush a examiné à la maison blanche avec son homologue malien, Amadou Toumani Touré, les menaces que constituent les militants radicaux et extrémistes associés avec des groupes comme Al-Qaïda et la nécessité de coopérer étroitement dans la lutte contre le terrorisme, a rappelé l’assassinat le 24 décembre dernier de quatre touristes français en Mauritanie par "des bandits probablement liés à Al Qaida’’ -souligne le bulletin- ainsi que l’assassinat quelques jours plus tard de quatre soldats mauritaniens par des terroristes présumés. Le bulletin, qui rappelle d’autres incidents survenus en territoire malien depuis l’été dernier (mort de 14 personnes quand un camion venant d’Algérie a sauté sur une mine, attaque et détournement de convois civils et militaires près des frontières avec le Niger, vol à main armée au nord de Tombouctou), insiste sur le fait que ces récentes activités et la nature poreuse des frontières nord du Mali renforcent les inquiétudes quant aux conditions sécuritaires dans cette partie du Mali.


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