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Yall Zakaria l’a dit : «On avait le tuyau 24 heures avant l’arrestation»   
21/01/2008

Qui a mis les policiers français sur la bonne piste qui leur a permis d’arrêter deux des présumés tueurs des touristes français à Aleg ? Jusqu’au 15 janvier on pensait que l’exploit était le fruit d’un «pistage» des services de sécurité du Sénégal couronné par le repérage des fugitifs en Guinée Bissau par les services français.
Mais à partir du 15 janvier nous avons eu une autre version. Celle de notre ministre de l’intérieur Yall Zakaria.



C’était à l’occasion de sa déclaration parue dans journal «Le Monde» du 15 janvier. Dans un article signé de Jean-Pierre Tuquoi, notre ministre de l’intérieur n’a pas clairement indiqué l’origine de l’information qui a permis, selon lui, aux Mauritaniens de dénicher les deux suspects dans un hôtel de Bissau mais a tout de même fait une précision de taille : "On avait le tuyau vingt-quatre heures avant l’arrestation. On l’a tout de suite partagé sur place avec nos collègues des services secrets français" a-t-il indiqué.

 

L’arme des crimes ?
Les analyses balistiques menées par la police scientifique marocaine, n’ont pas permis (jusqu’au 15 janvier) de conclure que le kalachnikov retrouvé sous des ordures, à Aleg, était bien l’arme du crime. Tout comme on ne sait pas jusqu’à présent si cette arme était la même que celle utilisée dans le braquage opéré le 23 octobre 2007 sur les fonds du Port Autonome de Nouakchott .Une chose est certaine. Trois des prévenus jihadistes jugés en juillet 2007 dont certains ont été condamnés et d’autres libérés avaient reconnu avoir programmé d’attaquer le fourgon de transport des fonds du Port Autonome de Nouakchott. C’était écrit en noir sur blanc…en MAI 2006 !

 

Tuerie des touristes français :
Le groupe d’Aleg déféré devant le parquet de Nouakchott

Huit mauritaniens arrêtés à Aleg et soupçonnés d’avoir porté assistance aux assassins de quatre touristes français le 24 décembre 2007 ont été déférés le 20 janvier devant le procureur du tribunal de Nouakchott. Quatre d’entre eux ont été inculpés, dont deux avec mandat de dépôt à la prison civile de Nouakchott. Il s’agit de Moustapha Ould Abdel Kader dit Abou Said et Taghi Ould Moulaye Ould Sinni, propriétaire de la Mercedes utilisée par les assassins présumées lors de l’agression, et retrouvée abandonnée le jour-même.
Ont été également inculpés du même chef d’accusation, Mohamed El Moustapha Ould Maham Saleh, propriétaire du taxi ayant acheminé les meurtriers présumés jusqu’à Boghé, à la frontière sénégalaise, et Hamet Guissé, propriétaire de la pirogue qu’ils ont utilisée pour traverser le fleuve Sénégal. Le procureur a placé ces deux derniers sous contrôle judiciaire sans les écrouer. Quatre autres suspects, dont deux femmes, ont quant à eux bénéficié d’un non lieu pour "manque de preuves".
Il s’agit de Aïcha mint Lehbib cousine de Maarouve Ould Mohamed Habib, le troisième auteur de l’attaque encore en cavale, de Mariem mint Hmoudi, épouse de "Abou Said", de Bocar Moussa Djigo, un proche de M. Guissé et de Houssein Ould Ballhai, un proche de "Abou Said". D’autres suspects sont toujours entendus au niveau de la Police dont deux des auteurs présumés de l’assassinat des français, extradés le 12 janvier, par la Guinée-Bissau.

 

Interpol lance un avis de recherche pour Maarouve
Une «red notice»
Interpol vient de diffuser un avis de recherche international concernant Maarouve Ould Mohamed Habib, l’un des auteurs présumés de l’assassinat de quatre touristes français le 24 décembre en Mauritanie. "Habib est présumé être l’une des trois personnes impliquées dans l’attaque d’Aleg qui a également laissé une cinquième personne grièvement blessée", affirme Interpol, dont le siège est à Lyon, dans un communiqué. Un avis rouge "red notice"est l’un des moyens par lequel Interpol informe ses 186 pays membres qu’un mandat d’arrêt a été délivré par une autorité judiciaire à l’encontre d’une personne. Il ne s’agit pas de mandat d’arrêt international.

 

Retour des réfugiés mauritaniens au Sénégal :
A partir du 28 janvier 2008

Le rapatriement de plusieurs milliers de réfugiés négro-mauritaniens vivant au Sénégal débutera à partir du 28 janvier, a annoncé le 17 janvier le Haut Commissariat pour les Réfugiés (HCR) au terme d’une réunion de préparation tripartite (Sénégal-Mauritanie-HCR) à Dakar.
Francis Kpatindé responsable de la communication du bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest du HCR a indiqué que les parties sont prêtes à rapatrier les réfugiés à partir du 28 janvier, à charge pour le HCR de fixer la date précise des opérations.
Le HCR enverra une mission dans la région 21 janvier pour demander aux réfugiés candidats au retour si cette date leur convient.
Le premier mouvement concernera 114 réfugiés mauritaniens qui quitteront la région de Dagana et de Richard-Toll (Sénégal) pour les deux localités de Rosso et Tekane (Mauritanie).
Ils seront transportés par camion et traverseront le fleuve Sénégal (qui marque la frontière entre les deux pays) à bord de pirogues motorisées.
Sur place, ils recevront des couvertures, des ustensiles de cuisine, des tentes, des moustiquaires ainsi que trois mois de vivres fournis par le Programme alimentaire mondial (PAM). Ils recevront par la suite du ciment pour construire des habitats définitifs.
Cette annonce du retour intervient à l’issue d’une réunion de la Commission tripartite chargée d’établir les modalités pratiques du rapatriement -initialement prévu en octobre puis en décembre- de quelque 24.000 réfugiés négro-mauritaniens chassés ou ayant fui leur pays entre 1989 et 1991 après des affrontements inter-ethniques.
La Mauritanie, le Sénégal et le HCR ont signé le 12 novembre à Nouakchott un accord servant de cadre juridique au rapatriement des réfugiés mauritaniens installés au Sénégal.
Les trois parties se sont engagées à prendre les mesures nécessaires pour assurer dans les meilleures conditions le rapatriement et la réinsertion des réfugiés.
Le gouvernement mauritanien a récemment mis en place une Agence nationale pour la réinsertion des réfugiés, dont la mission est d’être le levier par lequel l’Etat mettra en oeuvre l’ensemble des opérations liées au retour et à l’insertion des réfugiés.
Le HCR envisage d’aider les réfugiés mauritaniens qui le souhaitent à revenir au cours de l’année 2008, et étudie la possibilité de rapatrier une partie des quelque 6.000 autres réfugiés installés au Mali.
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Parlement : Vers une session unique sur 8 mois
Le gouvernement mauritanien vient de proposer que chacune des deux chambres du Parlement ne tienne plus qu’une seule session annuelle, mais sur une durée allongée à huit mois. Actuellement, l’Assemblée Nationale et le Sénat tiennent chacun deux sessions ordinaires de deux mois par an, conformément à la constitution.
En décembre 2007, plusieurs députés - dont le président de l’Assemblée nationale, Messaoud Ould Boulkheir - avaient critiqué ce système, en relevant que l’examen du budget de l’Etat était souvent bâclé, faute de temps.
Le projet de loi, élaboré "à l’initiative du président de la République" et adopté par le conseil des ministres tenu mercredi 16 janvier a pour objet d’apporter les modifications nécessaires pour organiser une session unique du Parlement d’une durée de huit mois (de novembre à juin). Le projet de loi serait examiné par l’Assemblée lors de sa prochaine session en avril.
Le projet prévoit par ailleurs d’augmenter les délais impartis aux parlementaires pour leur permettre d’étudier et d’adopter la loi de finances dans de meilleures conditions.

 

12 tonnes de médicaments impropres en fumée
Une quantité de 12 tonnes de médicaments impropres ou mal conservés a été détruite le 17décembre dans la banlieue Est de Nouakchott. Le ministre de la Santé, Mohamed Lemine Ould Raghani, a supervisé la destruction de ces quantités saisies, composées de 350.000 boites impropres ou stockées dans des maisons ou des magasins. Le ministère de la Santé avait déjà procédé il y a trois mois à la destruction de 11 tonnes de médicaments impropres, ce qui porte à 23 tonnes les quantités détruites. La Mauritanie est confrontée depuis quelques années au trafic de médicaments impropres, notamment en provenance des pays d’Asie.

 

FADES : 35 millions d’Euros pour l’eau et l’énergie

Le Fonds Arabe pour le Développement Economique et Social (FADES) a accordé à la Mauritanie un prêt de quelque 35 millions d’euros pour des projets hydraulique et électrique à Nouakchott, la capitale. Le FADES est un organisme multilatéral arabe entré en activité en 1974. Il est parmi les plus importants bailleurs de fonds de la Mauritanie.
La convention de financement, d’un montant d’environ 51,4 millions de dollars (34.570.085 euros), a été signée mercredi 16 janvier à Nouakchott par le ministre de l’Economie et des Finances, Abderrahmane Ould Hamma Vezzaz et le président-directeur général du FADES, Abdel Latif Youssel Al Hamed. Cette convention de financement sous forme de prêt vise à résorber le déficit en eau et en électricité de Nouakchott en remédiant au grand déficit en eau potable enregistré à Nouakchott à travers l’amélioration des installations de production et d’acheminement de l’eau et sa distribution.
Il s’agit également de renforcer la capacité de production d’électricité à la centrale de Nouakchott et d’élargir le réseau d’électricité.
Le prêt, assorti d’un taux d’intérêt annuel de 3%, est remboursable en 25 ans dont six de grâce.

 

Formes contemporaines de racisme et de discrimination
Le rapporteur spécial des Nations Unies en visite chez nous

A l’invitation du Gouvernement mauritanien M. Doudou Diène rapporteur spécial des Nations Unies sur les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et d’intolérance sera en Mauritanie entre le 20 au 24 janvier 2008. M. Diene tentera d’évaluer la situation en Mauritanie et rencontrera à cet effet des représentants du Gouvernement, des appareils législatif et judiciaire et s’entretiendra avec des représentants d’ONGs, des membres de différentes communautés, des leaders spirituels, des responsables de partis politiques, d’organisations de la société civile engagées dans la lutte contre le racisme et la discrimination, ainsi qu’avec des représentants du système des Nations Unies. Le Rapporteur spécial soumettra une note préliminaire à la prochaine session du Conseil des droits de l’homme, en mars 2008, et présentera le rapport final de sa visite en Mauritanie dans une session ultérieure du Conseil des droits de l’homme.


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