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Procès des salafistes tunisiens : Un mauritanien parmi les condamnés   
05/01/2008

 Deux des trente prévenus dont un Mauritanien, jugés depuis novembre pour terrorisme et complot présumé ont été condamnés à mort et huit autres à la prison à perpétuité.  Sept autres de ces trente militants comparaissant devant le tribunal de première instance de Tunis pour des faits remontant à décembre 2006 et janvier 2007 ont été condamnés à trente ans de prison.



Les treize restant ont reçu des peines allant de cinq à vingt de prison selon le jugement annoncé par le président de la 4e chambre criminelle Mehrez Hammami, après une audience marathon marquée par un retrait de protestation des avocats de la défense dans la nuit de samedi à dimanche. Les prévenus les plus lourdement condamnés ont été jugés coupables notamment d’appartenance à une organisation terroriste, assassinats, maniement d’armes, troubles et "incitation de la population à s’entretuer".  La cour, qui a délibéré durant plus de dix heures, a écarté les accusations de complots et "tentative d’attaques visant à renverser le régime", deux motifs mentionnés dans l’acte d’accusation pour 29 des 30 prévenus.  Les membres du groupe se nommant "Armée d’Assad Ibn Fourat" ont été jugés pour implication dans les accrochages armés qui ont eu lieu entre décembre 2006 et janvier 2007, au sud de Tunis, qui avaient fait 14 morts, dont un officier et un agent de sécurité, selon un bilan officiel.  Selon Tunis, le noyau du groupe s’était infiltré en 2006, avec des armes et munitions par la frontière algérienne après avoir séjourné dans les maquis du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), devenu Branche d’Al-Qaïda au Maghreb islamique.
La plupart des meneurs tunisiens, y compris leur chef Lassad Sassi, un ancien gendarme et vétéran d’Agfhanistan, sont morts dans les affrontements. Parmi eux figurait un seul étranger, un Mauritanien identifié uniquement par le prénom de Chokri. Le procès ouvert à la presse a été suivi par une diplomate américaine et s’est déroulé au milieu d’un dispositif de sécurité exceptionnel, avec de nombreux policiers armés dans et aux abords du palais de justice.

 

Selon M Gadio : Rabat n’a jamais exercé un «chantage économique» sur Dakar
Le ministre d’Etat sénégalais des affaires étrangères, Cheikh Tidiane Gadio, estime que le Maroc, qui traverse une crise diplomatique avec le Sénégal, ne l’a jamais soumis à un "chantage économique"", a rapporté dimanche 30 decembre l’Agence de Presse Sénégalaise (APS). "Rabat n’a jamais exercé un chantage économique sur nous", a indiqué Cheikh Tidiane Gadio. Le ministre estime qu’il est "révoltant et inacceptable de parler de la sorte. Il n’est pas de contentieux économique et commercial entre les deux pays qui puisse faire le lit à une brouille quelconque". Rabat avait le 19 décembre rappelé pour trois jours son ambassadeur à Dakar à la suite d’une déclaration d’un dirigeant du parti socialiste sénégalais soutenant le Front Polisario, qui revendique l’indépendance du Sahara occidental annexé depuis 1975 par le maroc. Trois jours plus tard, le Sénégal ripostait en rappelant son ambassadeur à Rabat.
Cette crise est née après la reprise par le Sénégal de la gestion d’Air Sénégal international et de la ligne maritime Dakar-Ziguinchor aux dépens de RAM (Royal Air Maroc) et de la SOMAT (Société Maritime de l’Atlantique), filiale de la compagnie marocaine COMANAV.
"Nous l’avons dit et répété, notre soutien au Royaume du Maroc en général et sur le dossier du Sahara en particulier, est ferme, constant et non négociable", a ajouté M. Gadio réagissant à "une déclaration très forte" vendredi de son homologue marocain sur "le caractère exceptionnel des relations sénégalo-marocaines". Les relations entre le Maroc et le Sénégal dépassent "les contingences commerciales", a déclaré le ministre marocain des affaires étrangères Taïeb Fassi-Fihri dans une déclaration au journal «le Matin» publiée samedi 29 decembre.


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