
Les travaux de la 2e conférence internationale sur les nanosciences et les nanotechnologies ont débuté, ce lundi à Nouakchott, à l’initiative de la faculté des sciences et techniques de l’université de Nouakchott Al Asriyaa.
La conférence, qui durera trois jours, vise à jeter la lumière sur les nanotechnologies et les nanosciences, qui ont connu un développement spectaculaire au cours de ces dernières années, au point d’être largement utilisées dans de nombreuses applications liées à la vie. Elles interviennent dans les domaines des énergies renouvelables, de l’électronique ou des applications médicales, telle que la thérapie des tumeurs cancéreuses, comme elles interviennent dans le domaine du traitement de l’eau et d’autres applications en corrélation avec la vie quotidienne des gens.
Supervisant l’évènement, le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, M. Mohamed Lemine Ould Aboye Ould Cheikh El Hadrami, a souligné l’intérêt de cette rencontre scientifique pour la formation pour les étudiants en doctorat et en master sur les méthodes de préparation et d’étude des propriétés des nanomatériaux.
Il a salué la participation d’experts et de chercheurs de spécialités issues prestigieuses universités internationales dans le Royaume-Uni, le Sénégal, la Tunisie, l’Arabie saoudite, le Maroc, l’Algérie et l’Afrique du Sud, en plus de quelques chercheurs de centres de recherche nationaux.
Le ministre a, par la suite, rappelé la responsabilité confiée au secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, qui l’oblige à travailler sur tout ce qui permettrait de développer la recherche scientifique et de fournir les moyens nécessaires pour la faire progresser en raison de la grande importance de ce secteur vital et qui figure au premier rang des priorités du programme de Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh Ghazouani, Taahoudaty. « Le gouvernement a incarné sur le terrain à travers l’élaboration et la mise en œuvre de nombreuses stratégies et projets pour le développement de l’enseignement supérieur et l’élévation de son niveau ».
Au sujet des perspectives de recherches scientifiques et d’innovation, M. Ould Cheikh El Hadrami a rappelé que son département a adopté une stratégie à l’horizon 2026, appuyée par un plan d’action qui encadre sa mise en œuvre, et noté qu’elle a permis la création de l’Agence nationale pour la recherche et l’innovation, l’organisation des forums nationaux pour la recherche scientifique et l’innovation, la mobilité des enseignants-chercheurs et des étudiants, le financement de projets de recherche, l’activation du Conseil supérieur de la recherche et de l’innovation et la création d’un fonds pour financer la recherche scientifique et l’innovation.
Pour sa part, le vice-président de l’Université de Nouakchott, Mohamed Fadel Deida, s’est félicité de la participation d’éminents experts internationaux à la conférence sur les particules et les nanotechnologies en Mauritanie, ajoutant qu’elle est liée à divers aspects de la vie et joue un rôle important dans le développement des nouvelles technologies, de l’énergie, de l’environnement et de la santé.
De son côté, le président du comité d’organisation le président du Comité d’organisation, M. Diagana Yakuba Coulibaly, a souligné les objectifs généraux de cet évènement et son rôle dans l’élévation du niveau des chercheurs et des étudiants dans le domaine de la science et de la technologie et souhaité la bienvenue aux participants venus de pays frères et amis pour participer à la relance des thèmes de ce forum, appelant à une participation active afin d’élever le niveau de la discussion.
Quant au représentant de l’Alecso, M. Mohamed Lemine Ould Mohamed Echvagha, il a précisé que les nanotechnologies ont provoqué une formidable révolution dans le monde et entraîné un bond qualitatif dans divers domaines de la vie humaine, en raison de leurs applications nouvelles et renouvelables dans les domaines de l’agriculture et de la médecine, de l’eau et de l’environnement, des technologies de l’information et de la communication, de la pétrochimie, du pétrole et du gaz, et dans divers secteurs de l’industrie.
Il a souligné que cette conférence est d’une grande importance en raison des thèmes qui seront abordés car ils sont au cœur des priorités des pays arabes représentés dans les nanotechnologies pour les énergies renouvelables et le traitement de l’eau.
À cet égard, il a appelé les organisateurs de la conférence, les chercheurs et les experts à envisager d’étudier les impacts potentiels des applications des nanotechnologies sur les aspects sanitaires, environnementaux, sociaux et économiques et à étudier les moyens et les perspectives de partenariat avec le secteur privé dans les domaines et technologies prometteurs de la région arabe.
Enfin, M. Etvagha a noté que recherche scientifique est considérée comme l’épine dorsale du développement technique et la locomotive du développement, rappelant que les pays développés n’ont pas réalisé leur développement dans les domaines industriel, économique et du développement, sauf en raison de leur soutien à la recherche scientifique et de leur connaissance de la façon d’y investir.
La nanotechnologie est la science qui s’intéresse à l’étude du traitement de la matière à l’échelle atomique et moléculaire, et s’intéresse à la création de nouvelles techniques et moyens dont les dimensions sont mesurées en nanomètres, soit un millième de micromètre, soit un millionième de millimètre, et généralement la nanotechnologie traite de mesures comprises entre 1 et 100 nanomètres. Cela signifie qu’elle traite d’assemblages atomiques allant de cinq atomes à mille atomes, qui sont des dimensions beaucoup plus basses que les dimensions des bactéries et d’une cellule vivante.
Cette technique n’est pas encore spécialisée en biologie, mais s’intéresse aux propriétés des matériaux, et ses domaines varient considérablement des semi-conducteurs aux méthodes complètement modernes basées sur l’auto-assemblage moléculaire. ami