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Salut capitaine !   
22/10/2007

Le poète a dit : « les morts ne sont pas morts, ils sont partout. » Voici vingt ans que le capitaine Thomas Sankara a été fauché sous les rafales des balles. Ce jour du 17 octobre 1987 restera à jamais dans la mémoire des jeunes africains et de tous les défenseurs de la dignité humaine une date funeste. Le capitaine Sankara, malgré son jeune âge et durant le peu de temps passé à la tête de l’Etat de son pays a su insuffler dans les entrailles de tout jeune africain de l’époque les notions cardinales que sont la fierté, la confiance en soi et le refus d’un alignement inconditionnel à des puissances qui décident du droit de vie ou de mort et ce, à des milliers de kilomètres des tropiques. Il a appris à son peuple à redresser la tête et à compter d’abord sur lui-même.



Il a démontré que la notion de l’autosuffisance alimentaire n’était pas une utopie. En misant sur le consommer local, il a inventé une arme infaillible contre la tyrannie des importateurs. Le capitaine Sankara a démontré que l’on pouvait réussir une révolution en pratiquant plus qu’en parlant, il a initié des grands travaux collectifs ou le sommet de l’Etat descend sur le terrain et met sa main à la pâte pour monter l’exemple. Le capitaine a brisé le mythe du chef inaccessible en troquant les costumes immaculés contre des habits africains bien élégants, les grosses voitures officielles étaient retirées de la circulation contre de modestes R5. Le capitaine Sankara était un homme intègre, à l’image du Burkina Faso « Pays de hommes intègres » nom qu’il donné à son pays. Les hommes intègres sont entiers et vrais et la notion de l’authenticité a trouvé un cadre qui le contient sous son pouvoir. Il a dirigé son pays en appellant à tenir le langage de la vérité et à bannir la langue de bois qui ne contribue qu’à tenir le peuple en bride et les grandes puissances dans la complaisance. C’est ce langage de la vérité qui a conduit à sa perte. En tout état de cause, les assassins du capitaine Thomas Sankara auront réussi à éliminer l’homme mais le mythe est là. Il ne faut point avoir la mémoire courte
Salut capitaine !
Biri N’Diaye


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