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Pour un dialogue réel   
01/10/2007

L’unité nationale, cuite à toutes les sauces est l’écueil sur lequel risque de buter toute entreprise d’envergure nationale. Mise à rude épreuve ces dernières décennies, aujourd’hui on essaie de la remettre sur les rails vaille que vaille. Ce chantier, digne de celui de Sisyphe, est le défi majeur des pouvoirs publics actuels, car la fracture est si profonde que recoller les morceaux n’est pas évident. Par ailleurs par sa perniciosité le système «Taya» a installé un mur de silence entre les communautés qui ne communiquaient plus et s’observaient en chien de faïence prêtes à s’entredévorer.



Malheureusement toutes les entreprises pour restaurer l’unité nationale ont ignoré ce facteur qui est a la base de toutes les incompréhensions. Aujourd’hui il faut jeter les passerelles d’un réel dialogue pour lever les équivoques et rapprocher les esprits. Ce déficit de communication est le tremplin des extrémistes des deux bords pour entretenir l’amalgame et la peur.
A titre d’exemple la mobilisation pour notre compatriote Ould Taleb lors de la compétition «l’émir des poètes» est passée inaperçue chez une large partie de la frange Negro africaine.
Ou encore lors de la cérémonie organisée en leur honneur par l’association mauritanienne de la critique littéraire aucune figure de proue de la communauté Negro n’était associée.
Il est vrai qu’une mentalité ne se change pas en un coup de baguette magique mais il nous revient à nous qui avons la chance d’être à cheval sur les deux communautés d’être les pionniers de ce dialogue qui doit impliquer notre intelligentsia ; nos érudits pour qu’enfin le petit « Beïdane » ne verra plus en le Kowri l’anthropophage (Sellaal) qu’on lui a toujours décrit, et que le petit « Kowri» à son tour ne verra pas en le maure le voleur d’enfants dont le spectre a toujours restreint son aire de jeu.
Somme toute apprenons à nos enfants à vivre dans la fraternité et l’amour seules garanties d’une Mauritanie réconciliée.
Amadou NDiaye


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